Mincir, c'est possible même quand on n'a plus 20 ans !
Etape-clé dans la vie d'une femme, la ménopause engendre beaucoup de bouleversements physiologiques. La prise de poids est-elle un passage obligé ? Peut-on maigrir sans s’affamer ? Quels aliments privilégier ? On met les pieds dans le plat - et sur la balance - avec le Docteur Arnaud Maloubier, nutritionniste…
Kilos en trop : les hormones ont bon dos…
Dans la tête de beaucoup d’entre nous, le tournant de la ménopause rime forcément avec prise de poids. Une hausse que l’on impute trop facilement aux hormones… D’abord parce que si l’on a tendance à développer un léger embonpoint à la cinquantaine, c’est presque toujours parce qu’il a été amorcé avant « Il est le prolongement de la prise de poids du reste de la vie. En moyenne, les femmes ont tendance à prendre 800 grammes chaque année entre 30 et 50 ans » explique le Docteur Maloubier. « Il est vrai, néanmoins, qu’il est majoré par la ménopause. Mais ce n’est pas tant en terme de « kilos » que de répartition des graisses. Il y a une redéfinition du corps ». Alors que nous avions plutôt tendance à développer des rondeurs du côté de la fameuse « culotte de cheval » , celles-ci viennent maintenant se loger préférentiellement sur l’abdomen. Changement causé par la chute, puis l’arrêt de la production d’œstrogènes, qui stimulaient ces cellules adipeuses de la zone hanches - cuisses - fesses. En l’absence de ces oestrogènes, les adipocytes des autres endroits du corps se réveillent et se rattrapent en se mettant à stocker vitesse grand V… 
Par ailleurs, la ménopause est aussi un moment de l’existence où le quotidien change, avec les enfants qui partent du nid familial, parfois des incertitudes professionnelles. Ce qui nous conduit souvent à une sédentarisation accrue. « Qui dit moindre activité, dit diminution de la masse maigre, celles des muscles. Et diminution du métabolisme de base…» commente le Docteur Maloubier. « Or, les femmes n’ajustent pas forcément celui-ci d’elles-mêmes » Pour garder la ligne, il faut donc modifier son alimentation en terme d’apport calorique global. Et privilégier certains mets au détriments d’autres, beaucoup moins bénéfiques.
Manger sain, bouger… et être réaliste !
Il faut d’abord faire la part belle aux protéines excellentes pour les os, en incluant dans ses menus laitages, viandes, volailles, poissons. Consommer largement fruits et légumes. Ne pas supprimer totalement les lipides mais privilégier les bonnes graisses, telles l’huile d’olive, de noix, de noisette et surtout de colza. Diminuer au maximum les sucres rapides que l’on trouve dans les viennoiseries, pâtisseries et chocolats. En parallèle, il faut absolument continuer ou recommencer à faire du sport. « C’est essentiel à la fois pour consommer de l’énergie. Et pour maintenir et structurer la masse musculaire, qui constitue l’architecture de la silhouette. L’idéal étant une activité physique significative, régulière et mise en place de façon progressive ». En gardant le cap dans ces deux domaines, on peut raisonnablement escompter perdre deux à trois kilos par mois. Et de réussir à se stabiliser, une fois son poids de forme atteint !
Merci au Docteur Arnaud Maloubier, nutritionniste à Paris (75) 
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Commentaires (3)
niquette | il y a 3 mois
il n'y a rien de nouveau ces 2 ou 3 conseils donnés on les entend partout
lorette | il y a 3 mois
C'est vrai que passé un certain âge, les esclaiers s'accumulent plus vite et plus facilement sous le nombril