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Pouvoir d'achat: Sarkozy reporte ses annonces

Publié le 22 novembre 2007 à 16h14 par

Alors qu'elles étaient attendues ce jeudi, les annonces de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat, l'un des objectifs phares du président, attendront. Le chef de l'Etat souhaiterait que le mouvement social dans les transports se calme, et surtout que des mesures de grande ampleur soit proposées avant de s'exprimer. Car les hypothèses actuelles ne semblent pas séduire l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a fait du pouvoir d'achat son cheval de bataille. - Maxppp
Nicolas Sarkozy a fait du pouvoir d'achat son cheval de bataille. (Maxppp)
Alors qu'elles étaient attendues ce jeudi, les annonces de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat, l'un des objectifs phares du président, attendront. Le chef de l'Etat souhaiterait que le mouvement social dans les transports se calme, et surtout que des mesures de grande ampleur soit proposées avant de s'exprimer. Car les hypothèses actuelles ne semblent pas séduire l'Elysée.

Ce sera la semaine prochaine. Nicolas Sarkozy, qui prépare des mesures très attendues en faveur du pouvoir d'achat, ne devrait pas les dévoiler avant le week-end, comme il l'avait initialement prévu. Selon nos sources, le président de la République ne souhaite pas s'exprimer avant l'apaisement du conflit sur les régimes spéciaux. La poursuite du mouvement social, notamment à la RATP, obligerait ainsi le chef de l'Etat à repousser ses annonces après son voyage en Chine, où il se rend de samedi à mardi.

Quand le président dévoilera-t-il les mesures? Dans l'entourage du chef de l'Etat, on attend que "la situation sociale s'y prête", sans donner davantage de précision sur la date exacte des annonces. Elles pourront avoir lieu dès que l'essentiel du trafic de la SNCF et de la RATP aura repris, compte tenu du démarrage des négociations. Mais il y a une autre raison, moins officielle. Le gouvernement peine à mettre au point des mesures de grande ampleur en faveur du pouvoir d'achat. Le délai supplémentaire conféré par le périple chinois ne serait donc pas de trop pour faire émerger les idées.

Plusieurs pistes, dont l'allègement des charges, sont envisagées

Pour l'heure, les hypothèses sont nombreuses, mais aucune n'aurait déclenché un franc enthousiasme à l'Elysée. L'idée d'inciter les entreprises à verser des primes exonérées de charges reste une piste importante, mais elle n'oblige aucun employeur à accorder de bonus. Autre suggestion, le ministère du Travail serait favorable à conditionner les allègements de charges à l'ouverture de négociations sur les salaires. Les lois Auroux obligent patrons et salariés à se mettre autour d'une table une fois par an, mais elles sont de moins en moins respectées. Mais les résultats se feront, là aussi, attendre. Enfin, le gouvernement pourrait autoriser les salariés à puiser dans leurs plans d'épargne entreprise (PEE), sans attendre la fin des cinq ans de délai obligatoires. Cette mesure-là ne plait guère aux banquiers et assureurs, qui verraient s'échapper une partie de la manne des PEE.


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