Ajax-loader-form

La Zambie perd son président

Publié le 19 août 2008 à 16h14 par William MONTJEAN

Un mois et demi après avoir été admis dans un hôpital parisien suite à une attaque cérébrale dont il avait été victime au sommet de l'Union africaine à Charm el-Cheikh, en Egypte, le président zambien a succombé mardi après une rechute. Levy Mwanawasa était âgé de 59 ans. Il était un des détracteurs les plus virulents de Robert Mugabe.

Mwanawasa était hospitalisé en France depuis fin juin. - Reuters
Mwanawasa était hospitalisé en France depuis fin juin. (Reuters)


Sa mort avait été annoncée une première fois le 3 juillet dernier un peu précipitamment. Cette fois, l'information a été confirmée. Levy Mwanawasa n'a pas survécu à une sévère rechute survenue lundi, lui qui avait été hospitalisé à l'hôpital militaire Percy, près de Paris, le 29 juin dernier, après une attaque cérébrale dont il avait été victime en Egypte lors du sommet de l'Union africaine.

La nouvelle a été annoncée officiellement par le vice-président Rupiah Banda. "Mes chers compatriotes, c'est avec douleur que je dois informer le peuple de Zambie que notre président, le Dr Levy Mwanawasa, est décédé ce matin à 10h30", a-t-il déclaré à la télévision, précisant qu'un deuil national de sept jours était décrété. Rupiah Banda assurera l'intérim du pouvoir jusqu'à de nouvelles élections.

Combattant de la corruption

Agé de 59 ans, Mwanawasa, élu en 2001 puis réélu de justesse en 2006, avait vu, sous son autorité, son pays réussir un spectaculaire redressement économique. Combattant impitoyable de la corruption, sa politique avait été saluée par le FMI. La Zambie, important producteur de cuivre, a vu ses dernières années l'arrivée massive d'investissements en provenance de Chine et d'Inde. Si bien que la croissance annuelle du pays a été de 5 en 2006. Cela n'empêchait toutefois pas Lusaka de gronder ces derniers mois et le président d'être critiqué.

Sur le plan extérieur, Levy Mwanawasa s'était distingué récemment en se montrant très critique à l'égard de son homologue zimbabwéen Robert Mugabe lequel, battu aux élections, s'était maintenu au pouvoir. La voix de Mwanawasa portait d'autant plus qu'il assumait la présidence de la SACD, la Communauté de développement de l'Afrique australe.

Mardi, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à la mémoire de son homologue zambien. Sa disparition "est une grande perte pour le peuple zambien dont il s'était attaché le respect et l'affection. C'est une grande perte pour le continent africain, qui appréciait son courage politique. C'est une grande perte pour la démocratie, dont il fut un ardent défenseur tout au long de sa vie. La France salue sa mémoire, vibrante de courage et de liberté", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué.

Copyright 2008 © leJDD.fr


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire

Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.