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"Mademoiselle Maude posant toute nue", (détail)
Publié le 30 juin 2009
Jean Pierre Harixçalde, "Une histoire assez drôle"; (suite)
Publié le 30 juin 2009
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"Mademoiselle Maude posant toute nue" huile sur toile (27X22)
Suite de la page précédente:
...Moi je me rendis tout droit vers la maison de mademoiselle Maude
en agitant dans une main le petit bracelet, et continuant plus avant
il ne me resta plus qu'à me repaître les yeux de sa porte merveilleuse.
Je frappai en protestant à grands cris,
et la dame entendant la tension dans ma voix choisit de sortir aussitôt.
Les portes s'ouvrirent d'elles-même et je découvris sa tête qui montrait clairement
que ce n'était pas seulement pour sa fortune,
ni pour sa situation qu'on lui accordait ses bontés!
Elle m'invita à sa table, et suivant l'autorité et les conseils de mon ami le nain,
embarrassé je lui obéis en bégayant.
Elle me mena à travers le vestibule, et comme si j'exerçais la profession de banquier,
elle m'assit sur un siège clouté aussi blanc que l'argent qu'ils manipulent,
et approcha de mes pieds, non sans marcher avec beaucoup de précaution,
un petit coussinet gonflé de pièces jaunes.
Puis conservant en son cœur du ressentiment contre moi, mais gourmande,
elle trafiqua avec passion et le plus grand empressement, dans un calice aux hanses coupées, un quart de litre de drogue qu'elle m'invita à boire.
Les oreilles tout à fait disposées à l'entendre, je la vidais tout à loisir,
tandis que s'abandonnant, en un transport mystique elle essayait de se pendre à mon cou
comme un porc vidé de son sang à l'étal du boucher, en disant:
"mon cochon, couche-toi là qu'on règle nos affaires selon la position des astres,
comme je l'ai fait avec les autres issus du ramassis de tous les vices!"
Et pour preuve, souhaitant exercer son pouvoir souverain,
très agitée, elle complota de me faire la totale!.. (à suivre)
Jean Pierre Harixçalde, "Une histoire assez drôle"; (suite)
Publié le 29 juin 2009
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"Vase de fleurs" huile sur toile (45X38)
Suite de la page précédente;
Mais par petits raisonnements coupés comme en tranches,
j'étais inquiet qu'il en soit venu à me toucher les genoux et les mains afin de me supplier,
quand au long de mon parcours, grâce à dieu,
un nain au menton couvert de duvet pointa le bout de son nez et me dit amicalement:
"Aller à l'aventure en une course capricieuse, sans établir de plan, est dangereux!
Tes compagnons pourtant dans la plénitude de leur force sont à l'heure ou je te parle
enfermés comme des porcs dans les étables de mademoiselle Maude!
Crois-tu pouvoir les libérer en publiant tes écrits?
Même s'ils ont grand mérite, je te prédis que tu n'y arriveras pas!
Cependant sans violer l'horoscope auparavant je te ferai observer
qu'en certaines circonstances, on peut transgresser cette loi pour s'assurer le succès
sans avoir à le solliciter avant de te rendre chez mademoiselle Maude.
En effet, ta cause est excellente et tu peux avoir bon espoir.
Ne t'avoue pas vaincu!
Je vais te montrer par la parole comment cette séductrice ébranle le cœur des hommes
de ses enchantement qui sont des duperies.
Elle est d'un caractère où s'allient la force et la douceur qui mêlent leur âme à la sienne,
au point de s'accoupler agité par le feu de la fièvre qu'elle provoque
en jetant de sa propre main un verre de drogue à la tête de celui qu'elle choisit.
Mais le germe des graines que je vais te donner empêchera cet effet.
Tel que je te vois harnaché il est bien sûr évident qu'elle aura du mal à te toucher,
mais comme si tu voulais la protéger, invite la à danser.
Elle, avec des mouvements agités, de toute manière ne te mettra pas la pression,
car, pour cause, elle ne te sautera pas au cou,
mais alarmée elle tremblera pour ses affaires qui sont pour elle d'une importance majeure.
