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Rice ne convainc pas encore

Publié le 05 novembre 2007 à 16h07 par

La tournée au Proche-Orient de Condoleezza Rice s'achève lundi, sans grande avancée. La secrétaire d'Etat américaine n'a pas été en mesure de fixer une date pour la conférence sur la paix, qui doit se tenir à Annapolis, aux Etats-Unis. Elle espère toutefois régler le dossier du Proche-Orient avant le départ de George W. Bush de la Maison blanche, dans un peu plus d'un an.

En tournée au Proche-Orient, Condie Rice a rencontré Ehud Olmert et Mahmoud Abbas. - Reuters
En tournée au Proche-Orient, Condie Rice a rencontré Ehud Olmert et Mahmoud Abbas. (Reuters)
La tournée au Proche-Orient de Condoleezza Rice s'achève lundi, sans grande avancée. La secrétaire d'Etat américaine n'a pas été en mesure de fixer une date pour la conférence sur la paix, qui doit se tenir à Annapolis, aux Etats-Unis. Elle espère toutefois régler le dossier du Proche-Orient avant le départ de George W. Bush de la Maison blanche, dans un peu plus d'un an.

Ces derniers temps, Condoleezza Rice passe ses week-ends au Proche-Orient. Il faut dire que sa mission est de taille: la secrétaire d'Etat américaine entend tout faire pour obtenir des compromis des deux parties en conflit - Israël et les territoires palestiniens - avant la conférence sur la paix prévue à Annapolis, aux Etats-Unis, qui doit notamment faire avancer la question de la création d'un Etat palestinien.

Mais c'est sans compter les lenteurs diplomatiques et autres questions insolubles inhérentes au dossier. Après 48 heures et des rencontres avec le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, Condoleezza Rice n'a pas été en mesure de fixer une date pour cette conférence de paix, en raison des différends entre les deux parties. Elle s'est bornée à déclarer que la conférence du Maryland aurait lieu "avant la fin de l'année".

Une question de calendrier

Reste l'éternel optimisme américain. Depuis Ramallah, en Cisjordanie, la secrétaire d'Etat américaine a déclaré lundi qu'elle espérait obtenir un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant le départ du président George W. Bush de la Maison blanche, à savoir dans un peu plus d'un an. "Un travail très difficile nous attend", a-t-elle toutefois reconnu.

De son côté, le président palestinien, Mahmoud Abbas, isolé en Cisjordanie depuis la prise du pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza, espère bien respecter ce calendrier. "Les trois parties - les Américains, les Israéliens et les Palestiniens - insistent toutes pour que nous aboutissions à une solution avant la fin du mandat de M. Bush", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse commune avec Condoleezza Rice. Selon un de ses collaborateurs, Mahmoud Abbas a proposé que les négociations sur la création d'un Etat palestinien indépendant s'achèvent au plus tard dans les six mois qui suivront la conférence d'Annapolis.

Reste que l'Etat hébreu n'est pas prêt à fixer un calendrier aussi précis. Le Premier ministre, Ehud Olmert, préfèrerait que le document en cours d'élaboration, qui doit servir de base de travail à la conférence américaine, reste assez vague quant à l'échéancier. A l'issue de sa rencontre avec Condoleezza Rice dimanche, le Premier ministre israélien s'est certes dit prêt à négocier sur tous les points difficiles - frontières de l'Etat palestinien, statut de Jérusalem et sort des réfugiés – mais seulement après cette conférence. "Annapolis sera un point de départ. Ce sera le tremplin pour la poursuite de négociations sérieuses et intenses qui ne contourneront aucune question et n'éviteront aucun point controversé", a-t-il ainsi déclaré.

La frilosité du dirigeant à s'engager davantage est la conséquence directe de la forte opposition, tant dans la rue qu'au sein de la coalition gouvernementale, à laquelle Olmert doit faire face. Condoleezza Rice a pourtant tenté de l'encourager, exhortant Israël à se montrer "audacieux" dans la recherche de la paix, tout en assurant Israël du soutien de Washington. Reste que pour la majorité des dirigeants israéliens, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni en tête, la création d'un Etat palestinien est conditionnée à la garantie de la sécurité israélienne. Une garantie loin d'être acquise tant Mahmoud Abbas ne contrôle pas les éléments radicaux présents sur son territoire.


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