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Les vins australiens, je tente un essai ?

Publié le 25 juillet 2008 à 18h52 par Magénération

Le secret de cette réussite fulgurante : de l’entrainement, de la technique, de l’ambition et des dons naturels…

Vignes de la Barossa ValleyUne carrure surdimensionnée

Sur la plus grande île du monde, on se sent tout petit ! Les vendanges s’échelonnent sur une période de 6 mois et le vignoble s’étend sur la même distance que celle qui sépare Stockholm de Madrid. Grande distance ? Pfff ! Même pas, cela ne représente pour eux qu’une parcelle du territoire. Ce joli regroupement le long d’une ligne très étroite au sud s’explique par un climat qui, ailleurs, ne fait pas dans la dentelle : chaleur excessive, humidité trop importante ou grande sécheresse. Dans cette immensité, il n’y a rien d’étonnant à ce que deux vins compatriotes se ressemblent si peu.

Une équipe qui gagne du terrain

Heureusement, le raisin ne pousse pas en mer ! En 1980, il n’y avait que 344 domaines. Aujourd’hui on en compte presque 2000, et il s’en crée un toutes les 60 heures ! La répartition de la terre est très déséquilibrée, tandis que 1700 petites exploitations se partagent 8% de la production, environ 22 énormes domaines se répartissent les autres 92 %. Cocorico ! Pernot Ricard possède l’un des plus grands d’entre eux.
 
Les atouts du jeu

Les vins de BandolLes stars internationales sont bien là : Chardonnet, Riesling ou Sauvignon chez les blancs ; Pinot noir, Cabernet, Shiraz chez les rouges. Si les vins sont mono-cépages, l’assemblage des raisins issus de régions ou de millésimes différents est autorisé alors qu’en France, il est strictement interdit (sauf en Champagne). Toutes les conditions sont réunies pour faire des vins de qualité : de grandes étendues sauvages où l’homme est très respectueux de l’environnement, un système d’irrigation élaboré qui maintient la terre en bonne santé, un soleil fort et constant qui favorise la maturation du raisin. Que demander de mieux ?

Une percée dans les lignes adverses

Les jeunes viticulteurs australiens partent fréquemment aux 4 coins du monde apprendre les méthodes de leurs confrères étrangers, pour les importer ensuite. Ils consacrent du temps et de l’argent à la recherche et au développement. Ces vignerons expérimentent sans cesse et font preuve d’une redoutable efficacité commerciale. Cela leur réussit, les exportations ont été multipliées par 20 depuis 25 ans. Décidément, l’offensive australienne n’a pas finit de nous étonner…


Marie-Pierre Barry pour Magénération


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