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La revanche du plombier polonais

Publié le 01 juillet 2008 à 14h00 par

Patron de Toldo, une PME de la région toulousaine spécialisée dans les services informatiques, Michel Guduy se frotte les mains. "Jusqu'à présent, même si je sais qu'il y a beaucoup de bons informaticiens à l'Est, il était compliqué de les faire venir. Avec l'ouverture du marché, j'espère que les informaticiens polonais ou tchèques vont arriver", dit-il...

Le 1er juillet, la France ouvre son marché du travail à huit pays de l'Est. - Maxppp
Le 1er juillet, la France ouvre son marché du travail à huit pays de l'Est. (Maxppp)


Agriculteur à Meauzac (Tarn-et-Garonne), Yvon Sarraute emploie, lui, des saisonniers agricoles polonais depuis plusieurs années pour la récolte des cerises, pommes et prunes. Il s'en félicite. "Au niveau administratif, c'est de moins en moins contraignant ; et c'est tant mieux car on a bien besoin d'eux", affirme-t-il. Les temps changent. Hier diabolisés, les travailleurs de l'Est, plombiers polonais en tête, sont désormais bienvenus en France. A compter du 1er juillet, les ressortissants des huit pays d'Europe de l'Est ayant intégré l'Union européenne en 2004 auront accès sans aucune restriction à l'ensemble du marché du travail français. La Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovénie sont concernées, tandis que les Roumains et les Bulgares, dans l'UE depuis janvier 2007, devront patienter jusqu'en 2013.

Avec trois ans d'avance sur les obligations européennes, mais bien après la plupart de nos voisins (exception faite de l'Allemagne, de l'Autriche et du Danemark), la France offre aux ressortissants des Etats concernés le même régime que les salariés français. Leurs employeurs n'auront ainsi plus à déposer leurs contrats de travail auprès de la Direction départementale du travail afin de recueillir son "accord à l'emploi". Autre point important, ils n'auront plus à régler de redevance à l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations: jusqu'à 1444 euros assortis d'une contribution forfaitaire de 168 euros.

Ne pas s'attendre à une arrivée massive de travailleurs

Nicolas Sarkozy avait choisi de faire cette annonce lors de son voyage officiel en Pologne, fin mai. Pas par hasard. Il y a trois ans, lors des débats sur le référendum européen, la crainte d'une déferlante de "plombiers polonais" à bas coût avait sans doute contribué à la victoire du non. Depuis, la croissance spectaculaire de l'économie polonaise (+ 6,5 par an.

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