Hippie attitude : quelles sont les nouvelles destinations ?
Publié le 04 octobre 2008 à 16h3 par Magénération
Fini Ibiza, Goa, Katmandou… Les hippies d’aujourd’hui rejoignent d’autres lieux et communautés. Trois endroits incontournables de ce nouveau flower power.

« Je vous mets au défi de trouver une telle ambiance ailleurs » clame David, 36 ans. Après deux expériences au Burning Man Festival, aux Etats-Unis, il ne pense qu’à une chose : y retourner.
« Ce n’est pas seulement un festival de musique, c’est un état d’esprit : partage, créativité et respect de la nature. Là , tous les âges se côtoient pour faire la fête, des enfants aux vieux hippies de 70 ans. »
Un vent de libertés
Dans une mer de sable, au cœur du désert Black Rock à quelques centaines de kilomètres de San Francisco, une micro-société de plus de 45 000 personnes s’installe chaque année pour une semaine. « On a l’impression de jouer dans Mad Max et de marcher sur Mars », s’enthousiasme David. A Black Rock City, pas de voitures mais des vélos. Les seuls quatre roues autorisés sont les « véhicules mutants », customisés. Exemple ? Un Kart transformé en dragon et lançant des flammes. « Tous les délires artistiques sont permis jusqu’au look aux fesses nues » poursuit David en souriant. Et ces « folies » sont même encouragées. Plus la tenue est audacieuse et créative, mieux c’est. Dans ce paysage aride, certaines scènes paraissent surréalistes comme la parade des 10 000 femmes à vélo, seins nus. La culture du don
Mais outre ces excentricités, la clef du festival est le partage. « Tout est basé sur le don. L’argent ne circule pas à l’intérieur de la ville temporaire » poursuit David. Il faut quand même s’acquitter de 210 à 295 dollars de droit d’entrée à payer à l’avance, via internet. « Autre chose. Etre autonome en eau et en nourriture est capital car il n’y a rien à acheter sur place. » Dans cette ville insolite, des dômes et des sculptures géants apparaissent sous les mains des artistes. Le point d’orgue ? Le samedi soir quand le « Burning Man », sculpture en bois, prend feu et s’enflamme pour plusieurs heures devant des milliers de spectateurs. « Tout doit retourner à la poussière. L’esprit du festival, c’est aussi de ne pas polluer. Quand on lève le camp, il ne doit plus rien rester. »
La fête de la pleine lune
Autre esprit pour la Full Moon Party en Thaïlande. Sur l’île Koh Pha Ngan, de 10 à 20 000 jeunes venus des quatre coins du monde se retrouvent pour fêter la nouvelle lune. Sur la plage de Haad Rin, on entend parler toutes les langues : grec, anglais, israélien… Seul mot d’ordre : s’amuser. « Mais il vaut mieux rentrer dans la fête très vite, remarque Damien, 43 ans. Sinon cela peut vite tourner à des scènes assez glauques. C’est comme une discothèque géante à ciel ouvert, avec toutes les dérives possibles. » Le long de la plage, de nombreux DJ’s se succèdent aux platines dans les bars placés côte à côte. D’immenses hauts-parleurs crachent des sons techno, trance, goa, drum n’ bass, reggae ou de musique « commerciale ». Filles et garçons, en petite tenue, ont tous un petit seau de plage à la main. Pas pour faire des châteaux de sable. Non. Pour boire à la paille les cocktails qu’on y déverse : Red Bull, whisky et Coca. L’esprit hippie est noyé dans ces seaux devenus des « fonds » de commerce avec l’innocence de la jeunesse. Pourtant, Koh Pha Ngan reste la destination la plus hype.
Une communauté alternative
A 80 kilomètres de Berlin, ZEGG (Centre d’Expérimentation Sociétal) fait partie de la quarantaine de communautés en Allemagne. Près de 80 personnes, dont une quinzaine d’enfants et d’adolescents, y vivent de façon alternative. « Nous essayons de créer un nouveau futur » dit Ina, 47 ans, qui habite le centre depuis 24 ans. « Ensemble, nous pensons être plus forts pour agir en faveur de l’écologie. » ZEGG a notamment développé un système de chauffage au bois, devenu un modèle dans la région. Enfin, l’amour libre est pratiqué. « Une de nos idées est que nous ne « possédons » pas notre partenaire. Chacun est libre de vivre ses relations sexuelles selon ses besoins : avoir plusieurs partenaires, n’en avoir aucun ou un seul… Le plus important est de suivre son cœur et sa vérité. » Les postulants à la vie communautaire suivent un stage de cinq semaines pendant l’été où plusieurs séminaires sont organisés autour de thèmes variés dont « l’érotisme, énergie de création, « expression sur la danse » ou encore « le travail, acte d’amour en mouvement ». « En général, au bout d’un an, les postulants choisissent de rester ou non. Quand on se marie avec quelqu’un, cela prend du temps. Mais avec 80 personnes, cela demande encore plus de temps ! » Ina ne se revendique pas hippie. Mais les idées qu'elle prône ne sont pas loin de celles de la Flower Generation… Pour en savoir plus :
Burning Man Festival (en anglais)
Full Moon Party (en anglais)
ZEGG (en allemand, en anglais et bientôt en français)
Elena Zassiékine pour Magénération
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Commentaires (5)
poupoule31 | il y a 3 mois
D'accord avec Juliette, le truc allemand ça fait secte
bebel63 | il y a 6 mois
la communauté en Allemagne pourquoi pas ? La liberté des corps c'est mon truc !
Malick | il y a 6 mois
La Full moon party en Thaïlande c'est pas très hippie !! Par contre le desert black rock à san francisco c'est "cool" et "hype". C'est comme ça que disent les jeunes, non?
Yves1946 | il y a 6 mois
Juliette, tout de même ! Un peu d'amour dans ce monde de brutes... ça part plutôt d'une bonne intention non ?
Juliette | il y a 6 mois
Elle a des allures de secte cette communauté allemande non ?