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Total: Les pompes sont pleines

Publié le 13 février 2008 à 18h03 par

Mercredi, Christophe de Margerie a présenté à la presse les résultats de Total pour l'année 2007. Comme attendu, le directeur général du groupe pétrolier français a annoncé une nouvelle prise de bénéfices record, certes en léger recul par rapport à l'année 2006 si le résultat est exprimé en euros. De quoi envisager l'avenir avec sérénité, même si les sujets qui fâchent ne manquent pas.

Christophe de Margerie peut se friser la moustache... - Reuters
Christophe de Margerie peut se friser la moustache... (Reuters)


Total vole de records en records. Si, exprimés en euros, les résultats annuels du groupe pétrolier, dévoilés ce mercredi, indiquent un léger fléchissement, de l'ordre de 3, pour une prise bénéfices de 16,7 milliards de dollars (12,2 milliards d'euros). Sans surprise, de tels résultats ont pu être acquis grâce à un cours du pétrole qui a atteint des sommets en 2007, tout comme des marges de raffinages également en forte augmentation. Au final, Total est en mesure de proposer un dividende de 2,07 euros par action, soit, là encore, une augmentation de 11. Avec près de 2,5 millions de barils équivalent pétrole par jour, Total prouve sa bonne santé et affiche par là même sa foi en l'avenir. Annonçant une hausse "significative" de la production, Christophe de Margerie a fait le point sur les chantiers qui attendent Total en 2008. A commencer par la concrétisation des projets en Angola et surtout au Moyen-Orient.

Erika: Appel justifié

Prudent quant à la situation irakienne, le directeur général de Total a en revanche avoué que "les ponts n'étaient pas coupés" avec l'Iran, et ce, malgré un positionnement français voulu par Nicolas Sarkozy plus rigide que par le passé avec Téhéran, sans oublier les soupçons de corruption qui planent au dessus des dirigeants de Total concernant de l'obtention d'un contrat gazier entre 1996 et 2003. Intéressé de près au bras de fer qui oppose Hugo Chavez à l'Américain Exxon, Christophe de Margerie a également fait savoir que "le Venezuela continue à faire partie de l'avenir du développement de Total", et ce malgré une part ramenée à 30 de sa participation à la compagnie nationale PDVSA.

Toutefois, si économiquement tous les voyants sont au vert chez Total, il existe également des dossiers qui fâchent. A commencer par la flambée des prix à la pompe, toujours dénoncée par les associations de consommateurs. Sur ce point, Christophe de Margerie a annoncé que sa firme "avait tenu ses engagements", notamment pris auprès de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en novembre dernier. Un avis que ne pourraient ne pas partager ses détracteurs, lesquelles accusent les distributeurs de profiter de la flambée du pétrole pour gonfler leurs marges.

Sur le plan judiciaire cette fois, Christophe de Margerie a profité de l'occasion pour justifier mercredi l'appel interjeté par Total suite au verdict rendu en première instance dans le procès sur la catastrophe de l'Erika. S'il accepte l'indemnisation des victimes, le groupe pétrolier explique qu'"il reste des choses sur le plan purement juridique qui, à notre avis, ne sont pas acceptables et qui nécessitent d'être re-débattues de manière calme, tranquille et indépendante de la problématique Erika". "Ce jugement a des répercussions sur l'ensemble des responsabilités industrielles, pas que pour Total et pas que pour le shipping, qui sont assez graves si on les utilise tel quel", a ajouté Margerie. Comme quoi, malgré les records, Total n'a pas chassé tous les nuages.


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