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Liban : Kouchner plaide l'unité

Publié le 13 novembre 2007 à 18h58 par

Bernard Kouchner est en visite au Liban, où il a de nouveau appelé les partis à s'entendre sur un candidat pour la présidentielle, déjà retardée trois fois en raison des désaccords entre pro et anti-syriens. Au cours de ce déplacement, le ministre des Affaires étrangères multiplie les rencontres. Le temps presse. Le mandat du président Emile Lahoud expire le 23 novembre.

Bernard Kouchner a rencontré plusieurs dirigeants libanais, dont Saad Hariri. - Reuters
Bernard Kouchner a rencontré plusieurs dirigeants libanais, dont Saad Hariri. (Reuters)
Bernard Kouchner est en visite au Liban, où il a de nouveau appelé les partis à s'entendre sur un candidat pour la présidentielle, déjà retardée trois fois en raison des désaccords entre pro et anti-syriens. Au cours de ce déplacement, le ministre des Affaires étrangères multiplie les rencontres. Le temps presse. Le mandat du président Emile Lahoud expire le 23 novembre.

Le nouveau président libanais prendra ses fonctions dans une dizaine de jours. En théorie. Car le nom du candidat n'a pas encore été arrêté. La crise politique s'éternise au pays du Cèdre, principalement en raison de l'opposition entre prosyriens et anti-syriens. C'est dans ce contexte que Bernard Kouchner était en déplacement, ce mardi et pour 24 heures, au Liban. Lors de cette cinquième visite, le ministre des Affaires étrangères a de nouveau exhorté toutes les parties à s'entendre sur un candidat de compromis à l'élection présidentielle, déjà retardée à trois reprises et désormais prévue pour le 21 novembre.

"Il doit y avoir consensus sur un candidat présidentiel", a déclaré le chef de la diplomatie française après plusieurs entretiens à Beyrouth. Kouchner a notamment rencontré le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, le Premier ministre Fouad Siniora, le président du Parlement Nabih Berri et le chef de la coalition parlementaire anti-syrienne Saad Hariri, fils de l'ancien chef du gouvernement assassiné en 2005, Rafic Hariri. Selon l'usage, le président libanais doit être issu de la communauté maronite, et c'est donc vers ces derniers que Bernard Kouchner s'est d'abord tourné, réclamant qu'ils passent outre leurs divisions. Aussi a-t-il demandé au patriarche Sfeir de lui présenter une liste de candidats. Le ministre devrait revenir au Liban lundi, ce qui laisse à penser qu'aucun candidat ne sera désigné d'ici là.

L'impossible élection présidentielle reflète l'intensité de la crise qui secoue la classe politique libanaise. La majorité parlementaire – anti-syrienne – est courte et doit donc s'accorder avec l'opposition emmenée par le Hezbollah pour atteindre le quorum nécessaire à l'élection du président, soit deux-tiers des députés. Mais en l'absence d'accord, la majorité pourrait tenter de passer en force, s'estimant en droit d'élire seule un nouveau chef de l'Etat pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat expire le 23 novembre. Le Hezbollah a prévenu qu'une telle tentative serait sanctionnée, et semble soutenir la possible mise sur pieds d'un gouvernement parallèle. La France, partenaire historique du Liban, a reçu le soutien des Etats-Unis dans sa tentative de médiation, la Maison blanche ayant demandé que la Syrie n'intervienne pas dans les affaires libanaises. Les Nations unies s'inquiètent également de la situation, et le secrétaire général, Ban Ki-moon, devrait se rendre à Beyrouth jeudi pour tenter, lui aussi, de convaincre les parties de s'entendre.


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