Ajax-loader-form

Caucase: Les événements de mardi

Publié le 20 août 2008 à 7h17 par la rédaction

Retrouvez les principaux événements du jour dans le conflit qui oppose la Géorgie et la Russie en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

Mardi, l'Otan a durci le ton face à Moscou, exigeant le retrait des troupes russes. - Reuters
Mardi, l'Otan a durci le ton face à Moscou, exigeant le retrait des troupes russes. (Reuters)


19h10: Medvedev affirme que ses troupes se retireront d'ici au 22 août
Le président russe, dmitri Medvedev, a affirmé mardi que "d'ici au 22 août, une partie des soldats de maintien de la paix aura été retirée vers la zone de sécurité temporaire". "Le contingent restant, qui a servi de renforts aux soldats de maintien de la paix, sera retiré vers le territoire d'Ossétie du Sud et de Russie", a-t-il précisé.

17h02 Pas de retrait russe selon le Pentagone
Les Etats-Unis n'ont enregistré aucun signe d'un retrait conséquent des forces russes stationnées en Géorgie, a déclaré mardi un porte-parole du Pentagone. "Nous n'observons pas un grand changement des forces qui s'y trouvent", a dit Bryan Whitman à la presse. Un autre responsable de l'administration américaine a déclaré que "les forces russes ne semblaient pas se retirer en grand nombre de la Géorgie". Moscou assure que le retrait a commencé et qu'il prendra "trois ou quatre jours".

16h51 Retrait russe: La France est "déçue"
La France est "très déçue" de l'attitude de la Russie qui ne respecte pas son engagement de retirer ses troupes de Géorgie, a déclaré mardi à Bruxelles le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. "Nous sommes très déçus puisque, malgré les promesses qui nous ont été faites, il n'y a pas de retrait de troupes", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse clôturant la réunion extraordinaire de l'Otan. "Nous espérons tous que le président Medvedev va faire respecter sa parole", a-t-il encore ajouté, précisant que Nicolas Sarkozy devait s'entretenir mardi soir avec son homologue russe. La semaine dernière, le président français avait obtenu l'accord de Moscou sur son plan de paix, mais la Russie ne respecte pas l'une des dispositions.

16h41 Le retrait russe va prendre plusieurs jours
Alors que la communauté internationale hausse le ton face à l'attitude de Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait savoir que le retrait des forces russes sur leurs positions antérieures au conflit, comme prévu par le plan de paix accepté par les deux parties en conflit, prendra "trois ou quatre jours". Moscou dit avoir commencé à quitter Gori mardi, ce que nie la Géorgie.

16h22 La Russie critique le manque d'objectivité de l'Otan
Réagissant à la déclaration de l'Otan sur le conflit géorgien, Moscou a estimé qu'elle n'était pas "objective et partiale". Selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, l'Otan tente de secourir le "régime criminel" de la Géorgie et s'apprête à le réarmer. L'Alliance atlantique a durci le ton face à la Russie, décidant d'interrompre ses relations avec Moscou tant que la Russie n'aura pas retiré ses troupes de Géorgie.

15h16 Les soldats russes toujours en Géorgie
Selon l'Otan, il n'y a "aucun signe de retrait russe de Géorgie" pour le moment. Moscou a pourtant annoncé le départ de ses troupes de Gori. Un départ auquel ont assisté plusieurs journalistes occidentaux. Pour Tbilissi, le départ d'une colonne de blindés russes n'est qu'un "show destiné à créer une illusion de retrait". "Aucun char, aucun soldat russe n'a quitté la Géorgie", a estimé le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur.

14h33 L'Otan étudie les conséquences du conflit
Réunis à Bruxelles, les pays membres de l'Otan ont annoncé qu'ils allaient étudier les implications du conflit russo-géorgien sur les relations entre Moscou et l'Alliance atlantique. L'Otan va par ailleur créer une commission pour resserrer les liens avec la Géorgie, candidate à l'entrée dans l'Alliance atlantique.

13h45 L'Otan accuse Moscou
Réunis mardi à Bruxelles, les pays membres de l'Otan ont estimé que la Russie avait violé le droit international, en opérant son incursion militaire en Géorgie, a déclaré mardi le chef de la diplomatie britannique, David Miliband. "Il n'y pas eu de division aujourd'hui. Pour les membres de l'Otan, il était évident que la Russie avait violé le droit international aussi bien que les règles du jeu international", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Sky News. "La Russie n'a pas respecté ses engagements et il en résulte de graves conséquences pour la confiance qui est placée en elle en tant que partenaire international", a-t-il ajouté.

