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Inflation sur la table du réveillon

Publié le 24 décembre 2007 à 8h00 par

Après les fruits et légumes, le pain et le lait, il ne manquait plus que les mets du réveillon pour que la fête de l'inflation soit complète. Les prix montent, et les tablées de Noël n'y échapperont pas. Pourtant, les Français n'ont pas pour projet de se priver en matière de bouche et le budget repas augmente pour les fêtes 2007. Revue de détail des principaux produits concernés.

Sur les étals et dans les assiettes de Noël, les prix gonflent toujours. - Mélanie FREY pour le JDD
Sur les étals et dans les assiettes de Noël, les prix gonflent toujours. (Mélanie FREY pour le JDD)
Après les fruits et légumes, le pain et le lait, il ne manquait plus que les mets du réveillon pour que la fête de l'inflation soit complète. Les gourmands le savent: les prix montent. Les tablées de Noël n'y échapperont pas. Même les sacro-saints sapins flambent (l'espèce la plus vendue, le Nordmann, a pris en moyenne 10IMAGE7348LEFT sur la filière cette année (selon l'Insee). Le problème: les volailles de fête sont généralement labellisées, donc ingèrent plus de céréales (et même de lait) que les filières générales. Prenons le fameux poulet de Bresse. Sur sa zone AOC, il mange 80 de blé, 10 en 2007 pour la nourriture, mais aussi +15 cette année, explique Marie-Pierre Pé, secrétaire générale du Comité interprofessionnel du foie gras (Cifog), mais nous avons souhaité ne pas affoler le consommateur en répercutant cette hausse sur le prix du foie gras transformé." Par contre, le Cifog reconnaît que le foie gras cru, acheté en masse en décembre pour le réveillon, subira bien une forme d'inflation: avec +5 à +10, selon la région de production. "Et selon chaque producteur, car il n'y a pas de mot d'ordre collectif", commente l'interprofession à Marennes-Oléron. Résultat: la douzaine de fines de claires est commercialisée du simple au double (entre 4 et 8 euros la douzaine) en fonction du circuit de distribution. Les données sont difficiles à obtenir. Seul l'Offimer (Office national interprofessionnel des produits de la mer) est capable de chiffrer précisément la hausse, en grande surface uniquement: "Les prix y ont augmenté de 4 à 5, une inflation largement alimentée par le roi des vins effervescents. Un euro de plus pour une bouteille à 20 euros, donc. Le double des vins, catégorie qui prend 2 depuis janvier. Ajoutons à la recette la hausse de la poudre de lait plus le transport, et les experts suisses – évidemment les plus calés – prévoient 10% minimum d'augmentation du chocolat dans les semaines à venir. La seule question: cela se fera-t-il pendant les fêtes, ou juste après, début 2008? Les multinationales Nestlé et Lindt ont déjà fait savoir que la flambée serait appliquée pour les étrennes.


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