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Géorgie: Sarkozy convoque l'UE

Publié le 24 août 2008 à 20h29 par Alain KURAS-ARMAND (avec Reuters)

Nicolas Sarkozy a décidé, en sa qualité de président de l'Union européenne et à la demande de plusieurs pays membres, de convoquer le 1er septembre prochain un sommet sur la situation en Géorgie. Ce conseil européen extraordinaire sera consacré à "l'avenir des relations" de l'UE avec la Russie et à l'aide à la Géorgie, a annoncé l'Elysée dimanche.

Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev le 12 août dernier à Moscou. - Reuters
Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev le 12 août dernier à Moscou. (Reuters)


Nicolas Sarkozy, négociateur en chef du "plan de paix" entre la Géorgie et la Russie, a répondu à la demande de plusieurs Etats membres de l'Union, préoccupés par la situation après la crise déclenchée par les velléités d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Au lendemain des félicitations qu'il a adressées au président russe, Dmitri Medvedev, et au Premier ministre, Vladimir Poutine, pour le retrait des troupes du sol géorgien, le chef de l'Etat a décidé de convoquer un sommet européen le 1er septembre prochain à Bruxelles.

"Le président de la République, en sa qualité de président en exercice du Conseil européen, a décidé de donner suite aux demandes de plusieurs Etats membres en convoquant une réunion extraordinaire du Conseil européen", indique un communiqué. Cette réunion "sera consacrée à la crise en Géorgie, notamment aux suites que l'Union européenne a l'intention de lui donner, en ce qui concerne l'aide à la Géorgie et l'avenir de ses relations avec la Russie", ajoute l'Elysée.

La présence américaine inquiète les Russes

Au nom des Européens, Nicolas Sarkozy a négocié au début du conflit russo-géorgien un accord de cessez-le-feu en six points, prévoyant notamment le retrait des forces russes sur leurs positions d'avant le conflit. Mais depuis l'annonce de leur retrait vendredi, les forces russes maintiennent des positions avancées en Géorgie, bien au-delà des républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Dimanche, des troupes russes dites de maintien de la paix tenaient toujours au moins six positions dans un rayon de 80 km autour de la ville portuaire de Poti, sur la mer Noire.

Un navire militaire américain a accosté dimanche dans le port géorgien de Batoumi pour livrer de l'aide humanitaire, alors que l'armée russe restait présente sur le territoire géorgien malgré les appels au retrait occidentaux. Les Etats-Unis et l'Europe redoutent que la présence russe consacre la partition ethnique de la Géorgie, fragilise encore le gouvernement pro-occidental du président Mikheïl Saakachvili et menace les oléoducs reliant les gisements de la Caspienne à la Turquie, via la Géorgie.

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