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Sarkozy à bon port?

Publié le 06 novembre 2007 à 8h27 par

Nicolas Sarkozy est attendu mardi à 10 heures dans le port du Guilvinec (Finistère), où il rencontrera les marins-pêcheurs bretons, en grève depuis vendredi afin de protester contre le gazole cher. Flattés par cette visite présidentielle, les grévistes attendent toutefois des mesures concrètes. Ils demandent notamment la mise en place d'un mécanisme de compensation.

Après le Tchad et avant les Etats-Unis, Nicolas Sarkozy se rend en Bretagne. - MaxPPP
Après le Tchad et avant les Etats-Unis, Nicolas Sarkozy se rend en Bretagne. (MaxPPP)
Nicolas Sarkozy est attendu mardi à 10 heures dans le port du Guilvinec (Finistère), où il rencontrera les marins-pêcheurs bretons, en grève depuis vendredi afin de protester contre le gazole cher. Flattés par cette visite présidentielle, les grévistes attendent toutefois des mesures concrètes. Ils demandent notamment la mise en place d'un mécanisme de compensation.

Nicolas Sarkozy aura-t-il le pied marin mardi matin? C'est à espérer s'il souhaite apaiser les spectaculaires démonstrations de colère conduites depuis quatre jours par les marins-pêcheurs bretons. Exaspérés par le gazole cher, les manifestants ont multiplié les actions pour attirer l'attention des pouvoirs publics. Opérations escargots, blocage des dépôts de carburants ou des ports de pêche, sans parler de mesures de rétorsion contre les récalcitrants à la grève, la situation bretonne a parfois pris des tours alarmants. Et alors que le gouvernement promettait aux grévistes une réunion de crise au ministère de l'Agriculture mercredi, c'est finalement à une visite présidentielle qu'ils auront droit, mardi à partir de 10 heures, dans le port du Guilvinec (Finistère). A l'endroit même d'où est parti un mouvement de grogne qui pourrait s'étendre, en cas d'échec des négociations, à d'autres villes portuaires de l'Hexagone...

"Tout un chacun prend la mesure de ce déplacement"

Avant de s'envoler pour les Etats-Unis, Nicolas Sarkozy tentera donc de déverrouiller la crise. Loin de relever du style imposé, l'Elysée prévient que le chef de l'Etat "a tenu à se rendre" au chevet des marins pêcheurs et des mareyeurs en colère. "Il discutera avec eux des solutions qui peuvent être imaginées pour aider leurs entreprises à retrouver de la compétitivité et pour sécuriser les conditions d'emplois et de rémunération des marins", poursuit le communiqué de David Martinon, porte-parole de l'Elysée. Il sera accompagné dans le Finistère par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier. Et doit sans doute espérer un accueil moins houleux que celui que lui avaient réservé les cheminots de la SNCF échaudés par la réforme des régimes spéciaux de retraite, le 26 octobre dernier... (Voir par ailleurs).

Pour l'heure, au vu de la situation lundi soir, les pêcheurs grévistes semblent dans de meilleures dispositions. Aux alentours de 20h30, le port du Havre a ainsi été débloqué. Philippe le Moigne, porte-parole du comité de crise, a lui expliqué aux journalistes présents sur place, que "tout un chacun prend la mesure de ce déplacement", précisant même que les pêcheurs n'en demandaient pas tant. Toutefois, au-delà du symbole, la visite présidentielle devra déboucher sur "des solutions concrètes". Elles devront notamment permettre de ramener la facture de gazole des pêcheurs à 30 centimes le litre contre 52 actuellement en raison de la flambée des cours du pétrole. Le prix de l'apaisement en somme. Prévenu, Nicolas Sarkozy ne devra pas décevoir.


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