Caucase: L'Ossétie hausse le ton
Publié le 18 août 2008 à 12h10 par Marie DESNOS
Alors que jusqu'ici, le conflit russo-géorgien avec presque occulté l'Ossétie du Sud - pourtant à l'origine de la crise - le président ossète a décidé de réagir. Et n'a pas fait les choses à moitié. Après avoir décrété l'état d'urgence et limogé son gouvernement, Edouard Kokoyti a déclaré qu'il n'accepterait pas d'observateurs internationaux dans sa province. Un point pourtant prévu par le plan de paix.

Le président ossète refuse d'accueillir des observateurs internationaux sur son territoire. (Reuters)
En Géorgie, les entraves au processus de paix s'accumulent. Alors que la communauté internationale s'attache depuis quelques jours, à convaincre la Russie de respecter le cessez-le-feu négocié la semaine dernière et signé de sa plume samedi, l'Ossétie du Sud se met elle aussi à faire de la résistance. Lundi, son président, Edouard Kokoyti, a fait savoir qu'il n'accepterait pas la présence d'observateurs internationaux dans sa province. Or, ce point faisait précisément partie du plan de paix négocié sous l'égide de la présidence française de l'Union européenne.
"Il n'y aura plus d'observateurs internationaux sur le territoire de l'Ossétie du Sud", a-t-il déclaré lors d'une interview à Reuters. Jusqu'au 8 août – date de l'offensive lancée par Tbilissi pour mettre fin aux velléités indépendantistes de l'Ossétie - l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) disposait en effet d'observateurs dans la région. Mais Edouard Kokoyti a expliqué ne pas faire "confiance à ces observateurs internationaux, à ces gens qui déforment la vérité."
L'Ossétie souhaite une base permanente russe
Il a par ailleurs ajouté avoir l'intention de demander à la Russie d'établir une base permanente sur sa province, et envoyé les Etats-Unis balayer devant leur porte. "Nous demanderons aux dirigeants de la Fédération russe qu'il y ait une base militaire russe sur le territoire d'Ossétie du Sud parce que des citoyens russes vivent ici. (...) Laissons les Américains décider de leurs propres problèmes et le peuple d'Ossétie du Sud décider lui-même de son avenir. Le point de vue de l'Amérique ne m'intéresse absolument pas. L'Ossétie du Sud ne fera jamais partie de la Géorgie." La veille, le président américain, George W. Bush - qui avait déjà dénoncé l'
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