Vous avez entendu, Papy, le pape Benoît XVI a dit qu'il "aime la France." C'est beau, ça, non? C'est gentil à lui, t'as raison fiston et j'ajoute que c'est rare de la part d'un étranger. D'habitude, y a que les français pour aimer la France et encore... Mais, Papy, le pape n'est pas vraiment un étranger, il est universel. Ouais... Si tu veux. Alors pourquoi les italiens l'ont mauvaise depuis que c'est plus un rital qui a le poste? Demande aux polonais si Karol Wojtyla n'était pas un des leurs. Et puis tout le monde dit bien que l'allemand n'a pas fait oublier le polonais. C'est un signe ça, non? Pourquoi vous dîtes ça, Papy? Vous ne respectez donc jamais rien, ma parole! Pourquoi je dis ça? T'as lu les journaux? T'as entendu les infos à la télé ou à la radio? A chaque fois que le pauvre Benoît disait, faisait ou ne faisait pas quelque chose, on nous resservait du Jean-Paul II réchauffé. Par exemple: Benoît XVI n'a pas embrassé le bitume du tarmac à sa descente d'avion? On nous rappelle que l'autre le faisait. C'était du cinéma mais ça faisait couler beaucoup d'encre et beaucoup de salive. Enfin quand je dis qu'il le faisait, c'était au début de son pontificat parce qu'après, il n'était plus question qu'il se baisse au risque de ne plus pouvoir se relever. Benito lui, dès le début, il a décidé de ne pas le faire comme ça on ne le verrait pas veillir. N'empêche, on ne peut pas s'interdire de comparer et c'est toujours en sa défaveur à lui et en faveur de son prédécesseur et ça, ça doit commencer à lui gonfler la bulle!
Dans le Parisien du samedi 13 septembre, on lit sur deux pages "A Paris, Benoît XVI suscite une ferveur inattendue." Inattendue, la ferveur? Dans un pays où 75% des 60 millions d'habitants se déclarent catholiques on n'attendait pas de ferveur lors de la visite du pape? Mais où va-t-il devoir aller, pour susciter une ferveur qui soit attendue, le pauvre? En Pologne? Sûrement pas, on va encore comparer. En Allemagne, peut-être? Mmmouais... sauf que la dernière qu'il est retourné at home, il a dit des choses sur le Coran qui ne l'ont pas mis en odeur de sainteté chez les musulmans. Et pour un pape, ne pas être en odeur de sainteté, c'est quand même un comble, t'avoueras. Non l'Allemagne, c'est dangereux parce que comme il se sent chez lui, il se lâche et bonjour les dégâts. En Italie, alors? Ca non plus c'est pas une bonne idée parce que les ritals, ça fait 30 ans qu'ils sont plus médaille d'or et qu'ils en ont gros sur la patate de tous ces polonais et ces allemands qui viennent manger le pain de leurs cardinaux.
Une chose a éclaté au cours de ce voyage, c'est la difficulté de se faire un prénom dans ce métier. Pire que David Hallyday ou Jean Sarkozy. Si tu sais lire entre les lignes, c'est très révélateur. Autrefois les papes étaient les successeurs de Pierre, le premier apôtre. Benoît lui, il n'est que le successeur de Jean-Paul II (Métro du 12 septembre). Ca en dit long sur la spiritualité ambiante. On se doutait bien que Jean-Paul éclipserait son successeur mais qu'il fasse de l'ombre à Saint Pierre voire même à Jésus, c'est un peu fort, tu trouves pas? C'est plus Jean-Paul II qu'on devrait l'appeler, c'est Jean-Paul Dieu! L'Actuel doit la trouver saumâtre j'en suis sûr. Il dit rien mais tout ça doit commencer à lui échauffer la chasuble une telle nostalgie! Un peu comme le successeur de Zidane chez les Bleus. C'est pas confortable, comme poste, pas confortable du tout!
Pauvre Benoît, le lendemain de son arrivée il faisait les gros titres de tous les journaux ou presque. Par exemple, le Parisien lui consacrait sa Une, plus les pages 2, 3, 4, 5 et 6. Pas mal pour un petit nouveau. Mais dès le lendemain, il n'avait plus droit qu'à un petit encadré sans photo en haut de la première page, juste à côté d'une photo de ... Ludovic Giuly! C'est vrai que pour certains le foot est une religion et le PSG le messie, mais tout de même! Dans ce même numéro de dimanche, on ne lui consacre plus que les pages 8 et 9 c'est à dire derrière les avions ravitailleurs d'EADS et la faillite d'Alitalia. Ca régresse, fiston... Ca régresse! Dans ce numéro du Parisien, il y a même un article intitulé: "Bougies, casquettes... Il fait moins vendre que Jean-Paul II." Alors là c'est grave. Si le fric ne rentre plus, il va pas faire long feu, Papy. Et puis t'as remarqué, fiston? Encore une comparaison Jean-Paul/Benoît qui tourne en faveur du premier. Et Dieu, dans tout ça? Quand-est-ce qu'on va un peu parler de lui? Et ensuite, lundi 15 septembre, de nouveau la Une avec en gros titres: "Ce pape va compter." Après leur article de la veille sur ses déboires commerciaux, c'est d'un goût!...Ca frise le blasphème ou je m'y connais pas en peau de banane!
Non vois-tu, fiston, le meilleur conseil qu'on pourrait lui donner à Monsieur B. c'est d'accepter sa défaite et rendre hommage au maître. Un beau geste serait d'abandonner son prénom Benoît et se faire appeler Jean-Paul XVI. Ca aurait le mérite de ne plus avoir besoin de truquer les chiffres de l'assistance et ça le ferait peut-être monter dans les sondages et ça, c'est bon pour le moral. Foi de Sarkozy!


Commentaires (2)
pollux , il y a 4 mois Signaler un abus Signaler un abus
Normalement, les bondieuseries, je me mêle pas, mais là, je vois qu'il est question de foot, alors forcément, je me sens plus concerné. Et alors moi qui n'y connait pas grand chose à tout ce cirque, j'apprends que le tee-shirt du numéro 16 se vend moins bien que le tee-shirt du numéro II. Ça ressemble aux commentaires sur l'arrivée d'un joueur dans un club qui dope les ventes de T-shirt. Finalement, le foot et la religion, ça se ressemble pas mal.
papycombiere , il y a 4 mois Signaler un abus Signaler un abus
Bien vu, Pollux. Sauf que depuis 30 ans, la papauté c'est plus du show-biz que de la religion et le foot c'est moins du sport qu' une affaire de gros sous!
Mais ne perdons pas le moral... Si B.16 se vend moins que J.P.2, nos joueurs, eux se vendent toujours aussi bien à l'étranger et tant pis pour notre championat national et ses éternels matches nuls 0/0.