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Freire en costaud

Publié le 11 septembre 2008 à 9h26 par MICHAEL BALCAEN

Oscar Freire a déposé Tom Boonen, pourtant parfaitement mis sur orbite, pour remporter au sprint la 11e étape disputée mercredi entre Calahorra et Burgos sur 178 kilomètres. Un finish attendu malgré la longue échappée du trio Martinez-Lopez-Grivko reprise à 7 kilomètres du terme. Au classement général, Egoï Martinez conserve logiquement le maillot Oro.

Freire peut jubiler, il a parfaitement négocié son sprint. - Reuters
Freire peut jubiler, il a parfaitement négocié son sprint. (Reuters)


La Vuelta a vécu une journée étrange, mercredi, principalement en raison de l'annonce du retour à la compétition de Lance Armstrong. Les commentaires ont évidemment fusé de toute part tellement la nouvelle, confirmée par l'intéressé lui-même, a fait l'effet d'une bombe dans le peloton. Johan Bruyneel et Alberto Contador ont d'ores et déjà annoncé que le septuple vainqueur du Tour de France avait une place au chaud chez Astana. Un présage qui doit évidemment les réjouir...

Cet effet d'annonce à peine digéré, le peloton s'est lancé avec une envie apparente dans cette 11e étape puisque la première heure de course aura été disputée à 43km/h de moyenne. Un début de course marqué par plusieurs tentatives d'échappées jusqu'à ce que l'Espagnol Serafin Martinez (Xacobeo Galicia) ne trouve le premier l'ouverture au 33e kilomètre. Il sera rejoint par José Antonio Lopez (Andalucia Cajasur) et Andriy Grivko (Milram). Les trois hommes ne vont pas ménager leurs efforts tout au long de l'étape avec une avance maximale qui culminera à 7 minutes.

Boonen coince sur le fil

Mais en tête du peloton, l'équipe Euskaltel du leader de la Vuelta Egoi Martinez puis les coureurs de la Lampre, de la Rabobank et de la Liquigas ont donné le tempo en tête de course afin de limiter l'avance des fuyards à environ 5 minutes. Une avance qui a cependant fondu à l'approche de l'Alto de Valmala, col de 3e catégorie, car à ce moment précis, leur pécule n'était plus que de 3'30''. Une côte qui mettra en exergue les difficultés de Serafin Martinez à tenir le rythme de l'échappée. Celui qui était à l'initiative de ce trio s'est néanmoins accroché pour basculer en tête avec ses deux compagnons.

Derrière, David Moncoutié est passé en tête du peloton pour prendre un point au classement de la montagne avant de reprendre tranquillement place au coeur de la meute fermement décidée à revenir. A trente kilomètres du but, l'écart n'était plus que de 2'30''. Quinze kilomètres plus tard, le peloton pointait à 1'33''. Un écart insuffisant pour que les trois hommes de tête puissent rêver à la victoire. En effet, malgré une belle résistance qui aura obligé le peloton à travailler d'arrache-pied sur les longues lignes droites, ils ont été repris par un peloton de furieux à 7 kilomètres de l'arrivée.

Un regroupement suivi par plusieurs attaques éparses dues à l'absence d'une équipe pour cadenasser la course. Tout du moins jusqu'à 3 kilomètres du terme lorsque le train de la Quick Step a commencé son travail pour Tom Boonen. Contrairement à la veille, l'équipe a parfaitement mis sur orbite l'ancien champion du monde belge. Mais si Hinault s'est fait piéger dans le dernier virage, Oscar Freire, lui, a parfaitement pris la roue de Boonen avant de «le sauter» sur la ligne.


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