Ajax-loader-form

UMP: Fillon passe à l'attaque

Publié le 07 septembre 2008 à 13h51 par Marie DESNOS

Le Premier ministre, François Fillon, a clôturé dimanche le "campus" de l'UMP par un discours très agressif à l'égard du Parti socialiste, un parti "sans idée" dont la seule ligne commune est "la critique systématique". Il s'est par ailleurs félicité de la politique menée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, et a en outre défendu le Revenu de solidarité active (RSA).

L'unité de l'UMP et la critique du PS étaient les deux mots d'ordre du
L'unité de l'UMP et la critique du PS étaient les deux mots d'ordre du "campus". (Reuters)


L'université d'été de l'UMP, rebaptisée "campus", s'est achevée sur le même ton qu'elle s'était ouverte: offensif. François Fillon, que l'on a souvent dit trop effacé par rapport à un président omniprésent, a haussé le ton, dimanche, lors de son discours de clôture. Il a d'abord clamé le succès de la politique du gouvernement. Le Premier ministre a commencé par dire "toute (sa) confiance" à la direction actuelle de l'UMP, objet de rumeurs de remaniement. Il a également appelé les jeunes populaires à être fiers. Fiers des lois sur la sécurité, sur la récidive, sur la lutte contre l'immigration clandestine, fiers de la politique éducative, du service minimum, de la réforme des retraites, de la politique environnementale ou encore de la réforme des institutions.

Le chef du gouvernement a par ailleurs défendu le financement du Revenu de solidarité active (RSA) par une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital, qui fait actuellement polémique. Selon lui, elle "ne peut en aucun cas être considérée comme une entorse à notre politique de maîtrise globale des prélèvements obligatoires", car c'est "un pari gagnant"

François Fillon raille "la guerre des chefs" du PS

François Fillon a ensuite répondu à l'opposition qui critique le travail du gouvernement. A ses yeux, le PS a eu tout le temps de faire ces réformes, mais ne l'a pas fait et "il faudra qu'il s'y fasse". "La gauche est en train de se noyer sous le poids de ses propres erreurs", a-t-il estimé. "Elle a eu le temps de faire le RSA, elle a fait le RMI. Elle a eu le temps de revaloriser le travail, elle a fait les 35 heures", a-t-il poursuivi, incisif. "Si le Parlement votera sur la présence française en Afghanistan, ce ne sera pas grâce à elle, mais grâce à l'UMP, au Nouveau centre, à la majorité présidentielle. (...) Si demain les citoyens pourront faire appel à un défenseur des droits pour faire valoir leurs libertés individuelles, ce ne sera pas grâce à elle, mais grâce à l'UMP, au Nouveau centre, à la majorité présidentielle", a-t-il insisté.

"Il parait qu'on ne va pas assez vite, (...) que les réformes ne sont pas assez profondes, (...) pourtant chacune d'entre elles étaient susceptibles de provoquer un soulèvement social". Mais "depuis 15 mois, nous traçons notre chemin sans faiblir, (...) et sans arrogance." Pour François Fillon, il suffit de "faire la somme" de toutes les réformes qui ont été engagées pour se rendre compte que "les promesses ont été tenues". Les objectifs du gouvernement restent d'ailleurs les mêmes: "Libérer le travail, car c'est la seule façon de libérer la croissance. Accroître la compétitivité des entreprises françaises, car c'est le seul moyen de survivre à la mondialisation. Et tenir les comptes de la France, car c'est une obligation envers elle", a-t-il déclaré, répondant implicitement à ceux qui préconisent un plan de relance pour faire face au ralentissement économique.

Le chef du gouvernement a par ailleurs durement tancé le comportement des socialistes lors de leur université d'été. "A la rochelle, le PS a fait un show digne des plus mauvaises séries de télé-réalité", a-t-il ironisé. Ce n'était même pas l'Ile de la tentation, c'était plutôt l'"Ile de la désolation"! (...) Le PS s'est montré tel qu'il est: sans idée, sans proposition, sans inspiration, déconnecté des préoccupations des Français", a-t-il dénoncé. "La guerre des chefs a tout dévasté" pour finalement ne leu laisser qu'une seule ligne directrice commune: "La critique systématique de la politique du président de la République". Et de mettre en avant le "contraste saisissant" avec le "campus" de l'UMP. "Nous sommes en initiative, ils sont dans l'inaction. Nous sommes unis, ils sont divisés. Nous sommes en quête de modernité, ils sont enferrés dans le passé", a-t-il lancé. Le Premier ministre aurait-il décidé de se débarrasser de l'image d'apathique qui lui colle à la peau?


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire

Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.