Fragile croissance...
La croissance française est repartie de l'avant au troisième trimestre, après un "trou d'air" lors du trimestre précédent. Pour autant, les économistes craignent que les conditions ne se dégradent dès le trimestre en cours. Le gouvernement se tient à son objectif d'un peu plus de 2% de hausse sur l'année. Ambitieux, voire très ambitieux, pour les spécialistes.
La croissance française dopée par la consommation. (MaxPPP)La croissance française est repartie de l'avant au troisième trimestre, après un "trou d'air" lors du trimestre précédent. Pour autant, les économistes craignent que les conditions ne se dégradent dès le trimestre en cours. Le gouvernement se tient à son objectif d'un peu plus de 2IMAGE6441LEFT au troisième trimestre 2007, selon les chiffres préliminaires rendus disponibles par l'INSEE ce matin. Il s'agit d'un rebond sensible après la déception du second trimestre, dont la croissance était limitée à 0,3. L'acquis de croissance pour l'année, qui mesure la performance de l'économie dans l'hypothèse ou la croissance du dernier trimestre serait nulle, s'élève à 1,8 sur le trimestre, soit une contribution de 0,4 point à l'évolution du PIB. Autre moteur de la hausse, l'investissement des entreprises non financières et des entrepreneurs individuels, qui a progressé de 1 au troisième trimestre, après une progression de 0,3. Eurostat, l'organisme de statistiques communautaire, a pour sa part annoncé que les économies de la Zone Euro avaient crû au même rythme de 0,7 de progression sur l'année, même si le "bas de la fourchette" est désormais envisagé. Bas de fourchette ou pas, les économistes, la Commission Européenne et même l'INSEE pensent que la France ne pourra pas atteindre ce cap des 2 est le plus fréquemment évoqué, sur la base d'une progression de 0,5, il faudrait que l'économie affiche une progression de 0,7 cette année puis de 2 en 2009. Et l'on s'alarme du déficit français à venir, dans un contexte de hausse des dépenses de santé et de coûteuses mesures de relance de l'économie qui doivent faire leurs preuves. L'engagement du Président Sarkozy de ramener à zéro le déficit public rapporté au PIB en 2010 est conditionné à une croissance de 3% dès 2009. Autant dire qu'aucun économiste ne juge l'objectif réalisable.
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