Bordeaux à l'expérience
Publié le 25 août 2008 à 6h47 par Pierre-Gilles HUOT
Les Girondins ont renoué avec la victoire, dimanche soir, en clôture de la 3e journée de L1. Opposés aux Nantais, les Bordelais ont assuré leur victoire sur un penalty transformé par Cavenaghi en début de match puis une réalisation de Fernando (2-0), restant ainsi au contact de Marseille et Lyon au classement. Côté Canaris, Michel Der Zakarian est menacé.

Cavenaghi a montré la voie à ses coéquipiers. (Reuters)
Les jours précédant la rencontre, Laurent Blanc n'avait pas lâché ses joueurs à l'entraînement. L'heure était au travail et à la rigueur. Car la défaite concédée samedi 16 août par les Marine et Blanc au Parc des Princes contre Paris (1-0) suite à une erreur défensive (un échec qui avait alors marqué la fin de leur série d'invincibilité en championnat), leur était restée au travers de la gorge. Marseille et Lyon s'étant imposés, les Girondins se devaient de l'emporter pour ne pas se faire distancer au classement.
L'objectif est atteint, après une victoire 2-0 qui n'a pas manqué de satisfaire Laurent Blanc: "On a assisté à un bon match, expliqua le coach bordelais au micro de Canal +. Nantes n'a pas fermé le jeu comme on pouvait s'y attendre. J'ai vu vingt-cinq très bonnes minutes avec six ou sept occasions. Par la suite, on a peiné à mettre ce deuxième but qui aurait pu nous libérer. Je me suis régalé ce soir avec des occasions de but de part et d'autre. Contrairement au match contre Paris, on a réussi à aller de l'avant." Profitant toutefois des maladresses nantaises...
En quête de points, les Canaris entamaient ce derby de l'Atlantique de la plus mauvaise des façons. Hésitants, ils affichaient leur fébrilité dans les premières minutes, à l'image de Gravgaard, coupable d'une énorme faute défensive en ratant sa passe en retrait pour son gardien. Pris de court, Heurtebis fauchait alors Bellion. L'arbitre n'hésita pas en sifflant penalty et Cavenaghi se chargeait de le transformer (1-0, 6e).
Der Zakarian remplacé par Perrin?
Fluides, les Girondins donnaient encore des frayeurs aux promus, déboussolés et bien trop timorés. Ainsi, Gourcuff, placé dans des conditions idéales après un service de Gouffran, tentait sa chance sur le côté gauche, sans parvenir à cadrer sa frappe (17e). Les Nantais, sous pression, ne réussissaient pas à relever la tête, d'autant que leurs approximations défensives leur donnaient des sueurs froides. De Freitas, en remettant un ballon dans sa propre surface sur Gouffran, jouait avec le feu: Heurtebis écartait le danger en détournant en corner le tir de l'ancien Caennais (20e).
Les Nantais, bousculés, résistaient tant bien que mal, retrouvant par moments l'agressivité qui leur manquait tant lors des premières minutes. Menés 1-0 à la pause, les hommes de Michel Der Zakarian n'avaient pas d'autre choix que de se faire violence pour recoller au score. Seulement voilà , les vice-champions de France continuaient à aller de l'avant, à l'instar de Gouffran dont la frappe passait juste au-dessus de la transversale (58e). Mais les lauréats du Trophée des Champions peinaient à se mettre à l'abri, se montrant moins convaincants au cours de cette seconde période.
Malgré tout, Fernando trouvait la faille à quelques minutes du coup de sifflet final en déviant astucieusement le ballon du pied droit sur un corner de Wendel (2-0, 86e). Le match était plié. Tout comme le sort de Michel Der Zakarian ? Sur la sellette avant même le début de la saison, l'entraîneur des Nantais pourrait être rapidement démis de ses fonctions. Selon Ouest-France, le président Waldemar Kita serait déjà en contact avec Alain Perrin... Nantes peut donc s'attendre à du changement ces prochains jours.
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