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jonas2

Il y a des images qui restent en tête, des films qui marquent pour toute une vie, des nouveautés intéressantes, je me propose de vous les faire partager ici.

Valse avec Bachir: une merveille au milieu de l’horreur

Publié le 03 juillet 2008

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Ce dessin animé israélien signé du réalisateur Ari Folman restera un des films qui m’auront marqués cette année.
Beaucoup d’amis m’avaient dit en être sortis émus, personnellement je n’y croyais pas trop et me suis dit “ oh on verra bien après tout”
J’en suis ressorti, bouleversé, défait et rempli de questions.

On y suit le parcours du réalisateur pour retrouver son passé, pour retrouver le souvenir de cette guerre au Liban auquel il a participé quand il avait 19 ans. Un quart de siècle plus tard, il voudrait retrouver sa mémoire, ses souvenirs même s’il sait que tout ça va le perturber. En faisant le tour de ses amis, anciens compagnons d’armes, les souvenirs reviennent, brutaux, sensibles et réalistes.

Et on les prend dans la tête en même temps que lui, on prend dans la tête cette réalité absurde, ces images d’avions israéliens tirant sur leurs propres tanks, de chiens abattus, de familles massacrés...Une guerre menée par des petits jeunes de 19 ans tirant le tas, à l’aveuglette, apeurés, stressés, terrifiés.

Pour rendre réelle cette réalité absurde, le choix de l’animation a été très judicieux, comme le dit un des personnages “on se serait cru dans un trip sous LSD”, mais plutôt en mode “bad trip”....L’animation est hyper réaliste on sent plus que jamais l’angoisse sur les visages, elle donne au film sa puissance et sa vérité.

Si on voulait le rapprocher à un film connu, je citerais sans hésiter “Apocalypse Now” auquel le réalisateur fait un clin d’oeil dans une des scènes du film. La même horreur, la même folie.

Seul ombre au tableau, la fin un peu ( peut être trop ) brutale, substitution immédiate de l’animation vers la réalité....

C’est à nous de faire le pont entre le massacre dont il est question dans la quête du personnage et le présent aujourd’hui au Liban et ailleurs...

Les biopics, un genre à la mode

Publié le 26 juin 2008

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Comme on dit souvent, on ne change pas une équipe qui gagne ( à part peut être l'équipe de France qui en aurait bien besoin), cet adage se vérifie souvent. En particulier au cinéma en ce moment avec un "nouveau" genre, les" biopics". Késaco me direz vous ? Eh bien les" biopics", terme anglais constitué de bio(graphy) et de pic(ture) qui veut dire image en anglais, ce sont donc des films qui mettent en scène la vie de personnages célèbres.

Je vous parlais il y a quelques semaines de Sagan, c'est un bon exemple de "biopic" à la française. Autre film français tiré de la vie d'un personnage célèbre, "Mesrine" qui va sortir bientôt, avec dans le rôle du bandit Vincent Cassel, transformé. Ou encore plus attendu les films sur Coluche (actuellement en tournage avec De Caunes à la réalisation) et sur Gainsbourg avec un choix d'acteurs pas encore arrêtés.

Du côté américain, deux films sur Marvin Gaye sont en préparation, dont l’un qui retrace la vie entière du chanteur et un autre sur la fin de sa vie, pourquoi deux films me direz vous, parce que le premier a pu avoir les droits des chansons en accord avec le label Motown et pas l’autre, eh oui c’est ça aussi le risque des adaptions au cinéma, c’est aussi des histoires de gros sous..

Autant vous le dire, j'aime bien ce genre de films, mais ce n'est pas mon préféré. Surtout quand on connaît un peu la vie du personnage, on a peur de plusieurs choses: tout d'abord du choix de l'acteur qui incarnera le personnage, pas toujours très ressemblant le choix n'est pas toujours judicieux, mais aussi du respect de la vie de celui-ci. Parce qu'une vie ne peut pas se résumer en deux heures de film, il faut bien couper dans le gras et ce n'est pas toujours très bien fait. J'ai très souvent été déçu par ce genre de cinéma, j'espère très sincèrement ne pas être déçu par les biopics qui arrivent, car à vouloir trop bien faire, on finit par faire mal et ça c'est bien dommage.

