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Etats-Unis : La récession arrive

Publié le 05 septembre 2008 à 18h26 par Marie DESNOS

Vendredi, le département du Travail américain a publié de mauvais chiffres. Le taux de chômage a atteint 6,1% au mois d'août, soit son plus haut niveau depuis cinq ans, et les suppressions de postes en rafale se poursuivent. Conséquence: les économistes commencent à parler de récession, ce mot que nombre de puissances occidentales redoutent – de plus en plus - depuis la crise des subprime.

Prochainemennt, Ben Bernanke, le patron de la Fed, va réexaminer ses taux directeurs. - Reuters
Prochainemennt, Ben Bernanke, le patron de la Fed, va réexaminer ses taux directeurs. (Reuters)
class="chapo">Vendredi, le département du Travail américain a publié de mauvais chiffres. Le taux de chômage a atteint 6,1IMAGE14228LEFT d'entre eux la considère en effet comme leur priorité numéro un, contre seulement 16 au mois d'août, tandis que les économistes interrogés tablaient sur le même taux qu'en juillet, à savoir 5,7 - devrait donc maintenir ses taux directeurs inchangés jusque dans le courant de l'année 2009, estiment les économistes. "La situation conjoncturelle se détériore manifestement", a commenté Gary Thayer, économiste chez Wachovia Securities. "L'affaiblissement est généralisé à travers le monde et la Fed a donc moins de raisons de se concentrer sur l'inflation et plus de motifs de se consacrer au rétablissement de l'économie", a-t-il expliqué.

Mais aux Etats-Unis comme en France, l'optimisme semble rester de mise. Pour la Maison blanche, pas question pour l'instant de monter un second plan de relance de l'activité économique malgré, car celui adopté cette année "a le fort impact [qu'elle] voul[ait] qu'il ait", a affirmé vendredi Dana Perino, une porte-parole de la Maison blanche.

De même en France, et alors que le Danemark a prouvé que le vieux continent subissait les conséquences du ralentissement économique mondial – il est entré en récession en juillet, en enregistrant son deuxième trimestre consécutif de contraction de son produit intérieur brut (PIB) – le mot récession continue à faire couler de l'encre tout en étant proscrit par le gouvernement. Lundi, le Premier ministre François Fillon a en effet reconnu ne pas s'attendre à une croissance de plus de 1 à 2% initialement prévue – tout en refusant toujours de parler de récession. Peut-être sera-t-il obligé de le faire prochainement. Depuis la crise américaine des subprime, l'économie mondiale peine à se remettre de ses conséquences...


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