Ajax-loader-form

Sarkozy officiellement en Egypte

Publié le 30 décembre 2007 à 12h55 par

Après les vacances, la diplomatie. Nicolas Sarkozy a entamé dimanche sa visite officielle en Egypte. Aux côtés de son homologue Hosni Moubarak, il a évoqué les dossiers clés de la région: conflit israélo-palestinien, Liban, Syrie. Le chef de l'Etat français a par ailleurs rappelé sa volonté de coopérer avec les pays arabes en matière de nucléaire civil.

Au Caire, les présidents français et égyptien ont affiché leur bonne entente. - Reuters
Au Caire, les présidents français et égyptien ont affiché leur bonne entente. (Reuters)
Après les vacances, la diplomatie. Nicolas Sarkozy a entamé dimanche sa visite officielle en Egypte. Aux côtés de son homologue Hosni Moubarak, il a évoqué les dossiers clés de la région: conflit israélo-palestinien, Liban, Syrie. Le chef de l'Etat français a par ailleurs rappelé sa volonté de coopérer avec les pays arabes en matière de nucléaire civil.

Terminés les charmes des rives de la mer Rouge, l'heure est aux grands chantiers de la région méditerranéenne. Nicolas Sarkozy a longuement rencontré son homologue égyptien, Hosni Moubarak, dimanche matin, avant de participer à une conférence de presse. Mot d'ordre: l'amitié franco-égyptienne.

Hosni Moubarak a ainsi évoqué deux "peuples amis", qui ont "un attachement réciproque". Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de lui retourner le compliment: "L'Egypte est pour la France un partenaire essentiel et le président Moubarak est un ami." Paris semble bien décider à faire du Caire le fer de lance de sa lutte contre le terrorisme dans la région. Pour Nicolas Sarkozy, le rôle de l'Egypte est "capital (...) non seulement pour les dossiers de la région mais aussi pour cette question essentielle pour l'avenir du monde: celle d'un dialogue entre l'Orient et l'Occident".

Une amitié qui passe par la coopération en matière de nucléaire civil. "La France a la volonté de fournir à l'Egypte l'énergie dont elle a besoin", a rappelé le président français, avant de marteler: "Le nucléaire, c'est l'énergie du futur. La France doit permettre aux pays arabes d'accéder à l'énergie du futur." Une prise de position qui correspond à l'attitude jusqu'ici adoptée par Nicolas Sarkozy en la matière. Des accords identiques ont déjà été signés avec l'Algérie et la Libye. Ils suscitent la colère des associations écologiques et l'inquiétude de la communauté internationale, qui y voit un risque de prolifération nucléaire. Mais pour le président français, ces accords permettent d'encourager l'économie des pays arabes. Et par là même de lutter contre le terrorisme. "Chacun sait que le terrorisme et la barbarie se nourrissent de la pauvreté et du sous-développement", a-t-il ainsi rappelé.

Sarkozy ferme face à Damas

Toujours dans ce but, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois défendu son projet d'Union de la Méditerranée, favorablement accueilli par Hosni Moubarak. Un appui qui donne de la crédibilité au projet: avec ses 80 millions d'habitants, l'Egypte représentera une partie essentielle de la population de la future Union. "La présence de l'Egypte [au sein de cette union, ndlr] est essentielle à sa réussite", a ainsi estimé le chef d'Etat français, avant de rappeler que les choses concrètes commenceront dès le 13 juillet à Paris, lors d'une réunion avec tous les pays concernés.

Lors de cette rencontre, Nicolas Sarkozy n'a pas oublié les grands dossiers de la région, que sont notamment la paix au Proche-Orient et l'avenir du Liban. Nicolas Sarkozy a ainsi rappelé son attachement à la mise en place d'un "Etat palestinien viable, démocratique et moderne". Interrogé sur son amitié avec Israël et les Etats-Unis, et l'influence qu'elle pourrait avoir dans sa gestion du dossier israélo-palestinien, le président français a déclaré : "Etre un ami fidèle, ce n'est pas être un ami complaisant. (...) La France n'est l'otage de personne." "La France mettra toute son influence pour convaincre Israéliens et Américains des gestes nécessaires pour qu'il y ait la paix", a-t-il rappelé, faisant notamment allusion à la poursuite de la construction des colonies israéliennes, qui menace le processus de paix engagé lors de la conférence internationale d'Annapolis, en novembre. Il a par ailleurs précisé qu'il se rendrait en Israël et dans les Territoires palestiniens au printemps.

Quant à la situation au Liban, qui se trouve toujours sans président faute d'accord entre la majorité anti-syrienne et l'opposition, le président français a rappelé la nécessaire indépendance du pays. Justifiant ses appels du pied en direction de la Syrie de Bachar al-Assad - le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, s'est ainsi rendu plusieurs fois à Damas, rompant ainsi avec la politique observée sous Jacques Chirac - Nicolas Sarkozy a toutefois rappelé au président syrien qu'il devait se prononcer. "La France a pris la responsabilité d'un dialogue conditionné avec la Syrie, nous attendons maintenant des actes et non pas des discours. (...) Je ne prendrai plus de contact avec les Syriens tant que nous n'aurons pas des preuves de leur volonté de laisser le Liban désigner un président de consensus", a-t-il précisé. Autant de prises de position destinées à convaincre les capitales arabes de la volonté de la France de s'impliquer à leurs côtés, et ce, en sus de la proximité affichée avec Israël et les Etats-Unis.


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire

Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.