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Des emplois qui partent en fumée

Publié le 19 juin 2008 à 11h06 par

Le cigarettier britannique Imperial Tobacco devrait annoncer aujourd'hui la suppression de 1000 à 2000 emplois en Europe, selon Les Echos. Imperial Tobacco a racheté il y a cinq mois le franco-espagnol Altadis, la France et l'Espagne sont particulièrement concernées par ces suppressions d'emplois.

L'interdiction de fumer dans les lieux publics a fait chuter les ventes. - Reuters
L'interdiction de fumer dans les lieux publics a fait chuter les ventes. (Reuters)


Conséquence du rachat de l'ancienne Seita et de la baisse du marché de la cigarette, le numéro quatre mondial du tabac devrait annoncer aujourd'hui la suppression de 2000 emplois en Europe dont 1060 en France. L'information a été révélée par Les Echos. Le quotidien économique affirme également que l'entreprise devrait "privilégier les départs en retraite et préretraite ainsi que les départs volontaires et la mobilité interne plutôt que les licenciements secs".

Plus particulièrement touché par cette réorganisation, le site de Paris devrait se voir supprimer environ 300 postes sur les 660 occupés aujourd'hui. Outre ces suppressions d'emplois, deux sites Français, à Metz et à Strasbourg, devraient fermer leurs portes en 2010. Quatre autres sites devraient être, toujours selon le quotidien, "réorganisés". Il s'agit de Riom (Puy-de-Dôme), Le Havre (Seine-Maritime), Les Aubrais (Loiret) et Paris.

L'intersyndicale du groupe (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFE-CGC et CFTC) se réunit jeudi après-midi. Cette annonce faite par la presse n'a d'ailleurs pas beaucoup surpris les syndicalistes. Alain Scanff, délégué CFDT du site de Fleury-les-Aubrais, a expliqué sur France Info que "depuis quelques semaines plusieurs dirigeants ont quitté l'entreprise". Le syndicaliste s'était également aperçu que lors de leurs visites, les personnels d'Imperial "avaient plutôt des tendances à (nous) prendre notre savoir qu'à (nous) apporter quelque chose".

Depuis quinze ans, le nombre de cigarettes fumées en France a chuté de 95 à 55 milliards. C'est le troisième plan social subi par Altadis depuis 2005. Cette année-là, le groupe avait fermé l'usine de cigarettes de Lille, qui employait plus de 500 salariés. L'interdiction de fumer dans les lieux publics n'a pas arrangé les choses pour les cigarettiers. De janvier à mai, les ventes de tabac en France ont chuté de 4,7.


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