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Chirurgie esthétique « low cost » : faut-il se laisser tenter ?

Publié le 05 septembre 2008 à 11h25 par Magénération

Sur le papier, la chirurgie esthétique à prix cassés, pratiquée à l’étranger a tout pour attirer... Partir buller sous les palmiers et revenir avec un nouveau nez, pourquoi se le refuser ? Pourtant tout n'est pas si simple. Peut-on ainsi banaliser sans risque un acte chirugical. Ce type de formule n’est pas, loin s’en faut, sans risque pour la santé.  Explications avec le Docteur Alain Bzowski, président de la SOFCEP (Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens).

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gettyDu Brésil à la Tunisie, en passant par l’Afrique du Sud, nombreux sont les points du globe où les candidats à la chirurgie plastique peuvent passer sous le bistouri à tarif réduit. Même la Suisse, notre voisine immédiate, propose maintenant des cliniques esthétiques « low-cost ». Trop beau pour être vrai ? « On peut effectivement se dire que c’est une idée géniale » note le Docteur Bzowski, président de la SOFCEP « On prend un vol discount, on a des prestations un peu moins bonnes mais on paie quatre fois moins cher.

Confier son corps, son visage, ce n'est pas anodin

Mais le problème est que l’on achète pas un acte esthétique. On va confier son visage, son corps, ce n’est pas anodin… Le rêve, c’est « je vais payer 2000-3000 euros et je vais être au top ».

Mais la réalité est différente. Si vous allez voir un chirurgien français, il examinera votre cas. Il passera au crible ce qui ne va pas…. Et il est possible qu’il propose un traitement différent de ce que vous vouliez initialement.  Parce que c’est cela qui donnera le résultat que vous espériez et que le chirurgien aura pris le temps d’ « accoucher » votre problème. A l’étranger, on fait le geste chirurgical pour lequel on vient, sans l’analyser plus avant. La personne qui arrive avec une idée fausse restera avec son idée fausse.

Il n’y a pas de décryptage de la demande comme on le fait ici, un examen préalable qui fait que l’on oriente nos patients tantôt vers la chirurgie, tantôt vers d’autres genres de gestes esthétiques. Ou vers rien du tout ! »  Autre objection portée envers cette chirurgie « low cost », l’absence de vrai bilan précédant l’intervention. Dans l’hexagone, sont effectuées, avant celle-ci, des analyses biologiques très ciblées. Parfois, les patients sont aussi amenés à consulter un nutritionniste ou un psychothérapeute «  Dans votre clinique à l’étranger, tous ces aspects ne seront pas envisagés.

Commentaires (2)

Lagitateur | il y a 6 mois

Je suis fais blanchir les dents à l'étranger pour rien du tout ! Et je le referai dès que j'en aurai une nouvelle fois besoin !

elo2906 | il y a 6 mois

moi je le ferais pas

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