Alors, ne te refuse pas à ce genre de conversation,
et en termes les mieux choisis qui seyent parfaitement à une personne de condition libre,
donne lui des réponses généreuses
en lui montrant qu'elle est en toute sécurité comme avec son propre frère,
et prends la responsabilité de lui promettre un avenir meilleur,
à condition qu'elle ne remplisse pas sa mission
qui vise depuis maintes années au pouvoir absolu.
Maintenant, en exprimant quelque chose de laid de manière à ce qu'elle ne soit pas laide,
nous allons aborder le reste: signale lui de manière virile que sans aucune ressource
tu es à découvert, sans pour autant être privé ni d'énergie, ni de courage!"
Cela dit, montrant ses dents aussi blanches que celles de mon banquier,
il me donna son nom et un petit bracelet de perles à l'éclat lumineux
dont il m'expliqua que leur vertu était attachée à de profondes racines.
Elles étaient obtenues par les scientifiques qui les appellent des atomes
et dont le corps tout d'une masse solide est indivisible...
Mais à notre époque il n'y a rien d'impossible!
Puis il s'en alla. (à suivre)
Jean Pierre Harixçalde, "Une histoire assez drôle"; (suite)
Publié le 28 juin 2009
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"Le chemin dans la forêt" huile sur toile (54X46)
suite de la page précédente
...Mais me prenant à part, il fléchit des genoux,
et de manière complexe, courbé, il me lécha les guêtre en mouvements répétés.
Il essayait de m'entortiller d'une oraison jaculatoire qui invoquait le droit à la liberté de penser:
"Il serait peut-être plus utile de chercher une maison à louer pour y faire la cuisine!..
...Comme tu le dis toi-même, les actes injustes ne sont avantageux pour personne!...
Et en sus, en la menaçant de ta présence, tu risques d'offenser cette sainte femme!.."
Je lui répliquai:
"Cher beau-frère! Dresse une table, disposes-y des coupes,
et établis des lois pour tout et n'importe quoi si bon te chante!
Mais mon point de vue à moi est que je dois y aller!
J'en éprouve d'ailleurs le besoin très pressant!"
Et cela dit je m'éloignai à grands pas. (à suivre)
Jean Pierre Harixçalde, "Une histoire assez drôle"; (suite)
Publié le 27 juin 2009
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"L'ivresse" huile sur toile (60X51)
Suite de la page précédente..
.. Mon beau-frère revint promptement pour me donner des nouvelles de nos camarades
et de leur sort funeste.
Toutefois, bien disposé à l'égard de mademoiselle Maude, il ne parvint pas à parler.
Tel était son malaise!
Poussant avec intelligence des gémissements,
il faisait rouler ses yeux chassieux pour combattre les larmoiements.
Mais nous, avec grand fracas le pressions de questions.
Enfin avec un air de componction, par crainte de mes colères foudroyantes
il nous raconta le malheur de nos camarades:
"Dans l'ordre, on traversa une épaisse forêt en direction d'un creux protégeant une belle demeure de pierres polies dans un lieu déboisé.
Là, dressant une table une personne de nature divine, ou peut-être humaine,
chantait le chant de l'hymen d'une fort jolie voix.
Mes compagnons crièrent pour l'appeler.
Elle sortit aussitôt en ouvrant une porte brillante et nous enjoint d'entrer.
Mais moi ayant deviné une ruse, je ne bougeai pas.
Toute la troupe disparut.
Aucun d'eux ne revint, et pourtant je restai longtemps à attendre."
Trêve de jactance!
A une distance de deux mille pas, on sentait ses idées s'entrechoquer.
Ou bien ça ne lui allait pas de boire, ou bien les dés étaient pipés!
Je pris donc mon couteau que j'avais mis au clou pour obtenir un peu de liquide,
mes souliers ferrés et mes vêtements à rayures pourpres,
et bardé comme un oursin je l'engageai à guider ma marche contre l'ennemi.
