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joelle

Formule 1, rallye, moto... : Les coups de coeur et d'humeur d'une gazelle qui aime les cascadeurs du dimanche et le bruit assourdissant des moteurs.

Sans sécurité, attention danger !

Publié le 28 avril 2008

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Les pilotes de Formule 1 sont-ils humains ? A les voir pratiquer sans peur un sport aussi dangereux, on pourrait les prendre pour des demi-dieux. Mais, aujourd’hui, c’est vrai qu’ils sont bien aidés par la sécurité. Les zones de dégagement et les murs de pneus se sont généralisés sur les circuits.

Hier, la course s’est arrêtée quelques instants lorsque la voiture de Heikki Kovalainen a tiré tout droit , s’enfonçant dans un mur de pneus, à plus de 230km/h. Et là, dans les tribunes, les holà ont laissé place à l’effroi car le Finlandais ne bougeait pas. Je suis restée devant ma télé mais je n’avait plus trop le cœur de regarder le peloton tourner derrière la voiture de sécurité. Je repensais à l’accident de Michael Schumacher à Silverstone en 1999, qui avait aussi heurté un mur de pneus de plein fouet, ou celui de Lewis Hamilton lors des qualifications au Nürburgring.

La voiture a été dégagée, l’avant complètement fracassé. L’attente a été de courte durée, heureusement. Quel soulagement lorsque le Finlandais, étendu sur la civière, a levé le pouce, lentement. Ouf, il est conscient. Les premières nouvelles sont rapidement tombées : pas de fracture, juste des bleus et un gros mal à la tête. Rien aux jambes qui ont pourtant absorbé le choc. Le système HANS, intégré au casque des pilotes pour amortir les blessures au cou et à la tête, a bien fonctionné. Heikki devrait être de retour dans quinze jours, en Turquie.

Si les pilotes de F1 ne sont pas des demi-dieux, au moins ils sont très courageux. Car Hamilton, averti que la sortie de route de son coéquipier a été causé par un problème mécanique, a continué sans panique. Un incident finalement sans gravité mais qui rappelle que la sécurité ne doit pas cesser d’être améliorée.

Et Pedrosa dans tout ça ?

Publié le 21 avril 2008

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Jorge Lorenzo et Dani Pedrosa ne s’aiment pas. Alors, vous imaginez pourquoi, à l’arrivée du Grand Prix du Portugal, le pilote Honda ne souriait pas. Bon, c’est vrai, sourire pour n’importe quoi, ce n’est pas son genre à Pedrosa. Il est carrément froid, froid comme les fjords en plein hiver, alors que les motards sont en général plutôt ouverts.

Mais, là, partager la tête du championnat avec son ennemi juré, ça doit vraiment le faire enrager. Deux jeunes coqs dans le paddock, ça crée forcément des ondes de choc. Ne vous méprenez pas, je trouve qu’il a du talent, c’est sa façon d’être que je n’aime pas. Comme la saison dernière, où il se plaignait sans arrêt : «Ma Honda ne marche pas», «Mes pneus Michelin ne fonctionnent pas bien». Il a même envisagé de partir chez Bridgestone. Il est finalement resté chez Michelin. Et, vu leurs performances, il doit s’en frotter les mains.

Pedrosa peut-il remporter le championnat ? La concurrence est relevée cette année et il n’a pas encore gagné de Grand Prix disputés. Lui, se battre, il n’aime pas, il préfère les victoires en solitaire, sans sentir dans sa roue pointer celle de ses adversaires. Pourquoi pas ? Depuis deux ans, il est présenté comme un des favoris et c’est sûr qu’il faut à chaque fois compter avec lui. Et puis, en moto, on peut être sacré sans avoir beaucoup gagné. Mais bon, pour faire un beau champion, il faut savoir susciter l’admiration, déchaîner les passions. Et être capable de vaincre dans toutes les situations.

Lorenzo, mon héros

Publié le 14 avril 2008

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Je suis une aficionado de Jorge Lorenzo. Facile, me direz-vous, de s’enticher d’un jeune pilote doué et sympathique. Sauf que Lorenzo n’a pas toujours été très attachant, plutôt pédant lorsqu’il courait en 250cc. Il gagnait, trop, et ne semblait plus en sourire. Deux années de suite, il a survolé le championnat et s’est bien sûr vu proposer un guidon en MotoGP. Direction Yamaha, le garage à côté de celui de Valentino Rossi. Et là, avant même le début de la saison, déclarations fracassantes dans la presse « Je suis fan de Max Biaggi et cette année, je vais battre Rossi ». C’est bien, c’est beau de rêver, Lorenzo.

Sauf qu’il l’a fait. Avant le Grand Prix du Portugal, deux pole positions, deux podiums en deux courses. Et on espérait mieux. Mais mieux qu’un podium c’est forcément une victoire. Une autre pole position et Lorenzo se battait pour monter sur la plus haute marche : ne pas se faire distancer, doubler Dani Pedrosa et Rossi et se mettre à l’abri en creusant un écart suffisant avec ses poursuivants.

Sur le podium, Lorenzo sourit de nouveau. Il mâchonne toujours une sucette, Chupa Chup’s est son sponsor personnel. C’est un gamin, il a vingt ans, mais il joue maintenant dans la cour des grands. Il mène le championnat du monde, une première pour un « rookie ». Il avoue vivre un rêve tout éveillé. C’est bien, Jorge, de nous faire rêver.

Quand les gazelles s’en mêlent

Publié le 14 avril 2008

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«Mais les nanas aussi aiment ça !» Depuis vingt ans, c’est ce que je répète à tout va à tous ceux qui s’étonnent : «Tu aimes les sports mécaniques ??» Oui, j’aime les sports mécaniques, la Formule 1, la moto et le rallye, principalement. Le dimanche après-midi, pas de sortie, je regarde des pilotes tourner autour d’un circuit. Même à quatre heures du matin, c’est sacré, la Formule 1.

«Comment cela t’est venu ?» Question amusée souvent posée par des amis médusés. A 18 ans, je suis sortie avec un drôle de zigoto qui vouait une vraie passion pour les autos. Alors, pour comprendre ce qui pouvait bien l’intéresser dans ce sport où vingt ou trente garçons roulent en rond, j’ai regardé. Et j’ai aimé. Lui, je l’ai quitté mais le goût pour l’auto m’est resté et celui pour la moto s’est y greffé.

J’aime les sports mécaniques, mais pas de panique, je ne me lancerai pas dans de longues chroniques. D’autres le font très bien. Mais, amatrice de belles mécaniques, de belles manœuvres et de beaux garçons bien sûr, j’aimerais partager mes coups de cœur et d’humeur. Parce que je les aime, tous ces cascadeurs du dimanche et parce que le son que je préfère est le bruit assourdissant d’un moteur…