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La cellulite en question

Publié le 01 janvier 2008 à 15h39 par Magénération

La cellulite, fléau de toutes les femmes : qu’elles soient en chair ou maigres comme un clou, la « peau d’orange » est scrutée sur toutes les cuisses. Ici, pas question de poids : l’origine du mal est hormonal.

Capitons, cellulite, graisse disgracieuse : de nombreux termes qui font cauchemarder les femmes d’aujourd’hui. A l’époque, elle n’était pourtant pas symbole de maladie, bien au contraire. Dans l’antiquité, les femmes enveloppées étaient recherchées car elles représentaient la bonne santé et la volupté. Synonyme de fécondité, elles constituaient la garantie d’une descendance. Les plus anciennes statuettes témoignent de cet attrait pour les femmes gynoides : un bassin large et de la graisse pour pouvoir porter un enfant et ainsi assurer une descendance. Les peintres ne voyaient pas là un défaut esthétique. Boticelli et Rubens avaient pour muses des femmes avec cellulite et culotte de cheval. De même, les muses incarnaient la grâce et la délicatesse tout en formes.

Une origine hormonale ?

L’étymologie de cette graisse hormonale désigne une inflammation (suffixe « -ite »). La cellulite peut être infectieuse ou esthétique. Dans le premier cas, direction les urgences ! Cette inflammation sous-cutanée est due à une bactérie et nécessite une admission dans des services spéciaux en urgence et un traitement antibiotique de longue durée. Concernant la cellulite esthétique, pas de risque d’hospitalisation ni même de traitement médicamenteux. Cette graisse peut apparaître au niveau des hanches _la fameuse « culotte de cheval »_ et des cuisses. Elle donne un aspect granuleux à la peau, surtout quand on la pince. Ces capitons (amas de graisse sous la peau) sont le fruit d’un processus naturel. La cellulite est liée à la vie génitale des femmes. Puberté, contraception ou grossesse modifient les hormones et donc les réflexes du corps. En vue d’une grossesse, le corps d’une femme peut stocker des graisses. La cellulite fait donc partie de ces réserves. Pourtant, tous ne sont pas d’accord sur l’exclusivité féminine : cette « peau d’orange » pourrait apparaître autour de la taille des hommes mais de façon exceptionnelle. De plus, il n’existe pas de lien entre la surcharge pondérale et la cellulite : des femmes minces sont également touchées par ce fléau.

Une caractéristique féminine montrée du doigt

Aujourd’hui, plus question de fécondité mais d’esthétique poussé à l’extrême par des dictats de la mode. La fécondité maîtrisée permet l’unique jouissance. Les rondeurs sont aujourd’hui montrées du doigt par des créateurs de mode qui façonnent des femmes et des silhouettes surréalistes. Le corps se soumet au corset invisible de codes de mode. Les vêtements n’épousent pas les formes des femmes mais l’inverse. Cacher sa graisse, pourtant propre de la femme, avec la poitrine par exemple, c’est le nouveau rêve des femmes. Présentée comme une pathologie aujourd’hui, elle serait facile à gommer grâce à de nombreuses crèmes, technologies excentriques ou même bistouri. Cependant, gare au commerce ! Rares sont les médecins dans le monde à affirmer qu’il s’agit d’un véritable problème médical. De même, méfiez-vous des opérations type liposuccion (aspiration de la graisse) ou mésothérapie (injection de principes actifs) : 14 personnes ont été victimes d’infection grave lors de séances de mésothérapies (source : Le Parisien, 17/04/2007). Quelques conseils pour éviter de former la cellulite : allégez votre alimentation en graisses, évitez les talons et les vêtements serrés et surtout buvez de l’eau.



Commentaires (2)

iris77 | il y a 9 mois

"La fécondité maîtrisée permet l’unique jouissance." .. cette phrase me laisse songeuse.

jacques | il y a 10 mois

si vous saviez comme c'est peu important !! Mieux vaut une femme charismatique avec un peu de cellulite qu'une poupée barbie.

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