(A suivre)
"Jean Pierre Harixçalde: "Une histoire assez drôle" (suite)
Publié le 26 juin 2009
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"Portrait de Paul" Huile sur toile (41X32)
suite de la page précédente:
C'était une construction dans le creux d'un vallon déboisé,
dans un lieu particulièrement isolé.
Elle était faite de pierres dures mais polies avec un art achevé,
et entassées par couches en ordre régulier selon les études qui sont le propre de l'homme raffiné.
Elle était entourée de fleurs éclatantes, mobiles, à l'odeur incertaine,
aussi grosses que des bœufs, et dont mademoiselle Maude tirait les graines
pour en faire une friandise au goût décevant et de la nature glissante d'un vagin
qui prête à rire quand à la recherche de nourriture il se fait caressant.
A la vue de ces monstres qui leur indiquaient le chemin,
le cœur épouvanté mes compagnons commencèrent à trembler,
et à croire qu'ils étaient devant le tombeau de la sainte Vierge elle-même,
tournant leurs regards de tous côtés, le corps raidi, attentifs au combat,
Ils touchèrent la terre du genoux.
Cependant à l'intérieur, mademoiselle Maude chantait le chant magique de l'hymen
d'une jolie voix qui s'infléchissait vers un ton pathétique,
en dressant elle-même une table afin que le service soit mieux fait,
et degré suprême de la délicatesse digne d'une sainte, sans avoir à menacer personne.
Le premier qui parla fut Paul qui possédait beaucoup de talents très précieux.
"Mes amis! Il y a là une personne qui dresse une table en chantant le chant de l'hymen
du son le plus aigu au plus grave qui dissipe les soucis et les craintes!
Est-elle de nature divine, ou simplement humaine?..
Sans nous en approcher de plus près, appelons-là à notre aide!"
Ils appelèrent donc au secours.
Excepté mon beau frère qui se conduisit divinement en refusant sa supplication,
tous se trainèrent à l'intérieur et la bonté divine s'étendant à toutes choses,
histoire de les purifier elle assit leur fondement sur des sièges.
Puis, en les arrosant de vin en promotion dont elle avait préparé des verres
en y mêlant une combinaison d'élément les plus différents,
selon la constitution de chacun elle s'escrima avec plus ou moins de vigueur,
à introduire dans leur gorge ses friandises chéries pleines d'une sève à faire trembler.
La démence se baignant avec ivresse dans leur sang,
déchainés, sous l'effet d'une passion violente ils se mirent à frissonner!
Alors de sa trique elle les frappa,
et les jeta froidement comme des porcs sur l'étale du boucher.
Du cochon d'ailleurs, ils avaient pris non seulement le groin, les oreilles,
le rythme et la bonne qualité de voix, mais aussi la chair!
Par contre, leurs yeux étaient restés les mêmes.
Ainsi, ils grognaient et pleuraient en agitant la tête,
tandis que mademoiselle Maude tout en les insultant,
à la queue leu-leu les gavait de glands avec un entonnoir afin de les engraisser.
Car s'employant elle aussi entièrement à la recherche d'un mieux être,
elle faisait l'élevage de ces animaux afin de faire fructifier ses intérêts
qu'elle s'appliquait à placer en bien-fonds!...
(A suivre)
"Le corps à corps", (détail)
Publié le 24 juin 2009
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Suite de la page précédente:
Dés l'aube, ayant fait trêve de notre intimité, je m'adressai alors à tous ceux
pour qui les hommes jouissant de la considération et de la faveur publiques
sont d'autant plus irritants qu'ils oublient que la jeunesse contracte leur paranoïa:
"mes chers amis, prêtez-moi bien l'oreille, je ne dirai que quelques mots:
ces hommes ont eu largement le temps de réfléchir sur le genre de vie qui leur convient le mieux!
Mais moi pour qui la sagesse par excellence consiste à ne croire que ce que l'on voit,
malgré une épaisse fumée se répandant à travers la forêt
j'ai vu de mes yeux vu que leur système bâtait de l'aile."
