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Caucase: Les événements de lundi

Publié le 18 août 2008 à 23h00 par la Rédaction

Retrouvez les principaux événements dans le conflit qui oppose ce samedi la Géorgie et la Russie en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

Les militaires russes doivent évacuer la Géorgie ce lundi. - Reuters
Les militaires russes doivent évacuer la Géorgie ce lundi. (Reuters)


18h10: L'opposition géorgienne veut des comptes
Même si, guerre oblige, la solidarité nationale est de mise, l'opposition au président géorgien Mikhaïl Saakashvili, ne manquera pas de réclamer des comptes au pouvoir dès que les troupes russes se seront retirés du pays. Tel est le sens de l'entretien accordé par Nino Bourdjanadze, ancienne présidente du Parlement, à Reuters. Celle qui avait conduit la révolution des roses, aux côtés de l'actuel chef de l'Etat, en 2003, veut savoir "ce qui s'est passé, et les raisons pour lesquelles cela est arrivé". "Je pense qu'il ne sera pas très facile, pour le gouvernement, de répondre à toutes ces questions", ajoute-t-elle.

16h15: Aucun signe de retrait russe
Contrairement aux annonces russes, "aucun signe" du retrait des forces armées de Géorgie n'a été aperçu sur le terrain, à en croire un haut responsable américain, qui s'exprimait de Bruxelles où l'Otan s'est réuni en urgence. "Espérons qu'il s'agisse d'un retard technique dans sa mise en oeuvre", a-t-il ajouté.

14h23: Le patron CICR bloqué aux frontières ossètes
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé lundi que son président, Jakob Kellenberg, n'avait pas été autorisé à se rendre comme prévu dans la matinée en Ossétie du Sud. Il avait pourtant obtenu jeudi le feu vert des autorités russes et géorgiennes pour venir en aide à la population civile. D'autres ONG se sont également plaintes des difficultés qu'elles rencontrent pour se rendre en Ossétie du Sud. Depuis l'offensive géorgienne du 8 août, le ministre russe des Situations d'urgence coordonne l'effort humanitaire. Kellenberg doit par ailleurs s'entretenir mardi avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Moscou.

14h09: Géorgie: Quiproquo sur un échange de prisonniers
La Russie a accusé lundi la Géorgie de n'avoir pas respecté un accord d'échange de soldats prisonniers, alors que Tbilissi... nie l'existence même de l'accord. "A 00h15, sans explication, la Géorgie a quitté les négociations pour l'échange des prisonniers militaires", a déclaré le lieutenant-colonel Andreï Bobroune, porte-parole de l'armée russe dans le nord du Caucase. "Il n'y a eu aucune volonté de la partie géorgienne de reprendre les discussions", a-t-il ajouté. Réponse du ministère géorgien de l'Intérieur: "Les négociations sur ce sujet sont en cours. Nous n'avions pas d'accord pour échanger des prisonniers aujourd'hui"... L'agence Interfax, citant une source au sein de la défense russe, a rapporté que l'armée russe détenait quelque 200 Géorgiens.

13h05: La Russie officialise son retrait
Peu après 13 heures (heure française), l'état-major russe a annoncé le début du retrait des forces armées des zones de conflit en Géorgie.

12h57: Medvedev se fait très menaçant
A Koursk, devant des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, Dmitri Medvedev, qui a annoncé dimanche le retrait imminent des troupes russes de Géorgie, a haussé le ton lundi, parlant de "riposte écrasante" en cas d'agression contre ses concitoyens. "Si quelqu'un pense pouvoir tuer nos citoyens et rester impuni, nous ne le permettrons jamais. Si quelqu'un essaie à nouveau, nous produirons une riposte écrasante", a déclaré le président russe, à l'adresse notamment de Tbilissi. "Nous avons toutes les ressources nécessaires, politiques, économiques et militaires. Quiconque a encore des illusions à ce sujet doit les abandonner", a-t-il ajouté.

10h23: Le président sud-ossète refuse les observateurs
Le président sud-ossète Edouard Kokoyti a déclaré qu'il refuserait la présence d'observateurs internationaux dans sa province, comme prévu par le plan de paix négocié entre Moscou et Tbilissi. L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) disposait d'observateurs dans la région jusqu'à leur retrait lors de l'offensive lancée le 8 août par la Géorgie pour reprendre le contrôle de sa province. Kokoity a ajouté avoir l'intention de demander à la Russie d'établir une base permanente en Ossétie du Sud.

9h40: Saakashvili se montre conciliant
En attendant le retrait des forces russes de son pays, Mikhaïl Saakashvili, le président géorgien, a adopté un ton conciliant lundi dans une allocution télévisée. "Je vous demande, une fois que vos forces armées auront quitté le territoire géorgien, de commencer à penser et débattre sérieusement de nouvelles négociations, de nouvelles façons de gérer les relations afin de ne pas semer la discorde pour de bon entre nos pays", a-t-il notamment déclaré à l'adresse du Kremlin. "Ne semons pas la discorde pour les générations futures", a-t-il ajouté. Sur le terrain, Moscou a promis d'amorcer son repli dans l'après-midi.

8h11: Le retrait russe entamé?
Selon les constatations de témoins sur place, l'armée russe aurait entamé un mouvement de retrait de ses positions en Géorgie. Mais cette information est à prendre avec des pincettes puisque dimanche, des mouvements avaient également été constatés mais il s'agissait d'un redéploiement des troupes.

7h16: Chavez salue l'intervention russe
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a apporté dimanche son soutien à la Russie pour son intervention militaire en Géorgie, décriée par les pays occidentaux, estimant que Moscou n'avait fait que réagir à une agression américaine. Pour Chavez, Washington utilise son allié géorgien pour affaiblir la Russie. "L'intention des Etats-Unis, c'est de réduire la Russie à sa plus simple expression", a-t-il déclaré lors de son allocution télévisée hebdomadaire. "La Russie a fait ce qu'elle avait à faire. Nous saluons le courage du président Dmitri Medvedev, nous sommes avec la Russie", a ajouté le président vénézuélien, qui a investi une partie de ses revenus pétroliers grandissants pour acheter des armes aux Russes. Il a précisé avoir eu le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, au téléphone, qui lui avait affirmé que les forces géorgiennes avaient déclenché ce conflit en bombardant l'Ossétie du Sud.

7h01: Le gouvernement ossète limogé, l'état d'urgence décrété
Le président d'Ossétie du Sud, Edouard Koikoty, a limogé son gouvernement lundi et déclaré l'état d'urgence pour une mois, rapportent les agences de presse russes. Selon RIA, Kokity a sévèrement critiqué son gouvernement pour sa gestion de la crise humanitaire engendrée par les affrontements entre la Russie et la Géorgie.

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