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Biocarburants : sont-ils mauvais pour notre santé ?

Publié le 14 mars 2008 à 17h16 par

Difficile encore d’évaluer avec précision les incidences que peuvent avoir les biocarburants sur notre santé. Leur règne débute à peine... Des experts américians emettent pourtant des hypothèses inquiétantes.

Le taux de cancer causé par l’éthanol resterait similaire à celui attribué à l'essence.
Difficile encore d’évaluer avec précision les incidences que peuvent avoir les biocarburants sur notre santé. Leur règne débute à peine...
Cependant le premier état de fait est qu’il faut, pour les produire, des surfaces cultivables importantes. Et qui dit « surfaces cultivables importantes Â», entend alors agriculture intensive et hautement polluante. On a vu au Brésil et en Indonésie que l’emploi massif des engrais et des pesticides affectait de façon irréversible la santé des ouvriers et des paysans locaux. De plus ces engrais et pesticides contaminent rapidement les nappes phréatiques. Monoculture, dégradation des sols, empoisonnement et pénurie de notre eau potable ne sont pas, on le devine, des garants de bonne santé.    
Si en terme de dioxyde de carbone (CO2), les biocarburants ont un bilan inférieur à celui des combustibles classiques (essence, gazole), ils rejettent des taux de monoxydes d’azote très importants. Pas très bons pour nos poumons.

200 décès supplémentaires par an


Des experts américains (source : imaginascience) ont mené une étude, imaginant qu’en 2020, tous les véhicules marcheraient à l’éthanol. Que se passerait-il dans ce cas précis ? On trouverait des concentrations d’ozone élevées dans bien des villes. L’ozone, toxique pour nos poumons, déclancherait des maladies respiratoires sérieuses (asthme…). Et on pourrait comptabiliser plus de 200 décès supplémentaires par an. Ces chercheurs estiment qu’en revanche, si ces mêmes moteurs marchaient à l’électricité produite par des éoliennes, on épargnerait 10 000 morts par an.
Après avoir observé la dégradation de la qualité de l'air au Brésil avec la large diffusion de l'éthanol, Mark Jacobson (spécialiste en chimie atmosphérique à l'université de Stanford, Californie) s’est penché sur les actions de ce combustible sur notre santé. Le résultat est cinglant. « Ce biocarburant présente un risque égal voire plus grand pour la santé publique que l’essence seule Â», conclut-il. Et le taux de cancer causé par l’éthanol resterait quant à lui similaire à celui attribué à l'essence.

Enfin, les biocarburants ne sont pas l’ami de l’eau, cet élément si précieux et essentiel à nos organismes. On estime qu’on utilise 500 à 1500 litres d'eau, selon les régions, pour produire 1 kilo de maïs. Cela signifie que la production d'1 litre d'éthanol à base de maïs requiert 1200 à 3600 litres d’eau. 1 litre d’éthanol à base de blé requiert 3000 litres d’eau. (source Université de Cornell). L’aube du monde durable semble décidemment avoir du mal à se lever...

Santelavie.com pour Mageneration




Commentaires (1)

JeanBarnabé | il y a 5 mois

Ils sont surtout mauvais pour notre planète !

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