Prenant alors conscience de leur propre aliénation,
il leur revint à l'esprit la puissance tyrannique de J. H. Riccaldi,
et ils déplorèrent à grands cris que des jeunes gens puissent perdre leur sensibilité de manière lamentable.
Et cette situation provoquant des gémissements unanimes,
l'espoir au moins de pouvoir boire à la même coupe était permis désormais.
A propos de coupe, frappant la mienne à coups redoublés,
"Garçon!.. L'addition!..."
Car sans être avare, ni les combattre au risque de frustrer l'un ou l'autre,
il nous faut maintenant travailler en un langage concis, et une balance exacte,
à l'unification de deux concepts radicalement opposés.
A la tête de l'un, je mis mon beau frère qui avait au fond de lui-même des pensées différentes des miennes.
Pour l'autre, ce fut moi qui agitait les doigts,
non pas pour m'acquitter de la somme à payer, mais pour la tirer au sort,
lequel désigna mon beau frère avec la plus grande insistance.
Donc, tout éploré il partit avec la moitié des copains par les chemins percés à travers la forêt,
en direction de la maison de mademoiselle Maude,
nous laissant derrière eux tous larmoyants,
manière de nous exprimer selon nos caractères grossiers.
(A suivre)
"Le corps à corps", Jean Pierre Harixçalde
Publié le 24 juin 2009
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Huile sur toile (64X53)
"The rape", Jean Pierre Harixçalde
Publié le 23 juin 2009
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Huile sur toile (60X51)
Suite de la page précédente...
Piqué, je la saisis avec violence par le milieu du corps,
et je la transperçai pour la plus grande part!...
... Et bien!?... Et puis après?...
Gonflée de menaces, elle me jeta de la poussière aux yeux,
et se mit à bramer que je lui avais volé son âme!
Moi, j'étais tout confus, j'en atteste les dieux,
car dans la tension où ils m'avaient contraint, non seulement j'avais pris mon pied, mais de plus, dans la même foulée, j'avais effacé en une seule raclée
l'influence des professeurs d'école dont je ne comprenais pas qu'ils ne puissent enseigner
rien,
si ce n'est l'effronterie...
Et le cœur palpitant, je dis en reprenant haleine: "qu'ils aillent au diable!
mais qu'ils se gardent d'y emmener la jeunesse dont le suprême pouvoir de l'éclat
devrait faire resplendir en les illuminant les églises et les temples!"
Mais, cette lutte étant déjà arrivée à un corps à corps de bêtes sauvages,
ou quelque chose dans le genre, je n'en dirai pas plus long.
Quoiqu'il en soit, j'essayais de la réconforter et de la consoler par des paroles douces:
"Mon amie, la pratique de cette méthode profondément navrante,
est un supplice pour les innocents!...
Mais, que tu cherches ou non à servir à boire au diable lui-même,
aussi bouleversée que tu puisses l'être
tu n'iras pas en enfer avant le jour fixé par un destin fatal, qui pour finir,
je le sais par ouïe dire, n'a pas le moindre scrupule depuis que les hommes existent!"
Elle n'était pas privée de la faculté d'entendre,
et à ces paroles elle me considéra avec stupeur,
me déchargeant du crime dont elle m'avait accusé,
tandis que je me demandais avec surprise d'où m'était venu ce goût pour la philosophie.
Quand à tous les égards nous nous fumes réjouis, de file en aiguille,
purifiés nous nous préparâmes au festin, et plus courageux à supporter la douleur,
tout l'après-midi jusqu'au coucher du soleil, nous partageâmes de manière plus expressive nos corps pleins de vie et de santé.
(à suivre)
"Une histoire assez drôle" illustrée par son auteur Jean Pierre Harixcalde
Publié le 22 juin 2009
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"Portrait de Mademoiselle Maude" Huile sur toile (50X41)
Previously:
..."Habiles à tout dissimuler et à faire les fols de jour,
la nuit notre clientèle n'était plus des visages aux apparences de vertu
que reflétaient les miroirs, mais levant le masque, des géants borgnes
qui du haut des falaises nous caillassaient,
et qui en un combat douteux, au plus fort d'une mêlée terrifiante
se promettaient des monts d'or en criant: "Pas de quartiers!... A mort!" ......
