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Le spectre tenace du krach

Publié le 22 janvier 2008 à 11h28 par

Les marchés boursiers ont poursuivi leur chute mardi. Dans cette situation, que certains observateurs comparent aux plus grandes crises de l'Histoire, les responsables politiques se veulent rassurant. La crise américaine aura des conséquences limitées sur les économies européennes, assurent-ils. Un message qui ne suffit pas à redresser les cours. Les bourses sont encore volatiles.

Les ministres européens des Finances ont tenté de rassurer les marchés. - Reuters
Les ministres européens des Finances ont tenté de rassurer les marchés. (Reuters)
<b class="chapo">Les marchés boursiers ont poursuivi leur chute mardi. Dans cette situation, que certains observateurs comparent aux plus grandes crises de l'Histoire, les responsables politiques se veulent rassurant. La crise américaine aura des conséquences limitées sur les économies européennes, assurent-ils. Un message qui ne suffit pas à redresser les cours. Les bourses sont encore volatiles.</b>

Les marchés financiers marchent à la confiance et la confiance n'est plus là. Après un lundi noir, la chute se poursuit le mardi dans les bourses asiatiques et européennes. Tokyo a clôturé en baisse de 5,65 en ouverture. Pour éviter de sombrer dans la panique, les politiques multiplient les messages rassurants. Alors que les menaces de récession se font de plus en plus pressantes aux Etats-Unis, les responsables européens assurent que les conséquences sur le Vieux continent seront limitées.

Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, s'en est tenu mardi matin, sur Europe 1, à ses prévisions de croissance. "<i>Ce qu'on observe en Europe, c'est un taux de croissance autour de 2 de la zone européenne et à 8 qui ne bougerait pas, qui n'augmenterait pas, ce n'est pas tragique en soi</i>."

<b>Simple purge?</b>

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a lui aussi tenu à rassurer. "<i>Comparés aux Etats-Unis, nos fondamentaux sont très solides</i>", a-t-il souligné. Le Premier ministre luxembourgeois a évoqué la possibilité de laisser déraper les déficits publics au-delà des 3, et bien souvent sur des taux variables, ce n'est pas le cas en Europe, ce n'est pas le cas en France</i>", a rappelé Christine Lagarde, qui a toutefois appelé les banques à faire toute la transparence sur leurs investissements dans les fonds américains liés au crédit hypothécaire, condition à un retour à la confiance sur le marché des crédits.

Les politiques se veulent donc rassurants. Christine Lagarde parle de simple "<i>purge</i>", Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, évoque une "<i>réaction normale</i>". Les ministres des Finances de l'Eurogroupe, réunis lundi, ont décidé d'attendre. Ils se sont concentrés sur la formulation du message commun qu'ils feront entendre sur les taux de change pour la réunion du G7 le 9 février à Tokyo. La Bourse française s'en est alors tenue aux rumeurs de baisse des taux de la Fed pour reprendre des couleurs. La place de Paris a ouvert en forte baisse avant de repasser dans le vert puis de se réinstaller dans le rouge. Cette volatilité montre l'incertitude et la fébrilité des investisseurs, dans l'attente de signes réellement encourageants sur l'économie.


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