Grève: La CGC renoncera si...
Publié le 10 novembre 2007 à 13h14 par
Et si le gouvernement parvenait à fissurer le front syndical jusque-là uni à la SNCF ? Il semblerait que l'initiative prise vendredi par Anne-Marie Idrac, la présidente de l'entreprise, de promettre 1% de hausse sur les salaires par année de travail supplémentaire, a fait mouche. Du moins à la CGC, qui se dit du coup prête à renoncer à la grève du 14. La CGT-Cheminots crie à la manoeuvre.

Bernard Van Craeynest pourrait rompre l'unité du front syndical. (Maxppp)
SNCF: "Cet accord est la preuve tangible que la négociation paie"
Et c'est bien ce timing dans les négociations qui pourrait fissurer le front syndical et donc limiter, du moins symboliquement, la portée de la grogne. D'où la colère de Didier Le Reste, de la CGT-Cheminots. Il constate que "la direction de la SNCF négocie en catimini" et que le gouvernement veut "diviser les syndicats". "Hier, rien n'était possible, on avait les pires difficultés pendant les négociations salariales annuelles, et aujourd'hui tout serait négociable ?", s'est insurgé Le Reste, "estomaqué par cette frénésie des dirigeants de l'entreprise qui annoncent tout un tas de mesures dites d'accompagnement de la réforme".
La Fédération générale des agents de conduite a certes obtenu les 5% supplémentaires pour la rémunération des cheminots qui travailleront plus longtemps, mais il n'est pas dit que cela suffise à la CFE-CGC. "Cet accord, c'est vraiment la preuve tangible que la négociation paie", s'est félicité un porte-parole de la SNCF. "Ce dispositif a vocation, en tout cas dans le principe, à s'appliquer à l'ensemble du personnel", a-t-il ajouté. C'est toutefois un bon coup pour la direction de la SNCF, qui ouvre une brèche dans le front syndical.
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