...
Épisode trois:
De là, sans ralentir notre course on poussa plus avant vers le nord,
et en miettes, amaigri, j'arrivais avec moins de la moitié de mes camarades,
dans un bordel, la nuit, silencieusement, comme un brigand,
à Palapio où Mademoiselle Maude, une délicieuse grande gueule (que les dieux me pardonnent!)
jouissait pleinement de la vie,
contrairement à son frère qui souffrait d'indigestion chronique.
Ils étaient d'une excellente famille: leur père était un magna de l'industrie solaire,
et leur mère une ancienne astronaute reconvertie dans l'étude des fonds marins.
Deux jours et deux nuits on resta au lit en nous employant entièrement à la recherche d'un meilleur équilibre,
sans nous hasarder à combattre les bruits qui couraient déjà à notre sujet
et que les gourmandes nous rapportaient.
Mais, dès l'aube du troisième jour, vous avez deviné juste, je me pris par la main,
non pas pour m'enlever le ceruleum des oreilles et m'en repaître les yeux,
mais, sans être vu de personne, pour prendre la mesure de la rumeur
et examiner la situation.
Sans entrer dans des détails scabreux, pour dire l'essentiel,
on pouvait déjà voir qu'aux jeunes juments on préférait les vieilles carnes,
et qu'ayant ainsi à prendre sur soi les sentiments de répulsion
que naturellement on éprouve à leur égard,
en des circonstances politiques pourtant des plus difficiles
on ne réprimait pas certains des désirs par crainte des lois,
mais tout simplement parce qu'on avait déjà à trainer son boulet.
On pouvait ainsi donner libre cours à son égoïsme
car connaissance fondamentale de la science politique,
on recevait la récompense du devoir accompli...
Ceci dit non pas pour faire accroire en faisant des veines promesses,
mais pour captiver les oreilles, et les pénétrer des préceptes de leur psychologie.
Poussé sur une voie transversale aussi foulée que le cul des putes que j'y croisais usées par le travail,
je traversais d'outre en outre une épaisse forêt de chênes
et j'aperçus la maison de Mademoiselle Maude!
La flamme suit de très prés la fumée, et vous ne serez pas déçu...
Les entrailles palpitantes j'étais embarrassé!.. Voyez-vous?..
Plutôt que de m'étendre sur le champ je préférais donc revenir en arrière
pour me donner le temps de la réflexion et abandonner mon emprunte dans l'ombre.
Or, une adolescente, un grand échalas sans entrain
circulait la tête haute couronnée d'une frange,
pour faire paître ses moutons à la croisée des chemins du vice et de la vertu.
Respectueuse de la nature, elle trouva là l'occasion de me montrer par tous les moyens
et avec entêtement son affection pour elle,
et percevant les effets brûlants du soleil elle s'enflamma et engagea le combat
en relevant par un nœud les plis ondoyants de sa robe afin de me servir à boire!
(A suivre)
Jean Pierre Harixçalde, "Paysage bleu"
Publié le 21 juin 2009
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Huile sur toile (55X46)
Jean Pierre Harixçalde, "Paysage"
Publié le 18 juin 2009
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Huile sur toile (61X54)
"Une autre histoire assez drôle" illustrée par son auteur Jean Pierre Harixçalde
Publié le 16 juin 2009
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Huile sur toile (38X31)
Previously:
..."Ainsi donc, ma chère âme blessée,
pour avoir déchainé les désirs de grenouilles capricieuses
qui dépourvues de raison tiennent ce qui est faux pour vrai,
au son de leurs trompettes exaltées par une pluie battante,
on errait ça et là sans planche de salut ni aucun point d'appui,
trahis par nos propres sentiments."....
........
