Abardonado: "Impressionnant !"
Publié le 10 janvier 2008 à 16h57 par
Après plus de cinq saisons passées à défendre fièrement les couleurs de Nice, Jacques Abardonado a rejoint durant le mercato hivernal la Bundesliga, où il retrouvera d'autres expatriés, comme Delpierre, Sagnol, ou bien encore Ribery. Et même si "Pancho" évoluera dans un club bavarois, ce n'est pas au Bayern mais bien au FC Nuremberg qu'il a débarqué. Actuellement seizième du championnat et premier relégable, le club entraîné par Hans Meyer compte sur les qualités de combattant du défenseur formé à Marseille pour sortir de la zone rouge.

Abardonado a débarqué à Nuremberg le sourire aux lèvres... (Maxppp)
Vous êtes vous renseigné sur la Bundesliga avant de signer ?
Oui, bien sûr. J'ai eu au téléphone d'anciens coéquipiers niçois comme Victor Agali, de Rostock, mais également Anthar Yahia, qui joue depuis le début de l'année à Bochum, et ils m'ont expliqué comment la Bundesliga était formidable, les stades pleins en permanence,... C'est un championnat très attractif et en plus, les installations sont magnifiques.
Comment s'est déroulée votre arrivée au sein du club ?
Très bien, les autres joueurs se sont tous montrés très sympathiques avec moi. Au niveau de l'entraînement et de la préparation c'est vraiment plus costaud qu'en France, avec beaucoup de physique, on va devoir digérer tout cela pendant le mois de janvier, avant notre premier match de championnat début février. Actuellement, nous sommes en stage au Portugal pour une semaine, avec deux matches amicaux qui me permettront de me familiariser avec mes nouveaux partenaires.
Comment communiquez-vous avec vos nouveaux coéquipiers ?
En fait, presque personne ne parle français. Il y a un Argentin (Pinola) avec qui je peux facilement discuter en espagnol, on arrive aussi à se comprendre avec le Brésilien (Glauber) qui parle portugais et un peu l'espagnol, Koller parle un tout petit peu mais j'attends surtout le retour de Jawhar M'Nari qui dispute la CAN avec la Tunisie, avec qui je pourrais parler français couramment.
"En Allemagne, on aime bien les Français"
Est-ce difficile de ne pas comprendre la langue et de ne pas pouvoir s'exprimer?
Ce n'est pas évident. L'entraîneur donne toutes ses directives en allemand, notamment lors de l'entraînement, et je dois toujours me mettre derrière le Brésilien ou l'Argentin pour leur demander "Qu'est-ce qu'il a dit ? Qu'est ce qu'il faut faire ?". Le fait de ne pas parler allemand complique certainement les choses mais d'ici le début du mois de février j'aurais le temps d'apprendre les mots essentiels, la base pour pouvoir comprendre mes partenaires sur le terrain. Après le club m'a proposé d'apprendre la langue avec un prof particulier, ce que j'ai bien sûr accepté, cela permettra également à ma femme et mes enfants d'apprendre en même temps.
Avez-vous eu le temps de découvrir la ville ?
Je suis allé en ville à plusieurs reprises et je suis tombé sous le charme, c'est magnifique. En plus le centre-ville est très grand, et je voudrais y trouver un appartement rapidement. Car malgré tout, le plus important reste de s'intégrer en dehors du terrain, j'ai signé un contrat de deux ans et demi, donc dans l'immédiat le plus urgent est de parler la langue le plus vite possible, notamment pour aider ma famille à s'adapter... C'est essentiel que la famille se sente bien pour que je puisse tourner à plein régime, car en tant que footballeur nous sommes toujours à l'entraînement ou en déplacement, on a donc moins de problèmes d'adaptation...
Votre nouvel entraîneur, Hans Meyer, a déclaré lors de votre présentation qu'il comptait sur votre expérience dans la lutte pour le maintien...
Oui c'est vrai et j'ai été un peu surpris car le coach suit beaucoup le championnat de France, il m'a pas mal parlé des équipes françaises. Je pense qu'en Allemagne on aime bien les Français, c'est notamment pour cela que j'ai eu la possibilité de signer à Nuremberg, et j'espère que ma venue pourra permettre à d'autres compatriotes de venir ici. Mais j'ai avant tout signé pour faire remonter le club qui ne mérite pas d'être à cette place là (NDLR: 16ème). Cela fait une semaine que j'ai repris l'entraînement et j'ai pu voir que c'était un groupe avec beaucoup de qualités, et l'arrivée de Köller va encore nous renforcer.
"Une histoire d'amour avec les supporters"
Après un premier match face à Karlsruhe, vous allez affronter un concurrent direct, le Hansa Rostock ?
Ce sera l'occasion de retrouver Victor Agali, et ce match sera extrêmement important car ils sont juste devant nous. Après, pour espérer remonter au classement il faudra gagner à tout prix à domicile en essayant de perdre le moins de points possibles à l'extérieur. Le championnat est d'un très bon niveau mais je ne me fais pas de souci car nous avons d'excellents joueurs .
Vous avez quitté Nice à la surprise générale, que retiendrez-vous de vos saisons dans le club azuréen ?
Nice est désormais derrière moi, mais je ne pourrais jamais oublier ce club, et surtout ses supporters qui ont été exceptionnels pendants cinq ans et demi. J'ai été agréablement surpris par l'accueil que j'ai reçu lors de mon dernier match face à Valenciennes, c'était vraiment superbe et impressionnant. J'ai même eu des échos comme quoi les supporters scandaient encore mon nom lors du dernier match de l'année, en Coupe face au Havre ! On peut dire que j'ai vraiment vécu une histoire d'amour avec les supporters que je n'oublierai jamais, et on ne sait pas, peut-être qu'à la fin de mon contrat avec Nuremberg je finirai ma carrière à Nice...
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