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Mexès en plein naufrage

Publié le 07 septembre 2008 à 12h32 par ALEXANDRE SARKISSIAN. de Sports.fr

Si l'équipe de France s'est manquée samedi soir en Autriche (1-3), pour ses débuts dans les qualifications de la Coupe du monde 2010, Philippe Mexès n'a pas échappé à la critique. Impliqué directement sur deux des trois buts de la Wunderteam, le défenseur de l'AS Roma a vécu un cauchemar à Vienne. Son histoire avec les Bleus est décidément semée d'embûches.

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On est presque désolé pour lui. Depuis le temps qu'il attendait ce moment, la déception est énorme pour Philippe Mexès. Après le cauchemar de Vienne, on parlera de frustration pour le joueur de l'AS Rome qui a perdu samedi soir une bonne partie de son crédit en Bleu. Depuis son éclosion sous le maillot de l'AJ Auxerre, on promettait au Toulousain une carrière à la Laurent Blanc. Les observateurs le voyaient même comme le successeur naturel du « Président », mais visiblement pas aux yeux des différents sélectionneurs tricolores, Raymond Domenech compris, qui ne lui avaient fait confiance qu'à neuf reprises avant cet Autriche-France (3-1), depuis sa première cape en octobre 2002 face à Malte (4-0).

Après l'Euro 2008 et la retraite de Lilian Thuram, l'heure de Mexès venait de sonner. Domenech choisissait clairement sa nouvelle charnière, Gallas-Mexès, plutôt que d'associer Boumsong ou Squillaci au capitaine d'Arsenal. Face à la Suède le 20 août dernier lors du match de rentrée, le duo ne fut pas génial mais pas catastrophique non plus, les deux buts encaissés par les Bleus étant quelque peu effacés par la victoire 3-2. Samedi soir au Ernst-Happel Stadion, l'arrière-garde française fut sérieusement pointée du doigt et en particulier Philippe Mexès.

Boumsong à la rescousse

L'ex-Auxerrois est impliqué directement sur le premier but puisqu'il est au marquage de Janko, et sur le dernier en provoquant le penalty indiscutable avec ce plaquage sur ce même Janko, le grand attaquant de Salzbourg (1,96 m). Enfin, sur le but du break inscrit quelques minutes avant la pause, Philippe Mexès est à l'origine du coup franc qui amènera Aufhauser à tromper Mandanda (2-0, 41e). Une soirée cauchemardesque à laquelle Mexès ne nous avait évidemment pas habitués, lui qui est considéré depuis deux saisons au delà des Alpes, comme un des meilleurs défenseurs de la Serie A, voire le meilleur pour certains observateurs du football italien.

On pourra toujours avancer qu'il a besoin de temps pour prendre ses repères avec William Gallas, l'argument manque tout de même de poids. Les erreurs commises samedi soir en terre viennoise étaient des erreurs de marquage et dans ce cas, il est difficile de trouver beaucoup de circonstances atténuantes pour le défenseur concerné. "Ça ne va pas me tuer, je suis bien plus fort que tout ça", lâchera Mexès en zone mixte après la rencontre. "C'est un des meilleurs défenseurs, il le prouve chaque week-end. Il ne faut pas le juger sur un match", estime de son côté Thierry Henry, interrogé ce dimanche au micro de Téléfoot. A l'image du capitaine tricolore, l'ensemble des joueurs n'accablent pas leur coéquipier.

Raymond Domenech abonde évidemment dans ce sens: "Les plus malheureux, ce sont les joueurs, mais c'est Philippe le plus mal, c'est dramatique". Le patron des Bleus, un peu plus fragilisé depuis samedi, ne se gênera probablement pas en tout cas pour laisser Mexès au repos mercredi face à la Serbie. Son ancien coéquipier de l'AJ Auxerre, Jean-Alain Boumsong, pourrait alors lui succéder pour ce match de la plus haute importance.


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