Épisode 2
" Nous étions déprimés, et pour ne pas couler on se rendait quelques services;...
on se rendait utile,... avec empressement,... en jouant à pile ou face
afin d'aider à la manœuvre de notre galère avec plus ou moins de zèle!..."
"Six jours et six nuits on s'acquitta ainsi de nos fonctions.
Le septième jour nous parvenons en une région étrange.
Au pied d'une forteresse rocheuse, une ville aux portes éloignées les unes des autres,
et ou des âmes infortunées, revenant de bains de mer essoufflées,
trouvent leur bonheur dans leur jolie coiffure
qu'en troupeau elles se font entortiller en boucles comme des moutons sur le sommet de la tête,
en un lieu ou elles se réunissent, un salon comme elles disent.
Qu'elles y entrent ou qu'elles en sortent, elles sont toujours traitées avec des compliments:
"- Bonjour jeune homme!..."
"- Porte-toi bien!..."
"- Je suis heureuse que tu sois de retour et en bonne santé!..."
"- Tout va-t-il bien ?..." Etc, etc.
Et elles répondent avec déférence au salut avec des petits cris joyeux!...
Là, vieillissant, luttant contre le sommeil, un drôle de zèbre qu'elles appellent "maître"
rêve tout éveillé de butiner de jour les femmes, et les hommes de nuit,
afin de doubler ses revenus en doublant ses faveurs
sans jeter le discrédit ni empirer le mal, car toutes et tous sont proches parents!.
Nous arrivons donc en cet asile de style rococo, renommé pour ses supplices,
et en remuant des hanches prenons notre service,
non sans retenir les lèvres pincées notre respiration afin de faire impression.
Pour ne pas avoir à revenir sur la description générale de notre devoir,
il nous fallait mouiller, sous l'œil bienveillant du maître,
des cheveux afin de les ramollir avant de leur donner en harmonie avec le genre différent
une forme gracieuse à l'aide d'un "brushing", principe de toutes choses pour notre clientèle
qui fardée et parfumée nage dans la mollesse, ballotée entre la crainte et l'espérance,
ni plus ni moins gonflée d'orgueil!...
La glace étant rompue en des rires pleins d'abandons,
je m'acquittais de ma tâche au caractère sacré
car j'avais juré fidélité sur les petites pièces jaunes
dont je me saisissais du bout des doigts tout en faisant la roue.
Mais des hommes, je ne percevais que l'odeur fumeuse des bistrots!
Ayant regagné leur confiance, je dépêchais trois de mes camarades afin de savoir, Mesdames et Messieurs, de quel pain se nourrissaient les indigènes de cette contrée,
très éloignés semblait-il du maniement des affaires.
Ils suivirent donc les traces d'un camion qui transportait un tas de bois.
Singulièrement c'était une femme monstrueuse qui le conduisait,
un horrible croque-mitaine, la fille d'un dénommé J. H. Riccaldi,
chef d'une famille de gangsters nés pour nuire.
Brûlée par l'ardeur du soleil elle sauta de la cabine de son poids-lourd,
et la soif lui desséchant le gosier,
en toute hâte elle s'engouffra à l'intérieur de "La fontaine aux oursins",
un restaurant en bord de mer ou elle trouva soulagement à ses peines
non sans mordre à belles dents dans une sorte de croque-monsieur!...
Sans se priver mes camarades lui demandèrent:
"Qui est donc le maître de ce pays ou l'argent semble roi?
Sur quel genre d'homme exerce-t-il son pouvoir?...
En effet, nous n'en voyons aucun!"...
Commandée par la nécessité du moment, elle retourna sur ses pas
pour leur montrer d'un signe de la tête la haute toiture brillante de la maison de ses parents.
Ils entrèrent donc en la demeure de cet homme dangereux,
illustre par le nom et honoré de sa moitié aux vues élevées, sans trop approfondir.
Elle l'avait d'ailleurs acheté à vil prix, sans rencontrer de résistance chez la population.
Impatiente elle se frottait les cuisses, car pour la première et dernière fois
elle lui avait prêté de l'argent dont elle calculait, année sur année, les intérêts des intérêts...
