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Alcool : l'Etat durcit le ton

Publié le 19 mai 2008 à 17h46 par

Le gouvernement s'attaque à l'alcool. Après un week-end de Pentecôte meurtrier sur les routes, dû à l’abus d’alcool, les "happy hours", “open bars” et autres ventes de bouteilles en boîtes de nuit devraient bientôt être interdits.

MaxpppAprès les éthylotests obligatoires dans les bars, l'Etat s'attaque à la vente d'alcool.
"La promotion des boissons alcoolisées par tarifs incitatifs dans les lieux de vente et de consommation", notamment sous forme d'”happy hour” et d'”open bar”, devrait être prochainement interdite. C’est ce que révèle une lettre publiée dans le quotidien Le Parisien lundi. La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), s’adresse avec cette missive aux professionnels des établissements qui bénéficient d'une autorisation de nuit.

"Ils veulent nous ruiner"

Une mesure qui rend furieux les patrons de bar à l’image de François, propriétaire d’un bar dans le 11e arrondissement de Paris, joint par magénération.com. “C’est une honte, c’est scandaleux ! Après l’interdiction de fumer dans les bars, voilà que les happy hours sont visés. Je ne comprends vraiment pas à quoi joue le gouvernement. J’ai l’impression qu’ils veulent nous ruiner et je ne suis pas du tout persuadé que cette interdiction réglera le problème”.

La lettre indique également que le gouvernement envisage d'interdire la vente à la bouteille des boissons "des groupes 3 à 5", c'est-à-dire toutes les boissons alcoolisées en dehors de la bière, du cidre et du vin. Cette interdiction concernerait "les établissements qui bénéficient d'une autorisation de nuit".

Une interdiction avec laquelle certains sont plutôt d’accord : “Je ne suis pas contre ces mesures. Simplement, je pense qu’elles devraient être modulées selon les âges”, explique Geneviève, 54 ans. “Il faut en finir avec cette course à l’ivresse qui anime les jeunes. Ils devraient savoir s’arrêter” ajoute-t-elle avant de conclure : “ce qui m’ennuie le plus, c’est que ces lois contraignantes sont faites pour protéger la majorité face aux débordements d’une minorité irresponsable”.

Les jeunes désabusés

D’autres se sentent une nouvelle fois lésés. “Autant je peux comprendre l’interdiction de fumer dans les bars puisque c’est nocif pour les non-fumeurs, autant interdire les happy hours ou vente de bouteille en boîte de nuit m’exaspère” raconte Stéphanie, 27 ans, étudiante. “Je suis encore une fois d’accord avec le fait de prendre des mesures pour lutter contre l’alcool au volant mais, qui va interdire aux jeunes de faire des fêtes chez eux et de prendre la voiture après pour rentrer chez eux ?

Un témoignage confirmé par Marc, 21 ans, étudiant : “Après la cigarette, les boissons, où va le monde !! Je pense que ce genre de mesures n'est pas très utile à partir du moment où l'alcool est en libre service dans les grandes surfaces, rien n'empêchera les gens de boire”, explique-t-il avant de rajouter : “ tout ce qu'ils feront, c'est augmenter le sentiment de frustration, ce qui aura pour effet la désertion des bars et autres discothèques, mais ça ne résoudra aucun problème. Les gens boiront chez eux. C'est aux conducteurs de prendre leurs responsabilités je vois pas pourquoi les autres en pâtiraient”.

Autre mesure, une hausse des taxes sur les boissons alcoolisées, "en fonction du degré ou principalement les bières de plus de 6°", est envisagée.
 
Des interdictions qui s’ajoutent à d’autres mesures

Ces propositions de la Mildt s'inscrivent dans une politique de lutte contre l'alcoolisme des jeunes, mise en place par le gouvernement. Après un week-end de Pentecôte très meurtrier sur les routes, principalement à cause de l'alcool au volant, d'autres mesures avaient été annoncées. “Encore une fois, les Français vont être déresponsabilisés”, indique Jacques, 56 ans.
Au lieu de passer son temps à les contraindre aux choses, le gouvernement devrait s’employer à les responsabiliser plus. Ce rôle revient d’ailleurs aux parents en premier, aux enseignants ensuite quand les parents ont démissionné de leur rôle”. Autre solution pour lui, “interdire l’alcool en dessous de 20 ans” le temps que les jeunes adultes acquièrent une maturité plus importante.
 
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait indiqué que la mise à disposition d'éthylotests pour les clients des bars et boîtes de nuit, pourrait être rendue obligatoire. La semaine dernière, la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'était également prononcée pour l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs.

Anne Pinsolle avec Relaxnews pour Magénération


Commentaires (4)

Lagitateur | il y a 7 mois Signaler un abus Signaler un abus

Bientôt, on va nous imposer un couvre-feu !

jackysmet | il y a 7 mois Signaler un abus Signaler un abus

L'Etat devrait offrir des jeux de sociétés aux bars car il n'y aura bientôt plus rien à y faire !!!

antoineDefond | il y a 7 mois Signaler un abus Signaler un abus

Encore un "ballon" d'essai de  la part du gouvernement .

alaia64 | il y a 7 mois Signaler un abus Signaler un abus

Ces nouvelles mesures qui s'annoncent me semblent trop extrêmes dans la mesure où la vente d'alcool sera toujours en libre service dans les supermarchés. Il faut avant prévenir des risques afin que les jeunes n'aillent pas boire jusqu'à l'ivresse totale.

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