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Le vin : une histoire de marketing ?

Publié le 23 janvier 2008 à 10h57 par Magénération

Produit artisanal, reflet du terroir, le vin peut aussi être assujetti aux lois du marché : chronique d’un succès annoncé.

Un vin, produit depuis des décennies, vendu à des millions d’exemplaires et à un prix adapté à sa qualité : voilà les clés d'un succès marketing.

Saga du Yellow Tail : recette d’un best seller


Comment, en sept ans seulement, le Yellow Tail, ce vin australien, est-il devenu l’un des plus commercialisés au monde (avec plus de 21 millions de caisses vendues en 2007) ? La recette est simple...

-    Concoctez d’abord un vin basique, au parfum généreux et appétissant.
-    Embellissez-le d’une étiquette joviale ornée d’un animal sympathique et symbolique : le kangourou pour l’Australie.
-    Différenciez les cépages par une gamme de couleurs.
-    Optez pour une diffusion internationale en grande distribution
-    Le tour est joué : vous obtenez un vin fruité et facile à boire pour seulement 6 €.

Ce ne sont plus le terroir et le producteur qui déterminent l’élaboration du vin mais le goût du consommateur.

Bu et approuvé : un succès à la française ?

GettyCette logique marketing est-elle propre aux vins du nouveau monde ? Contrairement aux idées reçues, la France a su élaborer de “purs produits marketing”.

Avec 56 millions de bouteilles vendues chaque année, la marque J.P Chenet occupe la première place des vins français devant le Malesan et le Baron de Lestac.
La région champenoise, qui abrite les « stars » internationales du vin, est elle-même devenue une marque : Moët et Chandon et Veuve Cliquot se négocient à des millions d’exemplaires pour un prix moyen de 30 €.

De quoi faire rêver nos amis australiens !


Margot de Nicolay


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