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Auteur

Daniel

Article salé

Publié le 24 avril 2008

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Aujourd’hui, j’ai eu envie de mettre à l’honneur un grand oublié de la cuisine: le sel!
Oublié, le sel? Et bien oui, on le met machinalement dans l’eau des pâtes, dans les sauces, sans se rendre compte à quel point il est indispensable à la saveur d’un plat.
Vous ne me croyez pas? Essayez donc une fois de ne pas saler vos pâtes, c’est infect! (Allez, je l’avoue, ça m’est arrivé pas plus tard qu’hier soir! Heureusement que c’est facilement rattrapable comme erreur!).

Revenons à nos moutons, à nos cristaux, je veux dire:
Je ne me lancerais pas dans un cours de chimie sur la composition du sel, et le pourquoi du comment il est obtenu, pour la bonne raison que j'en serais bien incapable!
Pour résumer, le sel vient soit de mines de sel (c'est alors du sel gemme), héritages de lacs ou de mers préhistoriques; soit directement de la mer (les marais salants de Guérande offrent d'ailleurs des paysages magnifiques à visiter).
C'est d'ailleurs de ces marais salants que vient la fleur de sel: c'est la fine croûte qui se forme à la surface des salins. Récoltée à la main, elle est très délicate et plus chère que le sel en poudre. Utilisez-la plutôt pour saupoudrer des crudités ou des petites préparations pour vos apéritifs.

Le sel est utilisé comme « exhausteur de goût » (selon l'expression consacrée) et comme conservateur (harengs saurs, jambons...) depuis la nuit des temps ou presque.
Très tôt (comme toutes les épices) il devient une marchandise prisée. Les empereurs romains et les rois français assoient leur autorité en s'arrogeant le monopole du sel. Le précieux or blanc sert parfois de salaire et d'impôt. Souvenez-vous, la fameuse gabelle...

Aujourd'hui, on en retrouve sur toutes les tables et même à l'excès: plusieurs études ont montré que les Français mangeaient trop de sel, ce qui aggrave les risques d'hypertension.

A consommer avec modération donc!

A vos fourneaux:

Rassurez-vous, je en vais pas vous donner une recette dont l’ingrédient principal serait le sel ;) juste quelques suggestions d’utilisations:

Saupoudrez vos toasts de foie gras de fleur de sel et savourez la texture croquante de la fleur de sel sur la douceur du foie gras, dont le goût sera légèrement relevé sans être étouffé par le sel.

A l’heure du cocktail, pour les margaritas, recouvrez le bord de vos verres de jus de citron puis de sel: c’est meilleur et ça fait authentique...

Le fromage blanc ne se mange pas nécessairement sucré: les orientaux le mange le plus souvent salé et poivré. Vous pouvez y ajouter aussi ail, citron, persil etc à votre convenance!

Article acide

Publié le 16 avril 2008

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Les beaux jours arrivent et avec eux le début de la saison de l'oseille!
Non, pas celle qui remplit (ou pas) vos porte-monnaie, celle qui pousse dans les champs (ou, dans mon cas, qu'on achète au marché).

Longtemps réputée pour ses vertus médicinales (réelles ou supposées), l'oseille est aujourd'hui méconnue. Et quel dommage! A défaut d'être un remède miracle, elle est bourrée de vitamines (C et E), de minéraux (fer notamment) et surtout absolument délicieuse!

Elle est le plus souvent consommée en soupe ou en sauce (je vous donne une recette simple et savoureuse plus bas), mais si vous en achetez de la fraîche, goûtez-la, c'est acide mais merveilleux! Non le mot n'est pas trop fort, je me souviens enfant d'en avoir croqué des quantités dans le jardin de ma grand-mère… Mais assez de nostalgie, revenons au présent:
Dans ce monde où la consommation est reine, faites acte de résistance (et de gourmandise):
Redonnez au mot oseille son vrai sens, et mettez cette jolie plante à l'honneur: invitez-là dans vos salades, faites la trôner sur vos tartines à l'apéritif et laissez-la agrémenter vos sauces!

A vos fourneaux:

Sauce à l'oseille

Ingrédients:
Oseille fraîche hachée
Beurre

Voici une recette extrêmement simple et qui accompagne délicieusement le poisson.

Mettez l'oseille et le beurre (une cuillère à soupe d'oseille pour une noisette de beurre) dans une casserole à feu doux. Remuez de temps en temps, jusqu'à ce que le mélange soit homogène.
Salez, poivrez, ajoutez de la crème fraîche (à votre convenance: goûtez pour en tester l'acidité et l'onctuosité).
Votre sauce est prête!

Attention: l'oseille réduit énormément. Comme je fonctionne plus au jugé qu'aux mesures, je suis bien conscient que ma recette est un peu imprécise…. D'autant plus que je la tiens de maman, qui elle-même la tenait de sa maman etc… Eh oui c'est un véritable secret de famille que je vous livre… En traversant le temps, les quantités se sont donc un peu égarées…
Prévoyez au minimum 200g d'oseille par personne, ou faites-en plus et congelez!

