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joelle

Formule 1, rallye, moto... : Les coups de coeur et d'humeur d'une gazelle qui aime les cascadeurs du dimanche et le bruit assourdissant des moteurs.

Tech 3 est sur une très bonne voie

Publié le 22 mai 2008

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Après la pole position de Colin Edwards il y a quinze jours, le summum ça aurait été qu’en France, il monte sur le podium. Il a fait mieux que ça, résistant dans les derniers tours à la remontée de Dani Pedrosa. Il aurait pu une nouvelle fois s’élancer en tête sur la grille de départ mais l’Espagnol a sorti son dernier tour rapide de nulle part. L’Américain était déçu, mais finalement il l’a battu.

Un podium au Mans, chez soi, Tech 3 a dû en rêver plus d’une fois. Après deux saisons de galère, elle se bat avec les leaders. Au championnat, Edwards occupe la 5e position, le meilleur des autres, derrière les champions, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, Pedrosa et Casey Stoner. Libéré de la pression d’avoir un septuple champion du monde comme équipier, il semble plus s’amuser et se surpasser. Ils doivent maintenant avoir l’espoir de victoire. Mais la compétition est tellement relevée qu’il faudrait que les premiers connaissent de grandes difficultés pour que cela puisse arriver.

Je trouve cela fantastique pour Hervé Poncharal, le charismatique patron de l’équipe. Les deux dernières saisons n’ont pas été faciles avec un matériel qui ne leur permettait pas de se battre avec l’avant du peloton. Moteur moins puissant que celui de leurs concurrents, pneus moins performants, ils manquaient de moyens pour parvenir à leurs fins. Maintenant, les M1 sont équipées par Michelin et tout va bien. Edwards et James Toseland, qui se sont connus en Mondial Superbike, s’entendent à merveille et l’aîné apprend au cadet les ficelles du métier.

Au Mans, la France était aussi à l’honneur avec la victoire de Mike di Meglio en 125. Après que la course a été interrompue à cause de la pluie, il est reparti pour cinq tours et s’est imposé avec brio. Et il s’empare de la tête du championnat, ce qui est la cerise sur le gâteau. On rêve du même scenario au Mugello.

En Turquie, le pacha c’est Massa

Publié le 12 mai 2008

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Le Grand Prix de Turquie fait partie des circuits favoris de Felipe Massa. Il le dit et le fait voir : en trois ans, trois pole positions et trois victoires. Comme le circuit du Brésil, le tracé d’Istanbul tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, propose de longues lignes droites et des courbes très rapides. Un circuit technique et relevé qui sourit aux mécaniques bien huilées et aux hommes valeureux et audacieux. Et on ne peut pas dire que le vainqueur manque de cœur.

Depuis trois courses, le Brésilien a balayé son début de saison difficile d’un revers de la main. Après deux abandons en Australie et en Malaisie, arrivait Bahreïn, un autre de ses circuits favoris. Après avoir beaucoup douté, Massa n’a pas tremblé et s’est relancé au championnat. Une deuxième place à Barcelone et une victoire en Turquie plus tard, il ne pointe qu’à sept points de son coéquipier Kimi Räikkönen. Pendant la course, le Finlandais était un peu en retrait. Mais il termine troisième et peut être satisfait. Sa course aurait pu être écourtée après avoir percuté le pneu de la McLaren d’Heikki Kovalainen avec son aileron avant.

Il a donc laissé Massa et Lewis Hamilton batailler et même un peu frotter leurs gommes. En Turquie, le Britannique a été fantastique et, après avoir accumulé les erreurs depuis quelques semaines, a prouvé la valeur qui est la sienne, grâce aussi à une voiture en net progrès et à une stratégie assez osée. A cause de tout cela, jamais Massa ne s’échappa. Sentant son adversaire blotti dans sa roue arrière pendant très longtemps, il avouait avoir été poussé dans ses derniers retranchements.

Ferrari a prouvé à ses rivaux qu’elle savait se jouer des difficultés, alignant quatre victoires d’affilée. Une réussite qui est aussi le fait d’un homme qui s’est éloigné aujourd’hui des Grands Prix. Après avoir reconstruit une écurie qui suscite désormais l’admiration, il a bien préparé sa succession et a vu Räikkönen devenir champion. Jean Todt est parti sans tambour ni trompette mais sa réussite reste dans toutes les têtes.

Rossi n’est pas fini

Publié le 05 mai 2008

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Je l’avoue, je vole sans vergogne ce titre aux commentateurs d’Eurosport qui étaient très fiers d’annoncer la saison dernière, après sa victoire au Japon, que non, Capi (rossi) ce n’était pas fini. Hihihi. J’aurais pu vous parler encore de Jorge Lorenzo qui s’est comporté en véritable héros. Mais la course de Valentino Rossi m’a vraiment ravie. Après sept Grands Prix sans victoire, certains le disaient fini et le voyaient bientôt définitivement tombé dans l’oubli. Mais ceux-là ont la mémoire courte car l’Italien n’est pas septuple champion du monde pour rien. Le grand champion, c’est justement le pilote qui peut de nouveau gagner après s’être embourbé dans l’adversité et avoir beaucoup douté. Et c’est maintenant Casey Stoner qui entame sa traversée du désert.

Rossi a été rapide dès le début des essais libres. Ce n’est pas dans ses habitudes : généralement, il se moque d’être en haut de la feuille de temps et préfère préparer sa course minutieusement. En qualifications, il a raté de peu la pole position, raflée par Colin Edwards, son vieux copain, qui a été pour le coup avantagé par ses pneus Michelin. Il est bien parti, derrière Stoner et Dani Pedrosa. Mais Pedrosa, il ne fallait pas le laisser filer car, s’échapper, il aime ça. C’est même sa spécialité mais Rossi ne s’en est pas laisser compter. Il a passé la Honda mais il n’a pas réussi à s’envoler. Pedrosa a eu beau s’accrocher, rien n’y a fait : il n’a pas pu doubler.

Avec Rossi, ce que j’aime bien, c’est son côté gamin. Il a déjà remporté 63 victoires, une fois sur deux en moyenne, mais on dirait que c’est la première fois. Mais il n’avait pas prévu de mise en scène avec ses fans, il est peut-être superstitieux. Il s’est juste arrêté sur le côté de la piste, est descendu de sa moto, l’a tapotée et l’a embrassée. Il ne se lassait pas de faire le tour du circuit, brandissant le poing. Et souriait lorsque retentissait l’hymne italien. A ses côtés, Pedrosa aussi souriait. C’est assez rare pour être souligné. Mais l’Espagnol savait qu’il n’avait pas démérité. Il reste seul en tête du championnat. Rossi est revenu à grands pas car neuf points seulement le séparent de Pedrosa. Je pense que ce sera lui qui sera titré à la fin de l’année. Même si Lorenzo champion pour sa première saison en moto, ce serait beau.