Ajax-loader-form

Just divorcés !

Publié le 04 janvier 2008 à 21h16 par Magénération

Thomas Hugues et Laurence Ferrari. Thierry Henry et Claire Merry, Charlie Sheen et Denise Richards, l’infante d’Espagne et son époux. Nicolas et Cécilia aussi. Médias, sport, politique, 2007 aura été marquée du sceau du divorce. Pour le pire ou pour le meilleur ?

Abaca
En 2007, la robe noire des avocats a presque remisé au placard la robe blanche de la mariée. Tout au long de l’année, les magazines people ont relayées les divorces en série : ici la séparation de Carlos Santana, là les difficultés du couple Patrick Bruel-Amanda Sthers. De quoi perdre toutes nos illusions sur le bonheur et notre foi dans le couple traditionnel... Décidemment, amour ne rime plus avec toujours.
Amour, gloire et beauté, voilà pourtant ce que l’on aime généralement chez les people. Mais on se délecte aussi parfois – avouons-le – de leurs problèmes de carrière et de leurs peines de cœur, sans doute pour leur côté rassurant. Non, cela n’arrive pas qu’à nous…




AbacaIl n’y a pas que l’amour

Les déboires amoureux des stars intéressent au moins autant que leurs bourrelets disgracieux. En témoignent, par exemple, les ventes réalisées autour de la séparation de Benjamin Castaldi et Flavie Flament, les enfants du PAF. Ou celles faites suite à l’annonce du divorce de Nicolas et Cécilia, héros d’un véritable soap sur papier glacé, avec moult rebondissements à la clé. On était relativement habitué aux désengagements précoces d’une Britney Spears ou d’une Pamela Anderson, qui changent aussi vite de compagnons que de bikinis. Mais que des stars se quittent après plusieurs années de mariage, et en si grand nombre, c’est relativement nouveau. A une époque où on divorce plus facilement qu’on ne se marie, ce phénomène n’a finalement rien de surprenant. En France, par exemple, pour deux « unions pour la vie » célébrées, une séparation est officiellement scellée. A tel point que, sur le modèle des fameux « salons du mariage », s’est tenu en octobre dernier à Vienne le premier « salon du divorce »… Ou encore les “divorce party” sur le modèle des enterrements de vie de vie de jeune fille.


AbacaLe divorce serait-il devenu tendance ?

De plus en plus, le divorce chez les people est présenté dans la presse comme l’aube d’une « nouvelle vie » et la garantie d’une « liberté retrouvée ». A tel point qu’on ne serait pas surpris de retrouver bientôt à la une un couple annonçant sa séparation, le sourire aux lèvres. Car c’est là une autre habitude des stars, elles semblent être dotées d’une faculté hors normes pour se relever d’un échec sentimental. Il n’est ainsi pas rare d’apercevoir très rapidement l’ancien époux(se) éconduit(e) resplendissant(e) aux bras d’un(e) autre. A l’instar de l’actrice la mieux payée d’Hollywood, Reese Witherspoon, qui, tout juste divorcée de Ryan Philippe, s’affichait avec Jake Gyllenhaal. Ne pas rester longtemps seul, retrouver rapidement un nouvel amour, voilà peut-être le dernier privilège des people… Comment ça, non ?




AbacaJe divorce, ça se fête !

Une idée venue des Etats-Unis, et qui fait son chemin chez nous : elle reflète l’évolution de notre société où le divorce n’est plus tabou. Comme le prouve le premier salon du divorce, qui a eu lieu en Autriche au mois d’octobre dernier ! Et les chiffres sont bien là pour le prouver : en France, 1 mariage sur 3 se termine par une séparation, et 1 sur 2, en grande agglomération !

Selon l'Insee, plus de 150 000 divorces ont été prononcés en 2005. Parce qu'on hésite moins à franchir le pas, et aussi parce que, depuis 2004, la procédure de divorce a été simplifiée afin de ne pas encombrer davantage les tribunaux qui croulaient sous les dossiers de ce genre.  
Du coup, la séparation devient un "rituel", pratiquement aussi répandu qu'une naissance ou un mariage !

Comment ça se passe

Au départ, les Américaines fraîchement divorcées organisaient des petites sauteries entre copines afin de mieux supporter l’arrivée du jugement de leur divorce.
Au programme : cocktails à gogo pour noyer ses souvenirs, découpage des chemises de Monsieur, visionnage en boucle de films adéquats (La Guerre des Rose ou autres comédies conjugales) et parfois simulation vaudou sur des poupées à l’effigie de l’ex-mari ! es petites réunions prenaient des allures un peu glauques de séances d’exorcisme dont on sortait ivre morte, barbouillée de larmes et rarement glorieuse !  Si les divorce-parties prospèrent, aux Etats-Unis comme chez nous, c'est aussi en réponse au mot d'ordre en vigueur dans notre société : bonheur obligatoire, interdiction de broyer du noir !

"On vit dans une société qui nous pousse à tout positiver. Nous n’avons plus le droit d’être des victimes, nous devons être des gagnantes", précise Patricia Delahaie*, sociologue et spécialiste de la vie de couple. Même et surtout quand on traverse une épreuve, le divorce par exemple...

"D’autant plus que depuis un certain temps, le mariage est considéré comme une contrainte, un lieu de compromis, poursuit la sociologue. On idéalise donc la rupture, synonyme désormais de liberté retrouvée." Même si, par ailleurs, les sites de rencontre prospèrent, ce qui laisse supposer que tous ces célibataires ne souhaitent pas forcément le rester trop longtemps !


* auteur de Comment s’aimer toujours, aux éditions Leduc.S.

Nicolas Rouyer et Elodie Mandel



Il n'y a pas de commentaires pour le moment.

Écrire un commentaire