Ajax-loader-form

A qui reviendra Alitalia?

Publié le 17 décembre 2007 à 18h26 par

Mardi, le nom du repreneur d'Alitalia sera connu. Il s'agira d'Air France-KLM ou d'Air One. Si l'offre du géant franco-néerlandais apparaît la plus solide financièrement, Air One, compagnie low cost, présente l'avantage d'être contrôlée par des capitaux italiens. Propriétaire de 49,9% des actions d'Alitalia, le gouvernement de Romano Prodi doit désormais trancher.

Verdict mardi pour la compagnie Alitalia. - Reuters
Verdict mardi pour la compagnie Alitalia. (Reuters)
Mardi, le nom du repreneur d'Alitalia sera connu. Il s'agira d'Air France-KLM ou d'Air One. Si l'offre du géant franco-néerlandais apparaît la plus solide financièrement, Air One, compagnie low cost, présente l'avantage d'être contrôlée par des capitaux italiens. Propriétaire de 49,9IMAGE7257LEFT des titres (à hauteur de 0,35 centimes par action), assortie d'une augmentation de capital estimée à 750 millions d'euros. Du côté d'Air One, compagnie low cost à a capitaux italiens et partenaire de l'Allemand Lufthansa, on promet d'injecter 1,2 milliard d'euros en plus de la promesse d'acheter 130 nouveaux appareils. La balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement italien, propriétaire de 49,9% des parts d'Alitalia. Ce week-end, Francesco Rutelli, vice-président du Conseil, avait jugé les deux offres insuffisantes. Alessandro Bianchi, pour sa part, avait déclaré qu'elles devaient faire faire l'objet d'un examen approfondi. Jeudi, Romano Prodi, décideur final, a, entre autres, prévu de rencontrer Nicolas Sarkozy.

Fibre patriotique

D'ici là, le futur propriétaire devrait être connu. La décision doit exactement tomber mardi soir à l'issue du conseil d'administration d'Alitalia. Un choix forcément très attendu par les syndicats, ces derniers n'ayant pas manqué de déplorer le retard pris par le gouvernement italien, alors même que certains d'entre eux jugent la compagnie dans un état comateux. Endettée à hauteur de 1,2 milliard d'euros, Alitalia, qui perd en outre un million d'euros par jour, a effectivement besoin d'un nouveau souffle. Revers de la médaille, le redressement de la compagnie devrait s'accompagner d'une profonde restructuration. Interrogé ce week-end par la presse italienne, Jean-Cyril Spinetta, le P-DG d'Air France, avait admis envisager la suppression de 1000 à 1700 emplois. Il avait en outre fait part de son souhait d'abandonner la plate-forme de correspondances d'Alitalia à l'aéroport de Milan-Malpensa, trop déficitaire, pour se concentrer seulement sur celle de Rome Leonardo da Vinci.

Autant de perspectives qui n'enchantent pas vraiment les syndicats, même si lundi, via un communiqué, Air France-KLM a tenu à mettre de l'eau dans son vin. Accusé de vouloir faire d'Alitalia une compagnie de second plan, le groupe franco-néerlandais a soigné les formes. "Une part importante des 750 millions d'euros sera utilisée dans un vaste programme de relance. Les services de vol, ainsi que les services au sol seront mis au plus haut des standards actuels, afin de restaurer l'image d'Alitalia et son statut de compagnie internationale, forte des valeurs et du rayonnement de l'Italie", a assuré Air France qui, face à Air One, bénéficie de la faveur des experts en raison de son poids financier et de son savoir-faire. Mais ces arguments pourraient bien ne pas peser dans la balance. Rien n'empêche en effet le gouvernement italien de jouer sur la corde patriotique, Air One étant en effet soutenue par Intesa Sanpaolo, la plus grande banque de détail d'Italie. De quoi assurer à des capitaux italiens de rester maîtres d'Alitalia.


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire

Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.