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Prix: Ce qui va grimper

Publié le 21 janvier 2008 à 8h00 par

Les économistes ont prévenu, la ministre de l'Economie Christine Lagarde aussi. Les étiquettes vont valser ces prochaines semaines. La flambée du pétrole et celle des matières premières agricoles vont se traduire par un "<i>pic d'inflation</i>" d'ici au printemps. La hausse des prix enregistrée en décembre (+ 2,6% sur douze mois) atteint son plus haut niveau depuis mai 2004.

Les prix à la pompe atteignent déjà des records. - Maxppp
Les prix à la pompe atteignent déjà des records. (Maxppp)
<b class="chapo">Les économistes ont prévenu, la ministre de l'Economie Christine Lagarde aussi. Les étiquettes vont valser ces prochaines semaines. La flambée du pétrole et celle des matières premières agricoles (blé, lait, etc.) vont se traduire par un "<i>pic d'inflation</i>" d'ici au printemps. Déjà, la hausse des prix enregistrée en décembre (+ 2,6 IMAGE7927LEFT. Cette prévision a été réalisée avant les vacances de Noël. Elle reposait sur l'hypothèse d'un baril de brut à 90 dollars. Or il s'établit en moyenne à 94 dollars depuis le 1er janvier. Pour sa part, le cabinet Bipe met la barre plus haut: +3</b>
Dans le sillage du brut, le litre de sans-plomb 95 a battu son record le 7 janvier. Il a atteint 1,3701 euros en moyenne sur toute la France, un niveau maintenu cette semaine au centième de centime près selon les relevés de l'Union française des industries pétrolières. On trouve dans les grandes villes ou au plus profond des zones rurales des stations où le litre dépasse 1,50 €, voire 1,75 € chez certains pompistes au coeur de Paris. L'an dernier à pareille époque, faire le plein revenait 15 sur un an. Dans la foulée, les articles issus de la chimie ou fabriqués en plastique risquent de répercuter ce bond. Déjà, les marques de vaisselle jetable accusent une progression de 9</b>
C'est la mauvaise surprise de l'hiver. Les fruits et légumes achetés au rayon frais ou bien sur les marchés sont eux aussi touchés par l'inflation. Selon les anticipations de l'Insee, leurs prix vont afficher un bond sur un an de 10 en février. Plusieurs explications à cela. D'abord, les fruits et légumes avaient bénéficié, l'an dernier, de températures plutôt clémentes pour la saison. Les bonnes récoltes s'étaient traduites par des prix bas. Ce n'est plus le cas cette année. Ensuite, les coûts de transport en camion, pénalisés par la flambée du pétrole, finissent par se répercuter sur les cageots.

<b>Lait: +21 à cause de la chute des stocks européens.

La pénurie a déjà tiré les étiquettes de 4 fin juin. Les oeufs vendus sous marque distributeur ont déjà progressé au rythme de 7</b>
Les produits de la mer sont dans la nasse. La baisse des quotas de pêche et l'instauration d'une taxe de 2 par an. Les viandes ont d'autres soucis. Elles subissent l'impact de la hausse des produits de fourrage. Selon l'Insee, la moyenne des steaks, côtelettes et filets notamment atteindrait près de 5</b>
Alerte rouge sur tous les produits issus du blé. Les cours mondiaux des céréales ont pulvérisé leurs records (+80, et les biscuits de même gamme, +16. Selon l'Insee, le pain et les céréales vont se calmer et finir à +4,6. Elle ne devrait pas remettre en cause la réduction continue des prix de ces produits.


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