13h44 Feu vert pour les observateurs de l'OSCE
Alors que les troupes russes se retirent de Gori, épicentre du conflit, la Géorgie a donné son accord pour le déploiement de nouveaux observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Après deux jours de négociation avec la Russie, un compromis a été conclu pour le stationnement de 20 observateurs à proximité de la zone de conflit d'Ossétie du Sud. Neuf observateurs de l'OSCE sont déjà sur le terrain.

13h21 Les soldats russes quittent Gori
Un journaliste de Reuters a constaté que les troupes russes commençaient à quitter la ville géorgienne de Gori. Les soldats russes vont rejoindre Vladikavkaz via Tskhinvali en Ossétie du Sud, selon les ordres qui leur ont été donnés.

13h21 La Géorgie se retire définitivement de la CEI
La Géorgie a officiellement informé la Communauté des Etats indépendants (CEI) qu'elle se retirait du bloc d'anciennes républiques soviétiques dominé par la Russie. Le parlement géorgien a décidé le 14 août par vote unanime de se retirer de la CEI, quelques jours après le violent conflit armé qui l'oppose aux forces russes dans la région séparatiste de l'Ossétie du Sud. De nombreux traités ont été conclus en matière de commerce et d'intégration dans le cadre de la CEI, mais ils n'ont guère d'effets concrets. Selon des analystes, la communauté fournit surtout un forum à Moscou pour maintenir son influence dans l'ancien espace soviétique.

PAGEBREAK13h01 Moscou accuse Tbilissi
Le numéro deux de l'état-major russe a accusé mardi la Géorgie de ne pas procéder au retrait de ses forces armées, comme le demande l'accord de cessez-le-feu, et assuré que le retrait russe, quant à lui, se poursuivait. "Malgré le fait que Saakachvili a signé l'accord en six points qui prévoit le retrait des troupes sur leurs positions d'origine (...), nous sommes aujourd'hui de plus en plus convaincus que cet ordre n'est pas exécuté", a déclaré Anatoli Nogovitsine. L'armée russe, a-t-il poursuivi, dispose d'informations selon lesquelles des navires de guerre américains, polonais et canadiens s'apprêtaient à entrer en mer Noire avant la fin août. Nogovitsine a par ailleurs démenti les informations relayées dans des médias occidentaux, selon lesquelles Moscou prévoyait d'équiper d'armes nucléaires ses navires de guerre en mer Baltique.

12h48: La Géorgie accuse la Russie d'enlèvements
La Géorgie a accusé mardi les forces russes d'être entrées dans le port pétrolier de Poti, sur la mer Noire, et d'avoir arrêté vingt policiers géorgiens. Un caméraman de Reuters a vu plusieurs hommes, les yeux bandés, embarqués à l'intérieur de véhicules blindés de transports de troupe qui ont ensuite pris la direction de l'est, vers la ville de Senaki.

12h06 L'Otan hausse le ton
Réunis à Bruxelles, les pays de l'Otan se sont mis d'accord pour "un durcissement du langage" face à la Russie qui n'a "pas respecté" son engagement à retirer ses forces de Géorgie, selon un diplomate français.

11h58 L'Otan doit respecter le plan de paix
L'Otan a appelé mardi la Russie à respecter l'accord de paix conclu avec la Géorgie et à en retirer ses forces armées, tout en minimisant la demande américaine de revoir à la baisse les liens de l'Alliance atlantique avec Moscou. Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré que les principaux objectifs de la réunion étaient de montrer le soutien de l'Otan à la Géorgie, qui aspire à y entrer, et de s'assurer que la Russie se conforme à l'accord de paix en six points conclu sous médiation française. "La Russie doit respecter les engagements du président (russe Dmitri) Medvedev (...). Nous affirmons clairement que l'établissement de nouvelles lignes de démarcation autour de la Russie ne saurait se faire par la force", a-t-il déclaré à la presse avant le début de la réunion.

11h13: La Russie accuse la Géorgie de préparer des attentats
Le chef des services de sécurité intérieure russes (FSB), Alexandre Bortnikov, a accusé mardi la Géorgie de préparer des attentats sur le sol russe et ordonné un renforcement de la sécurité de plusieurs site importants. Selon des agences de presse russes, Bortnikov a affirmé que la Russie détenait des informations selon lesquelles "les forces de sécurité géorgiennes" planifiaient plusieurs "actes terroristes" contre des lieux stratégiques.

