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Médecine esthétique : quel peeling pour moi ?

Publié le 07 mai 2008 à 17h26 par Magénération

Mine brouillée par le tabac ou manquant d’éclat, anciennes cicatrices d’acné ou rides trop affirmées…  Pour chaque problème cutané, il existe un peeling pour vous. Panorama de ses multiples déclinaisons.

Les techniques du médecin

En cabinet, les peelings chimiques, qui desquament la peau par l’application d’un produit acide, sont aujourd’hui les plus utilisés. Ils sont proposés à différents niveaux d’intensité.
- Les peelings superficiels, généralement accomplis avec de l’acide glycolique, sont adaptés à celles qui désirent illuminer leur teint, comme les accros à la cigarette, effacer des taches discrètes ou gommer des rides minimes.
- Les peelings moyens, à base d’acide trichloracétique, traitent les marques « installées » d’acné, les différents phénomènes d’hyperpigmentation et les signes de vieillissement pas trop marqués. Ils sont également utiles pour retendre les peaux relâchées. Plus agressifs que les peelings légers, ils provoquent une sensation de brûlure légère, genre « coup de soleil » Les plus radicaux des peelings chimiques sont les peelings profonds.
- Les peelings profonds sont pratiqués avec du phénol dilué, ils se font sous anesthésie générale et ont des suites d’intervention assez importantes «  Mais le problème du peeling profond, c’est surtout son image de marque… »  explique le Docteur Bernard Peyronnet, dermatologue spécialisé en esthétique « Il a mauvaise presse alors qu’il n’a plus les effets nocifs d’avant, en l’occurrence le mois de récupération, les éventuelles intolérances au soleil ou dépigmentations. Alors que comparé au laser, c’est une partie de plaisir… Et là où le lifting nécessite trois semaines d’éviction sociale, le peeling ne requiert que huit jours. Pour rajeunir de dix ans, cela en vaut la peine ».
- Les praticiens ont parfois également recours aux peelings mécaniques. Ils appliquent alors sur la peau des micro-cristaux à base d’oxyde d’aluminium, qu’ils aspirent ensuite et qui entraînent un décollement des cellules mortes en surface de l’épiderme. Mais ce procédé est en nette perte de vitesse «On y s’en sert encore sur des cicatrices très importantes du visage. L’abrasion vient, dans ce cas, compléter l’action du peeling chimique. Mais toute seule, elle n’a plus aucun intérêt», détaille le Docteur Peyronnet.
 
Que penser des formules maison ?


A côté des actes esthétiques effectués par les professionnels, on trouve dans le commerce, depuis quelques années, des kits de peeling et dermabrasion dits à « à domicile ». Les peelings chimiques sont similaires sur le principe à ceux effectués en cabinet. Mais ils ont une teneur en acide six à neuf fois nettement moins élevée. Les produits de dermabrasion « grand public » s’apparentent, quant à eux, à des super-gommages. Pour le Docteur Peyronnet, ces cosmétiques ne sont « que de purs objets marketing ». « Je ne conseillerai jamais d’utiliser cela » reprend-t-il. « Parce que l’on peut faire une réaction allergique si le produit n’est pas adapté à la peau… Pour que cela soit sans risque et efficace, le peeling requiert un médecin digne de ce nom. C’est une affaire de spécialistes ! ».

Merci pour sa précieuse collaboration au Docteur Bernard Peyronnet, dermatologue. Pour de plus amples renseignements, rendez sur son site, le www.peeling.ws

Bernard Peyronnet

Bénédicte Flye Sainte Marie pour Magénération



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