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J’avais prévu le coup en prenant mes places à l’avance. J’ai eu raison, tout le monde avait fait pareil, si bien qu’il n’y avait plus de places en vente le soir.
Preuve que c était le film attendu du moment, il y avait la queue jusqu’en dehors du cinéma.
Ma fille est folle d’Indiana depuis qu’elle est petite, et apparemment ses 60 ans ne l’ont pas découragé, je vous raconte pas l’état dans lequel elle était quand il est apparu à l’écran, une vraie midinette ! Et ce n’était pas la seule à baver devant lui...Plutôt bon à savoir si je me retrouve célibataire à 60 ans, je sais ce qu’il me reste à faire...
Après, c’est du grand Indiana Jones, il y a des méchants russes, des gentils américains, des retournements de situation, une vielle légende, des batailles, des poursuites, et surtout ce bon vieux second degré, cet humour décalé qui rend le personnage attachant, qui fait qu’on reste suspendu à ses lèvres en attendant la prochaine blague, qui fuse très rapidement, et c’est un vrai bonheur à chaque fois.
La recette parfaite pour faire un super film. Ca tombe bien, c’est exactement ce que je demandais en achetant ma place et en m’asseyant dans le fauteuil rouge confortable de la salle de cinéma.
En plus de ma fille, des amis sont venus le voir avec moi, et le constat en fin de séance était tout de même en demi teinte...Personnages parfois trop caricaturaux, situations improbables, et on reste un peu sur sa faim quand arrive la fin...Mais moi, je suis un vrai fan de l’homme au fouet, quand j étais plus jeune, je voulais lui ressembler, alors là, j’ai pris ma dose, j’en suis sorti rassasié comme après un bon repas, j’en aurais bien pris une deuxième fois, si les séances n’étaient pas déjà toutes complètes. C’est un film pour les fans, un bon film de divertissement, c'est le retour d’une légende, et on est très content de retrouver le mythe en pleine forme.
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Scarlett Johanson, New York, une histoire sympa, ça partait bien. Un début rigolo, des personnages haut en couleurs, on y croyait à fond. Les quartiers chics de New York, en voilà un bon décor...Eh bien non, ça ne prends pas.
On ne croit ni en Scarlett en nanny, ni en Laura Linney en mère débordée...Le scénario ne tient pas la route une seconde. Bref, c’est une vraie déception.
Ce qui peut être intéressant et qui sauve le film, c’est la relation entre l’enfant et la nany. Dans les grandes villes, on observe la présence de ces femmes qui font office de maman pour les petits new yorkais, tellement présentes qu’ils en ont souvent oubliés leurs parents, qui ne les voient que très peu.
Même si scarlett n’est que moyennement crédible en baby sitter, on croit tout de même en ce lien,que l’on a tous connu un jour avec un enfant qui vous prends d’amitié.
Autre point positif du film, qui au départ peut apparaître comme négatif, on assiste ici aux débuts d’actrice de Scarlett Johanson. En effet, ce film a été réalisé en 2006, alors que la jeune actrice commençait seulement à faire des grands films. On comprends alors ces moues hésitantes, son jeu distant et ses faux pas évidents.
A mon âge, ce genre de comédies passent difficilement, mais il y avait un jeune public et tous étaient sous le charme.
Alors, ne soyons pas trop durs, et sachons profiter de la leçon du film: faites les bons choix, le boulot est une chose certes, mais la vie de famille, c’est ça le plus important.
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Peu avant le festival de Cannes, toutes les années, le schéma se répète; on a droit à une déferlante de films pas prise de tête, à regarder entre potes en dévorant un cornet de pop corn et/ou un cône glacé..
Cette année, ce sont “Iron Man”, “Hulk 2” ou encore “Jackpot” qui définissent le mieux le concept, on se cale dans son siège, on mange, et on réfléchit pas.
Les règles d’un bon film “pop corn” sont les suivantes:
Un voire deux personnages principaux sont des gens ordinaires, ils leur arrivent une histoire extraordinaire ( gros chèque à Vegas, contamination aux rayons Gamma, construction d’une armure high tech), et cet événement va bouleverser leurs vies.
