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L'économie française va-t-elle flancher?

Publié le 16 décembre 2007 à 18h00 par

Les deux camps sont bien marqués. Au moment de prévoir la croissance en 2008, les experts se divisent entre optimistes et pessimistes. Dans le camp des premiers, Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, anticipe une progression du PIB de la France de 2,3 cette année. L'économiste estime que les Etats-Unis peuvent rebondir après la crise financière.

La croissance française débout grâce aux Etats-Unis? - Reuters
La croissance française débout grâce aux Etats-Unis? (Reuters)
Les deux camps sont bien marqués. Au moment de prévoir la croissance en 2008, les experts se divisent très classiquement entre optimistes et pessimistes. Dans le camp des premiers, Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, anticipe une progression du PIB de la France de 2,3 cette année. L'économiste estime aussi que les Etats-Unis peuvent rebondir après la crise financière des subprimes et conserveront leur rôle de locomotive.

"L'année qui vient nous réserve de bonnes surprises, martèle le spécialiste. Le dollar pourrait enfin remonter. Ce sera une nouvelle positive pour les entreprises françaises dont les exportations sont pénalisées par l'euro fort." Il note d'ailleurs que "le moral des industriels reste bon". L'Hexagone en profiterait.

Mieux, Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), parie sur une croissance de 2,5, la France devrait en créer 180 000."

"La lanterne rouge de l'Europe"

Les pessimistes, eux, redoutent un net fléchissement des dépenses de consommation. C'est le cas notamment de Marc Touati, du cabinet de conseil Aux Commandes de l'Economie. "En 2008, la croissance ne dépassera pas 1,6 des sommes débloquées sont épargnées à nouveau, pour profiter de la défiscalisation."

Quant aux heures supplémentaires, "elles vont créer un effet d'aubaine pour les entreprises. Celles qui souhaitaient augmenter certains salariés vont se contenter de proposer des heures supplémentaires", prévoit Marc Touati. Pas de véritable coup de pouce aux porte-monnaie, donc. Au final, les difficultés du gouvernement à soutenir le pouvoir d'achat risquent de pénaliser l'ensemble de l'économie, y compris le secteur du logement. Mathieu Kaiser, économiste chez BNP-Paribas, redoute "un ralentissement de l'investissement immobilier. Les prix vont se stabiliser car les ménages sont arrivés au maximum de leurs capacités d'investissement". Il prévoit une croissance inférieure à 1,5% en 2008. Pourtant, parmi ses collègues, personne ne croit à une récession.


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