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Requiem pour les RG

Publié le 01 juillet 2008 à 14h51 par

Les RG et la DST ne sont plus. Vive la DCRI! La fusion des deux agences, voulue par le chef de l'Etat, donne officiellement naissance ce 1er juillet à la Direction centrale du renseignement intérieur (Dcri). Le nouvel organisme, dont l'objectif principal est de muscler la surveillance de la mouvance islamiste, est dirigée par le préfet Bernard Squarcini, un proche de Nicolas Sarkozy.

RG et DST fusionnent pour devenir la DCRI. Les nouveaux locaux sont situés à Levallois-Perret. - Maxppp
RG et DST fusionnent pour devenir la DCRI. Les nouveaux locaux sont situés à Levallois-Perret. (Maxppp)


RG, DST. Ces initiales appartiennent désormais à l'Histoire. Les Renseignements généraux et la Direction de la surveillance du territoire fusionnent mardi 1er juillet pour donner naissance à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), forte de plus de 3.000 fonctionnaires et vraisemblablement dirigée par l'actuel patron de la DST et ancien numéro 2 des RG le préfet Bernard Squarcini. "On prend ce qu'il y a de mieux chez les uns et les autres, et on laisse ce qu'il pouvait y avoir de rance", résume l'un des protagonistes de la réforme. Quatorze ans après sa rédaction par Jacques Fournet, le projet de fusionner les deux frères ennemis du renseignement policier devient réalité. "Il a fallu une volonté politique forte, celle du président Sarkozy", détaille un acteur du dossier. "L'engagement aussi du ministre Michèle Alliot-Marie et le fait que Frédéric Péchenard, patron de la police nationale, Bernard Squarcini et Joël Bouchité, directeur des RG, s'entendent parfaitement. Peut-être parce qu'ils appartiennent à la même génération de policiers."

Une génération débarrassée de l'héritage Marcellin (ministre de l'Intérieur des années post-68), qui a pris du galon après la chute du mur de Berlin et a vécu en première ligne la montée de la menace islamiste. Les missions de la nouvelle DCRI se répartissent autour de quatre grands pôles : le contre-espionnage, la protection du patrimoine industriel et économique, la lutte contre les terrorismes, la surveillance des mouvements subversifs. Les RG "traditionnels" ne disparaissent pas complètement, mais ils seront dorénavant rattachés à la Direction de la sécurité publique. La section "courses et jeux" a déjà rejoint le giron de la police judiciaire. Reste le cas de la préfecture de police de Paris qui, compte tenu des "spécificités parisiennes" (sites sensibles, voyages officiels...), disposera d'un statut sur mesure. A l'heure où les RG s'apprêtent à se fondre dans la DCRI, le JDD a demandé à trois anciens patrons emblématiques des Renseignements généraux leur analyse sur cette fusion et leurs souvenirs les plus marquants.

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