|
||
|
Alex de Angelis court en MotoGP depuis six Grands Prix. De Angelis, c’est qui ? Un rookie ? C’est vrai, le pilote Honda Gresini qui n’avait pas ébloui en 250cc n’avait pas réussi jusqu’à là à se montrer en MotoGP. Certains se demandaient même s’il avait vraiment sa place en catégorie reine. Abandon ou fin de course en queue de peloton, il était vraiment très loin de faire bonne impression. Mais bon, à qui le comparait-on ? A Jorge Lorenzo, Andrea Dovizioso, James Toseland ? Des garçons double ou vice champions qui ont empilé les succès alors qu’en 250cc, De Angelis n’en a gagné qu’un. Pourquoi alors est-il monté en MotoGP ? Parce que, la saison dernière, il est monté sur le podium onze fois et qu’il a terminé troisième au championnat.
La clé pour comprendre ce qui s’est passé hier c’est que De Angelis est San Marinais. Et comme en moto, il n’y a pas de course à San Marin, le Grand Prix d’Italie c’est un peu le sien. Alors il était très motivé pour briller devant le public italien : sur le sec comme sur le mouillé, il a piloté comme jamais. Je trouve ça génial qu’un pilote puisse gagner grâce à son mental. Et là, pendant 23 tours, il nous a offert un festival. C’est vrai, il disposait certainement d’une moto bien réglée et de pneus qui ne se sont pas dégradés. Mais bon, il fallait y aller, dépasser et encore dépasser. Et qui a-t-il doublé ? Lorenzo et Dovizioso, notamment. Des champions ou vice champion qu’il avait rarement dominés auparavant.
Sa course était extatique et j’ai eu peur qu’il ne soit stoppé par une casse mécanique ou qu’il ne se précipite et chute, ce qui aurait été dramatique. Mais non. De Angelis était lucide et euphorique. A la fin, il avait Dani Pedrosa en point de mire. Et, si la course avait compté quelques tours de plus, l’Espagnol aurait eu de quoi frémir. Un premier podium devant son public, ça aurait été fantastique. Ce n’ était pas pour cette fois mais j’espère qu’il pourra renouveler cet exploit.


Il n'y a pas de commentaires pour le moment.