Coup de filet à Grigny
Publié le 17 mars 2008 à 8h12 par
Dix-neuf personnes ont été arrêtées tôt lundi matin lors d'une vaste opération de police qui s'est déroulée dans la cité de la Grande Borne, à Grigny, dans l'Essonne. C'est dans ce quartier qu'avaient été blessés cinq policiers le 2 mars dernier dans des affrontements avec plusieurs dizaines de jeunes. Selon Michèle Alliot-Marie, il s'agissait d'un "guet-apens".

Après l'agression des policiers, la ministre de l'Intérieur avait fait part de son ''indignation''. (Reuters)
Les habitants de la Grande Borne, à Grigny, dans l'Essonne, ont été réveillés à l'aube lundi matin. Plusieurs centaines de CRS, de membres d'unités d'intervention et des policiers en civils ont été déployés dans le quartier, en présence du procureur de la République d'Evry. Dix-neuf personnes, dont neuf mineurs, ont été interpellées. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté ses félicitations à ses services. Dans un communiqué, elle dit "sa ferme détermination à ne jamais laisser impunies des agressions sur les forces de l'ordre, en particulier lorsqu'elles sont commises avec des armes à feu".
Le 2 mars dernier, cinq policiers avaient été pris pour cible dans cette cité. Appelés par les propriétaires d'une boulangerie que des jeunes menaçaient de brûler, les fonctionnaires de police avaient été pris à partie à leur arrivée. Ils avaient été blessés par des tirs de projectile et des tirs de plombs. Exprimant son indignation, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait ensuite évoqué l'hypothèse d'un "guet-apens" tendu aux policiers.
Lundi matin, les interpellations se sont déroulées dans le calme. Les équipes de télévision et autres journalistes étaient nombreux sur place. Lors de la dernière opération du genre, à Villiers-le-Bel le 18 février dernier, la médiatisation de l'opération avait été fortement critiquée, notamment par l'opposition. La gauche avait en effet estimé que le gouvernement cherchait à impressionner l'opinion avant les municipales.
Plus de 1 000 policiers avaient été déployés pour arrêter les personnes soupçonnées d'avoir agressé des fonctionnaires, en novembre dernier, dans les violences qui avaient suivi la mort de jeunes, tués lors d'une collision avec une voiture de police. Une vingtaine de personnes ont été mises en examen.
Articles sur le même thème
Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.

Il n'y a pas de commentaires pour le moment.