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L’obésité est-elle contagieuse ?

Publié le 14 mai 2008 à 18h31 par

L’obésité touche plus facilement les milieux sociaux moins favorisés et les moins diplômés, selon une étude publiée par l’Institut de veille sanitaire (INVS). De leur côté, après 30 ans d’observation, des chercheurs américains suggèrent que l’obésité est socialement contagieuse.

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Lorsqu’une personne devient obèse, ses amis ont 57% de risque de subir le même sort.
Les Français ne sont pas égaux face à l'obésité, d'après une étude publiée le 13 mai par l'INVS . Si de manière générale, la corpulence de la population française augmente de plus en plus, les milieux sociaux moins favorisés sont encore plus touchés. Les femmes, en particulier, sont concernées par ces écarts.

L'étude s'est appuyée sur trois enquêtes de l'Insee (Institut national de la statistique et des études) réalisées en 1980-1981, 1991-1992 et 2002-2003. L'évolution de l'obésité en France a été évaluée sur une population âgée de 18 à 65 ans, qui a renseigné son Indice de Masse Corporelle (IMC) lors d'entretiens.

Au niveau des catégories socio-professionnelles, les agriculteurs sont les plus touchés par l'augmentation de l'obésité, suivis par les ouvriers et les artisans. L'écart se creuse ainsi encore avec les cadres et professions intellectuelles supérieures, chez qui la corpulence s'est plus légèrement accrue.

Les diplômés du supérieur à l’abri

Une disparité que l'on retrouve aussi selon le niveau de diplôme de la population : ainsi, en 2003, 15% des individus possédant tout au plus un brevet des collèges sont obèses, contre 5% des diplômés du supérieur. Cet écart est encore plus valable chez les femmes. Une femme mesurant 1,63m en moyenne pèsera en effet près de 4 kg de moins qu'une femme de même taille sans diplôme, ou titulaire d'un brevet.

Les femmes sont également inégales face à l'obésité selon leur niveau de vie. "Plus le niveau de vie d'une femme est faible, plus elle est corpulente", indique l'étude. Pour autant, cette conclusion n'est pas valable pour les hommes.

Les données ont également révélé des disparités entre régions. Le nord et l'est restent ainsi les lieux où la prévalence de l'obésité est la plus forte (14% et 13%), contre l'Ile de France et la zone méditerranéenne (8%).

L’obésité socialement contagieuse

Des chercheurs américains des universités de Harvard, de Cambridge et de San Diego ont sorti une étude en juillet dernier expliquant que l’obésité pouvait être contagieuse.
Entre 1971 et 2003, ils ont suivi plus de 12 000 personnes (et 36 000 de leurs proches) et les résultats sont étonnants.

Lorsqu’une personne devient obèse, ses amis ont 57% de risque de subir le même sort. De même, si dans un couple, un des époux devient obèse, son conjoint a 37% de risque de le devenir aussi. La contagion est plus importante si les personnes sont du même sexe.

Les travaux des chercheurs montrent qu'en moyenne, lorsqu'une personne obèse prend 7,7 kg, son ami peut en gagner 2,3.

La cause de cette contagion serait d’ordre psychologique. Voir une personne de son entourage prendre beaucoup de poids permettrait de relativiser une prise de kilos moins importante.

A noter que l’inverse est aussi vrai. Voir un proche manger sainement et faire du sport aurait un effet d’encouragement.

Anne Pinsolle avec Relaxnews pour Magénération



Commentaires (3)

mikeline | il y a 6 mois

Jean Bave t'as raison moi je suis issue de la classe prolétaire et je suis maigre comme un cloue, et c'est pas parce que j'ai rien à manger mais je fais attention a ma ligne on m'a appris à bien m'alimenter

bebel63 | il y a 6 mois

Je pense que cette étude est inquiétante. Les gens obèses ne sont pas tous rejetés, certes dans le travail parfois, mais pas par leurs amis. Il ne faut pas tout confondre..

Jean_Bave | il y a 6 mois

Moi j'ai un pote qui a bac + 8 et qui est très gros alors ça veut rien dire.

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