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ADZ: Nouvelles mises en examen

Publié le 10 janvier 2008 à 22h00 par

Après Alain Péligat mercredi, c'est au tour d'Emilie Lelouch et de Philippe van Winkelberg d'être mis en examen, jeudi, pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France". Quant aux trois autres membres de l'Arche de Zoé concernés, deux d'entre eux ont été entendus en tant que témoins assistés, et le troisième est hospitalisé.

Emilie Lelouch fait partie des trois membres de l'Arche de Zoe mis en examen. - Reuters
Emilie Lelouch fait partie des trois membres de l'Arche de Zoe mis en examen. (Reuters)
<b class="chapo">Après Alain Péligat mercredi, c'est au tour d'Emilie Lelouch et de Philippe van Winkelberg d'être mis en examen, jeudi, pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France". Quant aux trois autres membres de l'Arche de Zoé concernés, deux d'entre eux ont été entendus en tant que témoins assistés, et le troisième est hospitalisé.</b>

La justice française ne les a pas blanchis. Emilie Lelouch, compagne et assistante du président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et Philippe van Winkelberg, médecin de l'association, ont été placés en garde à vue, jeudi, pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France". Comme Alain Péligat, le logisticien du groupe, mercredi, juste après qu'ils aient tous les trois été placés en garde à vue. Leur mise en examen signifie qu'il y a des indices graves ou concordants laissant croire à leur culpabilité. Ils encourent 10 ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende, indépendamment de leur peine tchadienne.

Quant aux trois autre humanitaires français impliqués dans ce dossier de "tentative d'enlèvement" de 103 enfants africains, Nadia Merimi, l'infirmière de l'ONG, et Dominique Aubry, le pompier, ont été entendus en tant que témoins assistés, statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen. Enfin, Eric Breteau est toujours hospitalisé à la maison d'arrêt de Fresnes, ce qui l'a empêché d'être déféré devant le juge d'instruction.

<b>Conversion de leur peine tchadienne le 14 janvier</b>

Fin octobre, avant même leur retour en France – le 28 décembre - le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour "exercice illicite d'intermédiaire en vue de l'adoption ou d'un placement d'un enfant", élargie par la suite à l'"aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "escroquerie". Les six Français ont été condamnés le 26 décembre par la Cour criminelle de N'Djamena à huit ans d'emprisonnement assortis de travaux forcés, ainsi qu'à une amende de plus de quatre milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages-intérêts à verser aux familles des enfants. Ceux-ci, présentés comme des orphelins du Darfour, la région soudanaise en proie à une guerre civile, se sont avérés être majoritairement tchadiens, et avaient, pour la plupart, au moins un parent.

Ils sont tous incarcérés à Fresnes (Val-de-Marne), dans l'attente de la conversion par le tribunal correctionnel de Créteil, le 14 janvier, de leur peine, qui n'existe plus en France. Comme le disait la femme d'Alain Péligat à leur retour sur l'Hexagone, <i>"la bataille est donc loin d'être terminée"</i>.


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