Les films musicaux, un genre à part

Publié le 18 juin 2008

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Sans être un grand fan de ce genre de films, je dois avouer qu'en ces périodes de concerts à foison et de fête de la musique qui se rapproche, je me devais d'en parler un peu car beaucoup ont marqués leurs générations respectives.

En 1935, on voit l'apparition de Fred Astaire et Ginger Rogers qui restent même aujourd'hui LES deux grands noms de la comédie musicale. Pour toutes les filles qui rêvent d'une vie meilleure, "Le Magicien D'Oz" ( 1939) représentait le chemin vers un monde meilleur en suivant la route de brique jaune.

Marylin s'essaiera aux films musicaux avec "Les Hommes préfèrent les blondes" en 1953 et son célèbre "Diamonds are girls best friends"...Un beau passif me direz vous, mais quand on demande aux gens de notre génération les titres de films qui leurs viennent quand on parle de comédie musicale, ils répondent "West Side Story"( 1961), "La mélodie du bonheur" ( 1965)....Classiques devant les classiques !

Pourtant au jour d'aujourd'hui nous ne sommes pas en reste, toujours du côté américain quelques jolies choses peuplent le paysage cinématographique, je me suis régalé avec l'excellent et très déluré "Moulin Rouge" de Baz Luhrmann, et aussi avec Chicago, tout deux servis par des acteurs très doués, et souvent des actrices charmantes ( Christine Zetta Jones, Renée Zelweeger, Nicole Kidman)...

Du côté français, je trouve le public beaucoup plus froid et les producteurs beaucoup plus frileux, pourtant ça avait bien commencé avec "Les Parapluies de Cherbourg"....Le film musical se cantonne à quelques réalisateurs au jour d'aujourd'hui, Alain Resnais ( "On connaît la chanson", "Pas sur la bouche"), Claude Duffy ( le très drôle "Filles Perdues Cheveux Gras") et le réussi et émouvant "Jeanne et le Garçon Formidable" par Olivier Ducastel.

Seul un film musical se sort du lot aujourd'hui et a été récompensé par le césar de la meilleure musique de film, il s'agit de "Les Chansons d'Amour" réalisé par Christophe Honoré sorti en 2007, personnellement j'ai eu un mal de chien à accrocher avec ce film, j'ai beaucoup de mal avec Ludivine Sagner , c'est d'ailleurs aussi pour ça que je n'ai pas particulièrement accroché pour " 8 femmes" réalisé par François Ozon.

Alors voilà, si vous voulez de la musique mais pas un capharnaüm, de la joie de vivre et des bons sentiments, mettez vous une bonne vielle comédie musicale, car c'est bien connu c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures !

"Sagan" ou la solitude d'une femme

Publié le 12 juin 2008

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Il y a des films qui vous touchent et vous bouleversent. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été touché comme ça.
Diane Kuris y raconte ici la vie de Françoise Sagan, très grand écrivain auteur entre autre de “ Bonjour Tristesse”, femme très douée, qui a eu une existence tumultueuse, remplie d’amis et de démons aussi.

Servi par d’excellents acteurs, Sylvie Testud en Sagan impressionnante de justesse de jeu, (à en croire certains témoignages on croirait voir l’écrivain vivante sur l’écran), Palmade en Chazot , Lionel Abelanski en Bernard Franck et Guillaume Gallienne en frère de l’écrivain constituent la bande d’amis du personnage principal et sont tous aussi essentiels et importants que le personnage principal. Du côté des femmes nous ne sommes pas en reste avec Jeanne Balibar qui joue Peggy, magnifique femme qui restera un des grands amours de l’auteur, mais aussi Arielle Dombale qui interprète Astrid, celle qui la détruira à petit feu.

L’émotion réside aussi dans cette ambiance, dans cette union qui caractérise les personnages entre eux, parfois pour l’enrichir et parfois pour la détruire.

J’ai été impressionné par l’émotion qui vous prend au fur et à mesure que l’on suit la vie de cette femme incroyable. Elle n’est pas parfaite, sa vie reste caractérisée par cette solitude qui l’entoure même au milieu de ses amis. On ressort du film touché, bouleversé, en gardant cette phrase en tête “ de toute façon on est toujours seuls”