En général, les personnages principaux sont plutôt séduisants ( Robert Downey Jr. Edward Norton, Cameron Diaz pour ne citer qu’eux), donc en plus de pas réfléchir, on se rince l’oeil.
On suit les aventures des personnages, on rigole beaucoup, on a peur parfois, on s’en met plein les mirettes grâce aux effets spéciaux, et s’il y a une histoire d’amour au milieu c’est encore mieux.
On se dit qu’on aimerait bien être un super héros/milliardaire/beau mec, car oui souvent les trois vont ensemble. Les super-héros sont toujours beaux, parfois torturés, mais milliardaires, car tant qu’à sauver le monde autant que ça soit en voiture de luxe.
La fin est toujours la même, dans le cas d’un film romantique, les deux personnages tombent amoureux, vivent heureux et auront beaucoup d’enfants. Dans le cas d’un film d’un film de super-héros, les gentils gagnent et les méchants vont en prison. Le super héros restera un homme torturé que personne ne comprendra jamais, mince c’est lui qui a sauvé le monde tout de même !
A signaler cette semaine, deux films alternatifs que vous pouvez aller voir si vous voulez changer un peu: “Teeth”, histoire d’une ado qui, avec un vagin denté, va faire l’apprentissage du pouvoir sexuel qu’elle peut avoir sur les hommes, et aussi “Moi qui ai servi le roi d'Angleterre” film tchèque sur l’ambition d’un jeune homme: devenir millionnaire. Je vous le conseille, car en plus d’être un film loufoque, il parle de la situation pendant la guerre en Yougoslavie.
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On croyait Cannes inaccessible, de la façon dont les journaux non spécialisés peuvent le décrire, on le découvre passionnant et intéressant.
Une fois qu’on a mit ses préjugés de côté, on se rappelle des présidents du jury comme Quentin Tarantino, des films palmés comme “Persepolis”, et on commence à s’y intéresser. Du côté du jury, le président cette année sera Sean Penn qu’on ne présente plus, réalisateur d’Into The Wild, tout comme Nathalie Portman, l’actrice de films d’auteurs Jeanne Balibar, et le réalisateur du film Indigènes, Rachid Bouchareb, entre autres noms.
On découvre des films comme “Un conte de Noël” d’Arnaud Desplechin,réalisateur du très controversé “Rois et Reines”qui signe ici un film sur les histoires de famille, celles qu’on aime, qu’on ignore, qu’on déteste.
Quand on va du côté américain, on s’intéresse à des films comme “ Synecdoche NY” de Charlie Kauffman, scénariste de “Eternal Sunshine of the Spotless Mind”. Et aussi, avec tout le buzz qu’il y a autour “Che” de Steven Soderbergh, que j’attend vraiment avec impatience, surtout avec le grand acteur Benicio Del Toro qui pour moi incarne le mieux le Che, rien que par sa corpulence et son jeu exceptionnel..
Autre grand film attendu ( et beaucoup par moi en particulier) “Changeling” du très grand Clint Eastwood. J’ai grandi avec Eastwood côté western, c’est un vrai bonheur de le découvrir réalisateur, je me régale à chaque fois, c’est pour moi un des plus talentueux réalisateurs d’aujourd’hui, preuve que l’homme se bonifie avec le temps.
La force du cinéma est aussi de représenter la société d’aujourd’hui, parfois corrompue, comme le montre le film “ Il Divo” du réalisateur italien Sorrentino. Film sur la mafia, film sur l’Italie d’aujourd’hui.
Enfin, hors compétion nous avons tout de même droit à de sacrés belles choses telles que le nouveau Woody Allen “Vicky Cristina” , histoire romantico-érotique de deux américaines en vacances à Barcelone. Mais aussi peut être l'événement cinématographique populaire de la Croisette : Indiana Jones 4, Harrison Ford et “le retour de l’archéologue au fouet”.
J’aime Cannes pour son glamour et son charme, pour ses paillettes, ces belles femmes, et pour sa diversité de films, on le dit répétitif, je le trouve au contraire très varié, on le dit intello, je le trouve très ouvert et populaire.
Bref, régalez vous et allez au cinéma découvrir tout les films en compétition.