Article pressé

Publié le 10 avril 2008

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Virginie me demandait, il y a peu sur la discussion "Heureux événement: mon premier blog est né" (blogueurs* de tous horizons, venez nous y rejoindre!), des conseils pour améliorer un peu l'ordinaire, surtout quand on est pressé.

(*Je suis novice en la matière comment doit-on appeler ceux qui tiennent un blog? Et surtout quelle orthographe?)

C'est vrai que depuis que je suis à la retraite, j'ai le temps de mijoter de bons petits plats, et mon inconscient a relégué bien loin dans les méandres de ma mémoire ce temps funeste où je devais faire vite!
Alors à vous tous qui travaillez et dont les papilles sont frustrées, je vous fais deux conseils:

Quand vous avez le temps, (et l'envie) préparez quiches, gratins et autres plats en sauce, que vous congelez en portions individuelles, prêtes à être décongelées en 5 minutes les jours de semaine.

Pas grand-chose dans le frigo et l'œil sur la montre? Pensez à varier les épices! Un peu de crème fraîche, des oignons rissolés, un savant mélange d'épices, et voilà votre bête assiette de pâtes transformée!

Je ne vous en ferai pas la liste des épices, on y serait encore demain, alors laissez-moi vous présenter rapidement le reine de toutes: le Safran.

Reine parce qu'une des plus chères (aux alentours de 10 euros les 0,5g en supermarché ou épicerie, soit du 20 000 euros le kilo!), une des plus délicates, mais aussi une des plus appréciables en cuisine: elle parfume et colore d'un joli jaune doré la préparation.

Le Safran est cultivé depuis l'Antiquité dans les pays méditerranéens, le Moyen-Orient et le sous-continent indien. Les fleurs (une espèce d'iris) fleurissent à l'automne. Elles sont ramassées à la main, car les stigmates, ces fameux filaments rouges vendus à prix d'or, sont extrêmement fragiles. Séparés du reste de la fleur, ils sont ensuite séchés au four, et prêts à être expédiés chez les gourmets du monde entier!

Attention, préférez toujours le safran en stigmates: en poudre, vous n'êtes à l'abri d'un mélange de safran, curry, curcurma etc…

A vos fourneaux:

Gambas flambées au safran

Gambas (ou à défaut crevettes) fraîches ou surgelées
Crème fraîche
1 oignon
½ verre d'alcool anisé
quelques brins de safran

Faites revenir l'oignon émincé et les gambas.
Quand les gambas sont cuites, versez en répartissant bien dans votre poêle et faites flamber (attention à vous et à ne pas faire frire la hotte par la même occasion, si vous en avez une!)
Quand l'alcool a fini de brûler, ajoutez quelques cuillérées de crème, remuez, ajoutez le safran et remuez à nouveau, pour uniformiser la sauce ainsi créée.
Accompagné de riz, vous avez un plat de chef, prêt en moins de 20 minutes!

Article à la noix

Publié le 03 avril 2008

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Non, non, ne vous fiez pas à mon titre, je n'ai pas l'intention de vous raconter des salades (quoique), mais au contraire, de vous parler d'un sujet ô combien sérieux: la cuisine!
Eh oui, je suis un incorrigible gourmet, et comme le partage fait partie des plaisirs culinaires,

Bienvenue sur mon blog!

Et pour ma première fois voici un petit bijou de ma région natale:
la Noix de Grenoble, une grande et vieille dame.

La nuciculture – le mot savant pour culture des noix ;) - dans le Dauphiné remonterait aux Romains! Mais en fait c'est à partir de la fin du 19è siècle suite à des épidémies qui ravagent les autres cultures (mûriers et vignes) que les noyers deviennent la principale production de la région. Et en 1938, la noix de Grenoble obtient l'AOC, l'un des premières de France!
Cette AOC regroupe trois variétés de noix: la Franquette, la Parisienne (qui ne vient évidemment pas de Paris) et la Mayette, cultivées le long de l'Isère, de Montmélian à Romans (à cheval sur l'Isère, la Drôme et la Savoie).

En plus d'être délicieuses, les noix sont excellentes pour la santé: elles sont bourrées de minéraux (potassium, phosphore, magnésium), de vitamines, et aideraient à prévenir les maladies cardiovasculaires! A se demander pourquoi elles ne sont pas remboursées par la Sécu, non?

A vos fourneaux:

La noix se mange bien entendu seule, à l'apéritif, avec le digestif ou en cas de petits creux, mais se marie aussi très bien aux fromages, aux salades composées et donnera une touche savoureuse à vos gâteaux et vos pains.
Pensez aussi à l'huile de noix pour varier vos sauce de salades.
Enfin, comment ne pas parler du vin de noix, traditionnel de la région grenobloise!
Comme toutes les spécialités régionales, chaque famille a sa recette, mais en voici une communément pratiquée:
Ingrédients:
- 40 noix vertes
- 4 litres de vin rouge
- 1 litre d'eau de vie
- 1 kg de sucre

Coupez les noix en quatre.
Mélangez vin, eau de vie et sucre. Ajoutez-y les noix.
Laissez macérer pendant 40 jours.
Mettez en bouteilles (en filtrant!) et laissez vieillir.

PS: "spéciale dédicace" comme disent les jeunes, à L'agitateur qui en ouvrant son blog m'a donné envie d'en créer un aussi.