10h20: Vers un échange de prisonniers
Les forces russes et géorgiennes ont procédé mardi à un échange de prisonniers. Un geste de bonne volonté entre les deux camps alors que la réalité du retrait annoncé par Moscou est contestée par Tbilissi. L'échange aurait eu lieu à 45 km à l'ouest de la capitale géorgienne, selon témoin, dans un village dont le contrôle est partagé entre militaires russes et policiers géorgiens. Deux hélicoptères russes sont arrivés sur les lieux de l'échange, où se trouvaient déjà des ambulances. Plusieurs personnes ont été emmenées sur des brancards. Un responsable du gouvernement géorgien a déclaré que Tbilissi avait remis cinq militaires russes, dont deux pilotes, en échange de quinze Géorgiens, parmi lesquels se trouvaient deux civils. "Tout s'est déroulé en douceur, sous la médiation de l'ambassadeur de France", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Kakha Lomaïa.

09h55: Saakashvili, "nazi" pour Moscou
Interrogé sur France Inter, le représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, a affirmé que le retrait des troupes russes de Géorgie avait "déjà commencé". "Bien sûr, il faut attendre quelques jours pour réaliser ce plan [de paix, ndlr] en six points", a-t-il déclaré alors que l'Alliance atlantique doit se réunir mardi à Bruxelles. Une semaine après avoir accepté le plan de sortie de crise proposé par Nicolas Sarkozy, la Russie est toujours présente sur le territoire géorgien. Mais selon Dmitri Rogozine, le "retrait complet dépend de la politique de Saakachvili et de l'action de ses forces". Pour le dirigeant russe, le président géorgien est un "nazi" qui "n'existe plus" comme partenaire pour Moscou.

09h20: La Russie ferme partiellement sa frontirère
La Russie a partiellement fermé mardi ses frontières avec la Géorgie et l'Azerbaïdjan afin d'empêcher l'entrée sur son territoire d'armes et de "membres d'organisations terroristes étrangères". Un décret, signé par le Premier ministre Vladimir Poutine et publié mardi dans le quotidien officiel Rossiiskaya Gazeta, prévoit que les deux frontières resteront fermées aux personnes n'étant pas citoyennes de la Communauté des Etats indépendants (CEI). La CEI regroupe les principaux pays de l'ex-URSS depuis son éclatement en 1992. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé le 12 août que son pays quittait la CEI afin de protester contre l'entrée de forces russes sur son territoire. Le décret prévoit qu'une partie de la frontière restera ouverte, le long de la province séparatiste géorgienne d'Abkhazie, qui borde la mer Noire.

08h45: Toujours aucun signe de retrait
Aucun blindé russe, char ou transport de troupes, n'a franchi durant la nuit l'unique point de passage militaire à la frontière géorgienne pour rentrer en Russie, a rapporté mardi matin un journaliste de Reuters posté à la frontière. Alors que la Russie a annoncé lundi avoir commencé à retirer ses troupes de Géorgie, Tbilissi a déclaré n'avoir vu aucun signe de ce retrait. "Je n'ai vu aucune unité militaire franchir la frontière de la Géorgie vers la Russie", a déclaré le journaliste. En vertu d'un accord de paix conclu entre Moscou et Tbilissi, les deux pays se sont entendus pour replier leurs forces armées sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit ouvert le 8 août dans la province géorgienne d'Ossétie du Sud. La route qui mène de Tskhinvali au tunnel de Roki, puis, côté russe, à la ville de garnison de Vladikavkaz, est celle qu'ont emprunté les forces russes pour entrer en territoire géorgien. Cette route est la seule à relier la Russie à l'Ossétie du Sud. Les pays occidentaux ont appelé la Russie à retirer immédiatement ses soldats de Géorgie. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Otan doivent se réunir mardi à Bruxelles afin d'évoquer la situation.

07h25: L'ONU à la recherche de fonds
Les organisations d'aide internationale ont lancé un appel conjoint lundi dans l'espoir de réunir les 58,6 millions de dollars pour venir en aide aux 128 000 personnes déplacées par les hostilités en Géorgie. L'argent sera réparti entre neuf agences onusiennes et 16 organisations internationales ou ONG. Le Haut commissaire aux réfugiés de l'ONU Antonio Guterres est lui attendu en Géorgie et en Russie pour évaluer plus précisément les besoins. Sa visite doit durer jusqu'à vendredi. Le premier convoi d'aide du HCR a atteint la ville de Gori dimanche.

Copyright 2008 © leJDD.fr


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire

Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.