Les pêcheurs ne décolèrent pas
Publié le 21 mai 2008 à 12h25 par
Tension maximum ce mercredi matin aux abords du ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Des échauffourées avec la police ont fait quatre blessés. A l'intérieur, la réunion avec le ministre Michel Barnier a été ajournée. Les pêcheurs exigent une baisse du pétrole à 40 centimes d'euros, au lieu de 70 actuellement, avant de reprendre les discussions.

La tension s'est déplacée des ports vers Paris, au minsitère de la Pêche. (Reuters)
C'est une étape cruciale dans le conflit des pêcheurs. Etape phare qui a commencé sous le signe de vives tensions, ce mercredi, alors que leurs délégués rencontraient le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier. Les discussions ont été suspendues assez rapidement, devant un ultimatum des pêcheurs, qui exigent que le prix du gazole descende à 40 centimes d'euros, contre 70 actuellement. Mourad Kahoul, vice-président du Comité national des pêches a demandé à Michel Barnier de "convoquer dans l'urgence les pétroliers pour essayer d'être moins gourmands et de désamorcer la crise". Selon lui, le ministre doit s'entretenir avec Nicolas Sarkozy pour trouver une solution au problème au plus vite.
Un problème qui prend une ampleur considérable à mesure que la grogne des pêcheurs monte. Avant la réunion avec Michel Barnier, une manifestation de mécontentement a tourné à l'échauffourée devant le ministère, blessant quatre policiers, dont trois grièvement. Mourad Kahoul s'est dit impuissant à calmer la colère des marins pêcheurs, et a fait savoir que les délégués resteraient devant le ministère aussi longtemps qu'il le faudrait. "On ne bougera pas. S'il faut mettre des matelas cet après-midi ou ce soir, on restera là", a-t-il fermement déclaré. Le vice-président du Comité national des pêches a également exclu toute levée des barrages dans le pays." On ne lève rien du tout, on ne peut pas mentir aux pêcheurs. Nous, représentants, on n'est plus crédibles à force de raconter des histoires. Ca se passe très mal sur le terrain ", a expliqué Mourad Kahloul.
Les pêcheurs ont en effet encore intensifié leurs actions ce mercredi en bloquant de nouveaux dépôts pétroliers, à Fos-sur-Mer et à Berre. Ils contrôlent désormais tous les accès des dépôts des Bouches-du-Rhône. Des dizaines de chalutiers ont également bloqué le terminal Transmanche de Calais, et le trafic avec l'Angleterre est totalement paralysé. Le gouvernement parle d'une mise en oeuvre "accélérée" ou réadaptée du plan d'aide de 310 millions d'euros sur trois ans décidé en janvier, pour lequel un feu vert de Bruxelles est attendu dans les prochains jours. Les pêcheurs déclarent déjà ne pas s'en contenter. Les discussions devraient reprendre dans l'après-midi. Il faut dire que le dossier est sensible pour Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé auprès des pêcheurs lors de deux visites mouvementées au Guilvinec (Finistère) en novembre et à Boulogne-sur-Mer en janvier.
Articles sur le même thème
Copyright ©2008 Newsweb. Tous droits réservés.
Sujets les plus commentés
- Piepoli positif, Schumacher aussi? 06/10/08
- Encore un suicide à l'école 06/10/08
- Angolagate: Luanda s'invite au procès 06/10/08
- Ajaccio: L'enquête se corse 06/10/08
- Le travail décent dans la rue 06/10/08
Thèmes de la rubrique
- 220 euros
- ABCDE
- ADN
- ANPE
- Accident entre un train et une voiture à Toul
- Agression 19e Actu
- Ajaccio
- Angolagate actu Pasque Mitterrand
- Antoine
- Antoine disparition
- Antonio Ferrara procès
- Appel Douai
- Arcelor Trafic déchets Actu
- Assassinat détenu Varces Grenoble Tueur à gages
- Barré-Sinoussi
- Bastia
- Benoît XVI
- Benoît XVI à Lourdes
- Benoît XVI à Paris
- Bernadette Soubirous
- Bouches-du-Rhône
- Bourse au mérite
- Bruxelles
- Eurostar
- Israël
- Issoire
- Lait contaminé
- Mélamine
- Pape
- Pape Actu
- Paris
- Ronny Ron
- Rose Pizem
- accident
- acident sur la seine
- action directe
- affaire giraud
- alimentaire
- antenne relais
- arrestations ETA Batasuna militant basque
- aschieri
- augmentation du chômage
- bac
- bagagistes
- banlieue
- battues
- chine
- disparition
- meurtre
- sncf

Il n'y a pas de commentaires pour le moment.