Après la pole position de Colin Edwards il y a quinze jours, le summum ça aurait été qu’en France, il monte sur le podium. Il a fait mieux que ça, résistant dans les derniers tours à la remontée de Dani Pedrosa. Il aurait pu une nouvelle fois s’élancer en tête sur la grille de départ mais l’Espagnol a sorti son dernier tour rapide de nulle part. L’Américain était déçu, mais finalement il l’a battu.
Un podium au Mans, chez soi, Tech 3 a dû en rêver plus d’une fois. Après deux saisons de galère, elle se bat avec les leaders. Au championnat, Edwards occupe la 5e position, le meilleur des autres, derrière les champions, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, Pedrosa et Casey Stoner. Libéré de la pression d’avoir un septuple champion du monde comme équipier, il semble plus s’amuser et se surpasser. Ils doivent maintenant avoir l’espoir de victoire. Mais la compétition est tellement relevée qu’il faudrait que les premiers connaissent de grandes difficultés pour que cela puisse arriver.
Je trouve cela fantastique pour Hervé Poncharal, le charismatique patron de l’équipe. Les deux dernières saisons n’ont pas été faciles avec un matériel qui ne leur permettait pas de se battre avec l’avant du peloton. Moteur moins puissant que celui de leurs concurrents, pneus moins performants, ils manquaient de moyens pour parvenir à leurs fins. Maintenant, les M1 sont équipées par Michelin et tout va bien. Edwards et James Toseland, qui se sont connus en Mondial Superbike, s’entendent à merveille et l’aîné apprend au cadet les ficelles du métier.
Au Mans, la France était aussi à l’honneur avec la victoire de Mike di Meglio en 125. Après que la course a été interrompue à cause de la pluie, il est reparti pour cinq tours et s’est imposé avec brio. Et il s’empare de la tête du championnat, ce qui est la cerise sur le gâteau. On rêve du même scenario au Mugello.

