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Le Hamas pose ses conditions

Publié le 12 mars 2008 à 17h25 par

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a posé, mercredi, ses conditions à un cessez-le-feu avec l'Etat hébreu. Ismaël Haniyeh, dirigeant du Hamas, exige la fin des attaques de l'armée israélienne envers le peuple palestinien, la réouverture des frontière de Gaza fermées depuis juin 2007, et l'application simultanée et réciproque de ce cessez-le-feu.

Une femme manifeste son soutien à Haniyeh lors d'un rassemblement. - Reuters
Une femme manifeste son soutien à Haniyeh lors d'un rassemblement. (Reuters)


Les émissaires égyptiens auraient-ils réussi leur travail de médiation entre Israël et le Hamas? Le Caire est en effet chargé de mener les négociations entre les deux factions, Israël refusant tout pourparler avec le Hamas qu'il considère comme une organisation terroriste. Mercredi, le mouvement islamiste palestinien a posé ses conditions à un cessez-le-feu avec l'Etat hébreu. Le dirigeant du Hamas, Ismaël Haniyeh, a posé ses exigences: "Israël doit s'engager à mettre fin à ses agressions contre notre peuple, aux assassinats, aux tueries et aux attaques, à lever le siège (de Gaza) et à rouvrir les points de passage ". En juin dernier, Israël avait en effet décidé de fermer les frontières du territoire enclavé suite au coup de force du Hamas lors duquel le mouvement avait pris le pouvoir à Gaza et chassé le Fatah de Mahmoud Abbas.

Les conditions du cessez-le-feu s'appliqueront tant à Gaza qu'à la Cisjordanie, contrôlée par le Président de l'Autorité palestinienne: "Citoyens de Cisjordanie, nous ne vous abandonnerons pas. Les agressions qui vous visent nous visent également ", a déclaré Ismaël Haniyeh. Le dirigeant du Hamas a rappelé que le cessez-le-feu devait être " réciproque, exhaustif et simultané ". Une exigence qui semble acceptée par le Premier ministre israélien, Ehoud Omert, qui, par la voix d'un de ses porte-parole, Mark Regev, a déclaré qu'il n'y avait "nul besoin de négociations".

Le Hamas crie vengeance

Cependant, cette trêve reste très fragile, notamment à cause des opérations de Tsahal qui perdurent en Cisjordanie et des tirs de roquettes lancés par les militants palestiniens sur l'Etat hébreu: " Nous pouvons obtenir le calme dans le Sud, en l'absence totale de tirs de roquettes de Gaza vers Israël, si le Hamas abandonne ses activités terroristes contre les israéliens et si les armes et les munitions cessent d'entrer illégalement dans la bande de Gaza", poursuit Mark Regev. La mort d'un militant du Djihad islamiste, mercredi matin, tué par l'armée israélienne, affaiblit ce cessez-le-feu. Une mort que le parti islamiste s'est juré de venger en frappant " au coeur même de l'entité sioniste".

L'ouverture des points de passage avec la bande de Gaza, qui pourrait fortement améliorer la condition humanitaire des Palestiniens de l'enclave coupés de tout depuis juin dernier, est, pour sa part, suspendue à la non-implication du Hamas dans la gestion de ces frontières. Israël souhaite ainsi, en cas d'accord des deux parties, confier le fonctionnement de ces points de passage au Fatah. Si le cessez-le-feu venait à être respecté, le Hamas et Israël pourraient s'accorder sur un échange de détenus. Le sergent israélien Gilad Shalit, fait prisonnier en 2006 à Gaza, pourrait notamment faire parti de cet échange.


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