Sa vue leur inspira d'autant plus l'effroi, que sans traîner
elle les soumit à l'impôt sur leurs modestes revenus,
en les mettant à demeure de payer sur le champ à son célèbre époux et maitre de ces lieux,
qui nourrissant les projets de régner sans partage,
aussitôt les condamna à une mort obscure, ça coule de source.
Alors il se saisit du plus dodu, et sans préalable,
le caressant de la main il l'étendit en avant afin de s'en repaître...
Pour éviter la honte, les deux autres s'enfuyant en une course rapide se mirent hors-la-loi.
Lui, à peu de frais les déclara coupables et invoqua l'appui de la population
en appelant notre gentil patron à nous faire la guerre!
L'obscurité croissant, d'innombrables hommes et femmes, chacun de leur côté
marchèrent au pas de course, dirigeant leurs armes contre nous!
Et à quoi bon le cacher plus longtemps?... Tous et toutes exerçaient le métier de gangster!
Habiles à tout dissimuler et à faire, parfumée et fardée, les fols de jour,
de nuit notre clientèle n'était plus des visages aux apparences de vertu
que reflétaient les miroirs, mais levant le masque, des géants borgnes
qui du haut des falaises nous caillassaient, et qui en un combat douteux,
au plus fort d'une mêlée terrifiante se promettaient des monts d'or en criant:
"Pas de quartiers!... A mort!.."
en brandissant des crocs et en grinçant des dents dont ils coupaient nos chairs
comme si nous étions des thons qu'ils voulaient anéantir en se baignant dans le sang.
En homme d'expérience, pour échapper à ce malheur, je rompis les amarres,
encourageant mes amis à fuir loin des lourdes falaises les fantasmes sordides de vieillards décrépis,
qui du moment ou le lit moelleux sur lequel ils languissent est orné de riches et délicates broderies
se réjouissent sans trop se faire suer!
Mais, affaiblis par l'ennemi, la plupart d'entre nous y restera. JPH
(Toute ressemblance avec des personnes existantes est un pur hasard)
Jean Pierre Harixçalde, "Paysage"
Publié le 16 juin 2009
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Huile sur toile (61X56)
"Portrait d'Isabelle Etcheverry" (détail)
Publié le 16 juin 2009
Jean Pierre Harixçalde, "Portrait d'Isabelle Etcheverry"
Publié le 16 juin 2009
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Huile sur toile (51X45)
Jean Pierre Harixçalde, sans titre
Publié le 11 juin 2009
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Huile sur toile (41X36)
"Paysage" Jean Pierre Harixçalde
Publié le 11 juin 2009
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Huile sur toile (6OX52)
"Paysage" Jean Pierre Harixçalde
Publié le 11 juin 2009
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Huile sur toile (31X25)
"La robe à fleurs" Jean Pierre Harixçalde
Publié le 11 juin 2009
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Huile sur toile (35X28)
Jean Pierre Harixçalde (sans titre)
Publié le 11 juin 2009
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Huile sur toile (26X21)
"Portrait de Marie-Christine (2)" Jean Pierre Harixçalde
Publié le 10 juin 2009
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Huile sur toile (51X45)
"Portrait de Marie-Christine (2)" détail
Publié le 10 juin 2009
"Rochers dans la forêt d'Iraty", Jean Pierre Harixçalde
Publié le 07 juin 2009
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Huile sur toile (65X58)
"Retour à la Rhune" Jean Pierre Harixcalde
Publié le 06 juin 2009
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Huile sur toile (26X21)
"La jeune fille du parc Ducontenia" (détail)
Publié le 05 juin 2009
"La jeune fille du parc Ducontenia" Jean Pierre Harixçalde
Publié le 05 juin 2009
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Huile sur toile (53X45)
"Portrait de Jean Pascal", Jean Pierre Harixçalde
Publié le 04 juin 2009
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Huile sur toile (27X21)
"La femme aux lunettes de soleil", Jean Pierre Harixçalde
Publié le 04 juin 2009
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Huile sur toile (35X28)
